Carnet de route du rock'n'roll
RetourVen 18 mai 2007 @ LE ROMBOZ Quiberon
Belote et re ! La droite a succédé à la droite. Notre pays a changé de chef (mais pas de direction). Nous aussi, on donne dans l'impression de déjà-vu, puisque nous remettons le couvert avec nos camarades de HELLSCRACK à Quiberon au café LE ROMBOZ. Rendez-vous au local des gars pour faire camion commun. La veille, j'ai chargé notre camion avec TOUT notre matos, il va donc falloir en dégager une partie pour mettre l'artillerie de nos potes. Donc, première étape, décharger notre batterie pour virer notre sono et le stack de Steff, pour mettre le stack de Kalou, le Marshall de Grand Lolo, la grosse caisse ENORME (26 pouces) de l'ami Shuman, la sono des HC, puis refoutre notre batterie... ouf ! Z'avez suivi la man?uvre ? Nan, bah faudra vous y faire. Parce que jusqu'à mon retour dans mes pénates, il faudra répéter la même opération plusieurs fois ! Ayant résolu notre première partie de Tétris, nous mettons les voiles vers le golfe du Morbihan.
Normalement, un van plein de vilains rockers tatoués ça doit avoir de la burne, non ? Vise la rigolade : on est à peine sortie la Métropole nantaise qu'une grosse bestiole, genre insecte, décide de visiter le cockpit de notre space truck. Aïe, aïe, aïe, quelle bérézina ! Ça crie, ça hurle, ça chie dans son bène grave ! On se croirait dans un remake de "Jason 13, le retour du fils de la revanche". On me prie de stopper le véhicule prestement afin d'évacuer cette sorte de gros alien. Je m'arrête, tout le monde évacue, comme si y'avait le feu à bord. Je reste seul, stoïque, le monstre agrippé à mon dos. Shuman (mon sauveur) armé d'un t-shirt me flagelle l'échine afin de mettre fin aux ravages de ce nuisible. Tu parles ! Ce n'est qu'une grosse et innocente libellule? et dire qu'on a failli niquer notre timing pour ça. On repart, (fausse) grosse frayeur et (vraie) grosse marrade. Quand même, c'est un peu la honte...
Partis de Nantes sous un lourd soleil quasi estival, on arrive dans la presqu'île sous la flotte, le vent et la brume de mer. Vive la Bretagne ! A moins de 10 bornes de notre point de chute, suppliés par Madame Daisy Derata, on doit faire une pause pipi ultime au Racer Café. Croyez-moi, si les mecs sont téléguidés par leurs testiburnes, pour les gonzesses il s'agirait plutôt de leur vessie. Pendant que les uns évacuent, d'autres se jettent une binouze, histoire de refaire les niveaux et de ne pas prendre cette brave taverne pour des WC publics. Pour l'anecdote, lors de notre précédente venue, reconnaissant le camion des HELLSCRACK un type tout droit sorti du Racer Café s'était quasiment jeté sous les roues de Shuman pour lui demander ce qu'il foutait là.
Allez, on ze road Eugène ! Quelques minutes plus tard, on arrive enfin devant le ROMBOZ. Nous sommes rejoint par Yann qui est venu par ses propres moyens, étant en villégiature dans le coin pour ce week-end de l'Ascension. Notre ami est très couleur locale, dans son déguisement de maréyeur. Il porte une très belle vareuse jaune. Manque plus que la casquette de marin et les bottes Aigle avec le futal dedans, pour devenir définitivement "Yann Lefaurick, patron pêcheur". Ignorant nos sarcasmes, notre camarade a décidé de se mettre à l'aise (à ce propos j'y reviendrais) et de se fondre dans le paysage. L'histoire ne dit pas si, le jour où nous jouerons au Lido, il viendra avec une plume dans le fion !
Romuald le patron, nous accueille en annonçant que ce soir c'est open bar... becue. De bon aloi ! On débarque tout notre matos et ça commence à faire beaucoup. C'est un peu l'anarchie, quelqu'un demande ce que fout le régisseur plateau ! On s'organise et gentiment tout se met en place. Les HELLSCRACK déclinent notre offre de faire une balance, déclarant que si c'est bon pour nous, ça sera bon pour eux. Les gros malins, ils évitent ainsi le risque de passer pour un groupe (trop) bruyant. Nous essuyons les plâtres et devons nous mettre en position moderato. C'est toujours un peu gênant pour se mettre bien dedans. Cette fois-ci, on a prévu une sono retour qui nous apporte une nette amélioration pour s'entendre chanter. C'est pas plus mal.
Ce soir, la grande nouveauté, ce sont les T-SHIRTS EL ROYCE qu'on vient juste de récupérer le jour même. Franchement, ils sont vraiment classe, recto/verso et pas trop chers (10 euros). GROUILLEZ-VOUS ! Y'en aura pas pour tout le monde. Déjà certaines tailles ne sont plus disponibles (en stock : S ? M ? XL hommes et M girlie). Notre premier acheteur est l'ami Grand Lolo, qui passera la soirée arborant nos couleurs sur son torse tatoué. Donc c'est la fête du pain / saucisses et c'est plutôt sympa. En attendant de jouer, on se refait le match au babyfoot. L'affluence est nettement plus garnie que lors de notre dernière venue, puisque le bar est plein. C'est nous qui ouvrons ce soir (c'est plus dans l'ordre des choses). On enchaîne pas mal de problèmes techniques : guitare à accordage free jazz dès le premier morceau, je change de gratte et pète une corde dès le deuxième morceau, Steff pète une corde de basse (merci Kalou pour ta basse), Yann pète sa pédale de grosse caisse et son pied de charley. Voilà en gros, plus quelques petits pains ici et là. Malgré l'énergie déployée, en sortant de scène on a pas vraiment l'impression d'avoir brillé ce soir. Va falloir reserrer les boulons...
Les HELLSCRACK enchaînent avec un set comme d'hab (qui envoie du gros bois) avec quelques nouveaux titres bien juteux. Fin des hostilités vers 1 heure, on plie (disons qu'on vide pour remplir à nouveau). Règlement, règlement. On se retrouve dehors à peine deux heures sonnées. Et déjà, Il faut prendre le chemin du retour, qui je le sais va me paraître bien long. La monotonie s'installe et c'est à ce moment précis que Steff se décide à nous faire part de son plus beau coup de fourberie. Il me demande si j'ai vu Yann assis par terre, regardant les HELLSCRACK ? Nan, j'étais aux entrées (et ruminant notre concert plutôt merdique). Steff nous raconte alors comment son regard s'est innoçamment posé sur l'entre-cuisse de Yann, qui avait semble-t-il salement craqué son jean's à cet endroit précis. En regardant de plus près, Steff constata que notre homme des bois ne portait pas de sous-vêtements (je vous l'ai dit Yann aime se mettre à l'aise) et que quelques excroissances s'en échappaient, exposant ses attributs à la face du monde qui n'en demandait pas tant. Déjà, on est plié en deux. L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais notre expert en traîtrise nous explique qu'il n'a pas hésité à sortir en loucedé son numérique pour immortaliser l'instant, étayant son exposé photo à l'appui. Et vas-y que je te zoome sur le matos de notre batteur. Très grosse rigolade !
On arrive à notre point de départ vers 4 heures et des bananes. Et dire qu'il faut encore trimballer et retrimballer du matos...
Retour dans mes pénates, il est pas loin de 5 heures. Je suis vidé.



