Richard Royce est né à Nantes (Sud Bretagne, Côte Ouest, France). A 8 ans, il vole sa première guitare dans une boutique de souvenirs en Espagne (en fait, devant la cohue et l'attente à la caisse, la famille s'éloigne gentiment "oubliant" de régler ses achats). A 14 ans il reçoit la guitare d'un cousin pour Noël, sa première VRAIE guitare. Il voue un culte pour les pionniers du Classic Rock (Hendrix, AC/DC, Van Halen, Motorhead...) et le charisme de leurs chanteurs (Bon Scott, David Lee Roth, Lemmy...). Rapidement il trouve le moyen d'électrifier sa guitare classique et bricole son premier ampli avec un vieux magnétophone et une boite à chaussures. C'est en jouant en boucle par dessus l'album "Troops Of Tomorrow" de The Exploited qu'il apprend à jouer et connait ses premiers émois guitaristiques. A force d'économiser son argent de poche il se paye enfin sa première guitare électrique (une copie de la mythique Gibson Flying V en hommage à Hendrix et James Hetfield). Puis plus tard c'est le premier ampli, le fameux Cube 60 Roland, suivi peu après d'un baffle Marshall.
Arrivé au lycée, il commence à jouer avec des groupes (NEIREX, ADADA) comme guitariste/chanteur. Puis les choses sérieuses arrivent lorsqu'il rejoint CHEARS au poste de chanteur. C'est sans doute le groupe Sleaze Hard Rock/Glam Hair Band le plus prometteur aux alentours. Productions soignées, studio gros budgets, émissions TV, salles mythiques (La Cigale/Paris, Le Gibus Club/Paris, La Cité/Rennes, L'Olympic/Nantes, Germinal/Bourges...), looks tapageurs, prestations outrageuses, une flopée de dates un peu partout, une armée de fans, fiestas de débauchés et bien sûr des groupies à la pelle. Plusieurs observateurs avisés à l'époque et les intéressés eux-mêmes pensent être proches d'avoir décroché la timbale. Mais les lendemains qui chantent ont parfois des accords dissonnants... Malgré les appels du pied de la maison Barclay et l'offre du pas encore boss d'Universal France, Pascal Nègre (poliment déclinée pour des raisons d'éthique musicale) : quatre ans après un départ fulgurant le groupe splitte dans des circonstances plutôt ténébreuses (suite à une sorte de funeste mauvaise rencontre avec la French Connection).
(1992-1995) A peine quelques semaines plus tard, un nouveau projet est monté avec le batteur (Jean-Luc) et le bassiste (Steff) des défunts CHEARS. Sans chic, ni far. Recentré sur des fondamentaux Rock'n'Roll, ce nouveau groupe vise à rassembler énergie Punk et groove Soul. Rejoints par un guitariste lead (Pascal) le quatuor prend le nom de DIVINE FURIA. D'une très grande maturité musicale (peut-être la section rythmique la plus en place de l'Ouest) dès sa première démo le groupe est fortement repéré par certains vieux renards des labels Indés de l'époque (Patrick Mathé, Peter Murray). Mais le groupe à la tête ailleurs, englué dans de douloureux changements de personnels. A quelques mois d'intervalle, arrivent un nouveau bassiste (Eric) puis un nouveau batteur (Maël). Affaibli par ce turn over, le groupe offre néanmoins de solides prestations tant en bars (festival Transmusicales Off/Rennes, Tontons Flingueurs/Rennes...) que sur des scènes plus importantes (Parc des Oudairies/La Roche, L'Escall/Nantes, La Barakason/Rezé...) où ils auront l'occasion de croiser le fer notamment avec les Mass Murderers, Welcome To Julian, Happy Drivers, Drive By Shooting... Après 3 ans de vie mouvementée, DIVINE FURIA jette l'éponge quand Maël annonce son intention de perfectionner sa pratique de la batterie au CMCN (Music Academy International) de Nancy pendant près d'un an. (1996-1999) Une solide amitié s'est forgée entre Richard et Maël. Aussi, de retour du M.A.I. le tandem se retrouve pour un projet plus sombre, entre Metal lourd et musique électronique baptisé UZY. Un temps Steff sera approché pour tenir la basse, mais ne pouvant répondre favorablement en raison d'un emploi du temps chargé. Finalement, le line-up définitif se fixe à deux, accompagnés d'une machine (basse et samples). Passant à la moulinette electro-metal plusieurs standards du Classic Rock (AC/DC, Motorhead) et du Rock Français (Coutin, Taxi Girl) la première démo du groupe reçoit un accueil très favorable dans la presse nationale spécialisée (Rage, Hard Rock Magazine, Longueurs d'Onde, Presto...) et la presse Indé (Abus Dangereux, Kerosene, On A Faim...). Sur scène, le duo offre un show d'une précision chirurgicale, avec un son énorme et des installations visuelles. Le groupe se met en sommeil en 1999, lorsque Maël est engagé dans d'autres activités comme professeur de batterie (il remonte actuellement un groupe avec Lionel des Portobello Bones). (1999-2002)
Contacté par Pascal (guitare), Richard se lance dans un projet cette fois plus récréatif avec également Stéphane Pietrucci (actuellement Aïnu Records) ancien batteur des Mana Murrayens (groupe Metal/Hard Core vendéen). Ce projet informel orienté Stoner/Punk reste avant tout un Jam Band, théatre d'expérimentations diverses (en l'absence de basse Richard utilise un accordage baryton avec une pédale Fuzz) et pas seulement que musicales... Sans nom, sans répertoire, sans concert, des répétitions très irrégulières et la distance qui sépare les membres, le projet semble aller nulle part. Le désir de reprendre le chemin de la scène impose plusieurs décisions : Richard passe officiellement à la basse (toujours accompagné de sa Fuzz) et des annonces sont passés pour recruter un nouveau batteur (plus proche et plus disponible).
(2002-2005)



