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        <title>BLOG</title>
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        <link>http://www.el-royce.com/blog/</link>
        <lastBuildDate>Sun, 10 Apr 2011 00:06:47 +0100</lastBuildDate>
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            <title>@ PITCHER Rezé</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/48--pitcher-reze.html</link>
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            <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 17:50:12 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h1>@ PITCHER Rezé</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h2>Dead Sunday, Speed Vikings</h2>

<p>Depuis plusieurs semaines déjà, cette date au <strong>PITCHER</strong> (Rezé) prenait toutes les allures d'une énorme pâtisserie au chocolat. Jugez plutôt : première date pour le ROYCE Crew après 3 mois de trêve estivale (<cite>un retour à nos fondamentaux</cite> comme on dit dans Stade2) et qui plus est, dans notre beau pays du Muscadet (ce qui n'est pas si souvent compte tenu du contexte tendu avec les autorités locales), une affiche à partager avec nos vieux potes de <strong>HELL'S CRACK</strong> (sûrement l'un des tout meilleur combo de power rock'n'roll ici bas) et grosse cerise sur le gâteau, la venue des finlandais de <strong>BAD MACHINE</strong> avec leur grosse sauce façon Ramones / Motorhead / ACDC (unique date française coincée entre l'Espagne et la Hollande, excusez du peu).</p>

<p>Petit accroc dans ce tableau idyllique : quelques jours avant les Hell's Crack doivent déclarer forfait en raison de problèmes de santé de leur bassiste. Nous souhaitons un amical et sincère prompt rétablissement à Kalou et son retour rapide sur les planches. Ce qui n'a pas empêché l'ami Shuman (batteur de Hell's Crack) de venir faire le son de la soirée pour une poignée de riz, en plus d'exercer ses talents dans la langue gutturale de Peer Günt (normal, sa môman est made in Finland).</p>   
<p>C'est bien connu : le <cite><a href="http://www.myspace.com/groland" target="_blank" title="groland">dimanche, on fout rien comme des gros manches</a></cite>, donc un concert le jour du seigneur à l'heure de l'apéro ça sonnait plutôt bien à nos oreilles. Nous nous pointons vers 15h, rue de la Commune pour y installer notre barda. On file un coup de main au Shuman pour installer son bazar et on commence notre soundcheck. Rapidement, un constat s'impose : on est limite en concurrence sonore directe avec l'aéroport Nantes Atlantique tout proche ! Pas grave, vu notre campagne de pub intensive, la foule espérée devrait constituer un rempart efficace</p>       
<p>Fidèles amis lecteurs, vous le savez comme moi, <a href="http://www.elroyce.com" target="_blank" title="punk rock nantes">EL ROYCE</a> c'est pas du genre à minauder pendant des heures à faire la balance. Au bout de deux titres on a bâché l'affaire. C'est donc bien avant l'heure annoncée sur les flyers (17h) que nous nous tenons dans les starting blocks, chauds comme la braise et tendus comme un slip.<br /><br />
Une petite question existentielle nous taraude cependant : quand nos amis finlandais vont-ils pointer leurs fesses ? Sachant qu'ils ont joué la veille en Espagne et qu'ils ne voyagent pas encore en jet privé et (c'est là où ça devient poignant) personne n'a leur numéro de téléphone...<br /><br />      
Les minutes (heures ?) s'égrainent dans une angoisse digne des plus grandes tragédies antiques quand enfin vers 19h nos speed freaks scandinaves déboulent avec leur camion. Ils ont l'air rincé (15 heures de route et 2 heures de sommeil, ça use). Serrage de louches. Des mots avec des clous dans la bouche glissent sur mes oreilles. On m'annonce des prénoms imprononçables qui n'auront même pas la chance de venir s'imprimer dans mon cerveau tant je n'y comprends rien. <cite>Glut meulteufeulk</cite>. Putain, c'est quand même beau l'Europe !   </p>

<p>On a beau essayer de faire presser le mouvement (je vous rappelle aimablement qu'on a bientôt 2 heures de retard sur le programme)... les Finlandais ont un peu de mal à reprendre le rythme question installation de leur matos. C'est donc à presque 20h qu'on entame enfin les hostilités. Les retardataires n'auront plus aucune excuse, s'ils sont pas là c'est qu'ils sont morts !<br /><br />
Autant vous le dire tout de suite, on a pas beaucoup répété depuis la reprise de la nouvelle saison. Et si ça s'entend juste un peu (sic), en revanche on le ressent salement dans nos os ! Mazette, quel manque de condition physique... Comme on a été obligé de mettre des coups de canifs dans la set list, on a pris fatalement les morceaux les plus dynamiques (de 1h du mat, la fin totale du son nous est annoncée pour 21h30). On joue le truc façon 150 sur autoroute, mais nos pauvres corps tannés par le soleil cuisant de l'été ne suivent plus. Faut dire qu'en plus on a du mal à se sentir portés par la foule en délire. Y z'étaient où les amateurs de rock graisseux ce dimanche, devant Drucker ? Faudrait inscrire ça dans la déclaration universelle des droits des poètes maudits : <strong>SUPPORT YOUR LOCAL SCENE</strong>, hey enculé ! A quoi ça sert que Ducros y se décarcasse en flyage, affichages et spamage intensif de ta boîte à mails et pour récolter quoi, hein ? Bon, je m'emporte. Un grand merci à nos amis et aux (rares) autres qui ont fait le déplacement. Bref, on finit comme d'hab par notre pot-pourri légèrement amputé (timing oblige). Un concert donc en guise de décrassage pour bien démarrer le nouveau championnat, mais à l'instar du <acronym title="Football Club Nantes Atlantique">FCNA</a> sans beaucoup de saveur à plus d'un titre. </p>
<p>Nous laissons donc la place à <strong>BAD MACHINE</strong>, quatuor finlandais de musique de chambre fine et courtoise. Dès le départ, les garçons mettent le levier de vitesse sur " fond de cale " et n'en bougeront plus jusqu'à la fin de leur set (normal c'est un peu leur fond de commerce). Il faut souligner pour les amateurs la qualité de leur matos un brin vintage, qui me fait d'ailleurs bien saliver. Les gaziers turbinent un peu dans la branche australienne garage punk à souhait (Radio Birdman et consorts) avec un son de tronçonneuse tout à fait gouleyant. Le bassiste et l'un des guitaristes se partage le chant lead. Selon l'un où l'autre çà donne une coloration différente mais pas désagréable qui vient rompre un peu (il faut quand même le dire) l'aspect linéaire et monolithique de leur moteur à décibels. Malgré des milliers de bornes et des centaines d'heures de retard de sommeil, les garçons envoient le méchant bois. Plaisant. </p>
<p>Fin de la DEAD SUNDAY PARTY (titre équivoque et annonciateur) aux heures à peu près prévues. Un grand merci au West Rebel Stéphane Dugué pour sa grande classe dans le rôle de gentil organisateur (et ce malgré ses 20 skycocas pour fêter son nouveau rejeton). Merci aussi à Grand Lolo et sa gentillesse éternelle. Photos de classe avec nos amis finlandais. <a href="http://www.el-royce.com/blog/yann-faurie.html" title="batteur">Yann</a> et moi traînons nos chausses du côté du stand merch et craquons chacun pour un fabuleux t-shirt BAD MACHINE. Serrage de louche. Muchas gracias ! <em>Glut tudruk meulteufeulk</em>. Ne voyant rien de plus à ajouter et comme j'ai une fin de soirée plutôt alléchante sur le feu, je m'éclipse. </p>  </div>
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        </item>
        <item>
            <title>Blog Derval</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/13-blog-derval.html</link>
            <description><![CDATA[Ven 16 juin 2006]]></description>
            <author>royce</author>
            <pubDate>Fri, 12 Dec 2008 11:10:30 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/13-blog-derval.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h2>Derval</h2>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>Ceux qui me connaissent le savent : je suis un homme de principes (parfois discutables certes, mais c'est comme ça). J'ai toujours un peu de mal à rejouer deux fois au même endroit avec le même groupe. La musique, c'est fait pour voir du pays. Le principe vaut d'autant plus lorsque la première fois m'a laissé des souvenirs dispensables. Il y a trois ans déjà, alors qu'<strong>EL ROYCE</strong> n'etait pas encore tout a fait EL ROYCE, nous avions posé nos amplis crasseux à <strong>DERVAL</strong> (entre Nantes et Rennes) pour la Fête de la Musique. Pour dire la vérité, dans notre frénésie de concerts, nous avions surbooké ce 16 juin en espérant tomber sur le meilleur plan possible (Derval constituant ici une sorte de roue de secours). Rien de mieux ne s'étant présenté, faute de grives on a mangé des merles (y'a pas de contrepetrie). Il y a trois ans, notre passage avait ressemblé à une succession de sketches tout droit sortis du scénario de Spinal Tap. Des lors, l'occasion nous était donnée trois ans après, de vérifier les progressions des organisateurs en matière de concerts de rock.</p>
<p>
Dès le départ, l'affaire commence assez mal. Au bout de presque 30mn de route, je m'aperçois que j'ai oublié mes effets personnels chez l'<a href="http://www.el-royce.com/blog/yann-faurie.html" title="batteur el royce">ami Yann</a>. Rien de très grave à priori. Sauf qu'au bout d'un moment, je résous l'équation "<samp>camion manouche style plein de matos pas de papiers gendarmerie zélée = grosses embrouilles</samp>". Ne souhaitant pas particulièrement croupir en cellule, on décide de faire demi-tour. Le temps de trouver une sortie 20 bornes plus loin et retour vers notre point de depart. Inutile de vous dire qu'il y a eu comme un gros craquage dans le timing initialement prévu. Nous arrivons sur le site avec presque 1h30 de retard. On s'adresse aux gardiens de barrières, et là on se dit que ca va être vraiment super : personne ne sait qui nous sommes, ni où nous jouons. En l'absence de feuille de route, au bout d'un moment et grâce à un baton de sourcier, nous tombons finalement sur notre spot (Derval c'est pas New York non plus). C'est donc une sorte de guêrite bachée, genre un peu buvette de club de foot. Nous allons jouer à même le sol. Pendant qu'on s'installe, la petite dame responsable de notre scène (notre niche ?) aborde mes collègues se plaignant de notre retard. Elle veut parler à son contact. Le contact, c'est moi. Et je dois tirer une sacrée gueule, parce que notre gentille organisatrice n'essaie même pas d'en remettre une couche avec moi. Finalement, tout ça n'est pas si grave, on nous dit qu'on a quand même le temps de s'installer sans trop speeder. </p>
<p>Au premier coup d'oeil, je vois bien que le préposé à la sonorisation est plus un habitué des disco mobiles que des musiques qui font bouger la tête. Le gaillard a souci de bien faire et c'est tout à son honneur. Mais voila, chaque chose a ses limites. Nous n'avons aucune idée du son qui peut sortir et faut dire, la console se trouvant derrière nous (ce qui est assez original) ca ne lui facilite pas trop la tâche.
Yann a tout juste le temps de nous chopper une binouze avec notre UNIQUE ticket boisson (quelle vie de débauche... et dire que ma bientôt future ex s'est toujours imaginé que je menais une vie de patachon avec mes potes de rock'n'roll, y'a comme du Caliméro dans l'air : la vie est injuste). Bref, à peine nos lèvres trempées dans le liquide houblonné qu'il faut déjà attaquer le set. </p>
<p>On se bouge les fesses mais le coeur n'y est pas. Le public clairsemé est composé de badauds, de familles avec poussette, de lolitas des campagnes et de leurs prétendants sapés comme M Pokora. Il est encore tôt. Les gens se baladent d'un endroit à l'autre. On joue assez mal (au moins les quatre premiers morceaux). Une bouche d'égoût refoule du bec à deux mètres de nous. Juste derrière, sur une vraie scène avec du vrai son et des vraies lights, on entend un groupe qui balance du Ramones. Plus loin, sur ce qu'on peut considérer comme la "scène principale" y'a des djeuns (sûrement des gars du coin, peut-etre même le fleuron de l'école de musique municipale ?) qui massacre les premiers accords de leur probable premier concert. On se dit qu'il y a gourage. Un type se plaint qu'on entend trop la batterie. Je lui fais savoir qu'elle n'est pas sonorisée. Il en reste bouche bée. On nous presse d'abréger, ca tombe bien nous aussi on aimerait en finir. Démontage et chargement du matos en 30 secondes (comme à notre habitude). Salutations aux brillants techniciens, qui nous regardent comme si on était des OVNI. On s'enfile la galette/saucisse/frites réglementaire grâce à notre ticket bouffe avant de mettre les voiles.</p>
<p>On débarque à Ligné, commune de résidence de l'<a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.html" title="bassiste el royce">ami Steff</a>. C'est aussi la fête de la musique ici, mais avec de VRAIES conditions techniques. Le plus drôle, c'est qu'on a refusé d'y jouer parce qu'on s'était déjà engagé aupres de Derval... Comme quoi, les grands principes, la droiture et tout et tout, faut savoir en prendre et en laisser ! </p> </div>
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]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Ven 18 mai 2007 @ LE ROMBOZ Quiberon</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/45-ven-18-mai-2007-le-romboz-quiberon.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 17:45:45 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h1>Ven 18 mai 2007 @ LE ROMBOZ Quiberon</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>Belote et re ! La droite a succédé à la droite. Notre pays a changé de chef (mais pas de direction). Nous aussi, on donne dans l'impression de déjà-vu, puisque nous remettons le couvert avec nos camarades de <em>HELLSCRACK</em> à Quiberon au café <em>LE ROMBOZ</em>. Rendez-vous au local des gars pour faire camion commun. La veille, j'ai chargé notre camion avec TOUT notre matos, il va donc falloir en dégager une partie pour mettre l'artillerie de nos potes. Donc, première étape, décharger notre batterie pour virer notre sono et le stack de Steff, pour mettre le stack de Kalou, le Marshall de Grand Lolo, la grosse caisse ENORME (26 pouces) de l'ami Shuman, la sono des HC, puis refoutre notre batterie... ouf ! Z'avez suivi la man?uvre ? Nan, bah faudra vous y faire. Parce que jusqu'à mon retour dans mes pénates, il faudra répéter la même opération plusieurs fois ! Ayant résolu notre première partie de Tétris, nous mettons les voiles vers le golfe du Morbihan. </p>
<p>Normalement, un van plein de vilains rockers tatoués ça doit avoir de la burne, non ? Vise la rigolade : on est à peine sortie la Métropole nantaise qu'une grosse bestiole, genre insecte, décide de visiter le cockpit de notre space truck. Aïe, aïe, aïe, quelle bérézina ! Ça crie, ça hurle, ça chie dans son bène grave ! On se croirait dans un remake de "<i>Jason 13, le retour du fils de la revanche</i>". On me prie de stopper le véhicule prestement afin d'évacuer cette sorte de gros alien. Je m'arrête, tout le monde évacue, comme si y'avait le feu à bord. Je reste seul, stoïque, le monstre agrippé à mon dos. Shuman (mon sauveur) armé d'un t-shirt me flagelle l'échine afin de mettre fin aux ravages de ce nuisible. Tu parles ! Ce n'est qu'une grosse et innocente libellule? et dire qu'on a failli niquer notre timing pour ça. On repart, (fausse) grosse frayeur et (vraie) grosse marrade. Quand même, c'est un peu la honte...</p>
<p>Partis de Nantes sous un lourd soleil quasi estival, on arrive dans la presqu'île sous la flotte, le vent et la brume de mer. Vive la Bretagne ! A moins de 10 bornes de notre point de chute, suppliés par Madame Daisy Derata, on doit faire une pause pipi ultime au Racer Café. Croyez-moi, si les mecs sont téléguidés par leurs testiburnes, pour les gonzesses il s'agirait plutôt de leur vessie. Pendant que les uns évacuent, d'autres se jettent une binouze, histoire de refaire les niveaux et de ne pas prendre cette brave taverne pour des WC publics. Pour l'anecdote, lors de notre précédente venue, reconnaissant le camion des HELLSCRACK un type tout droit sorti du Racer Café s'était quasiment jeté sous les roues de Shuman pour lui demander ce qu'il foutait là.</p>
<p>Allez, on ze road Eugène ! Quelques minutes plus tard, on arrive enfin devant le ROMBOZ. Nous sommes rejoint par Yann qui est venu par ses propres moyens, étant en villégiature dans le coin pour ce week-end de l'Ascension. Notre ami est très couleur locale, dans son déguisement de maréyeur. Il porte une très belle vareuse jaune. Manque plus que la casquette de marin et les bottes Aigle avec le futal dedans, pour devenir définitivement "Yann Lefaurick, patron pêcheur". Ignorant nos sarcasmes, notre camarade a décidé de se mettre à l'aise (à ce propos j'y reviendrais) et de se fondre dans le paysage. L'histoire ne dit pas si, le jour où nous jouerons au Lido, il viendra avec une plume dans le fion !  </p>

<p>Romuald le patron, nous accueille en annonçant que ce soir c'est open bar... becue. De bon aloi ! On débarque tout notre matos et ça commence à faire beaucoup. C'est un peu l'anarchie, quelqu'un demande ce que fout le régisseur plateau ! On s'organise et gentiment tout se met en place. Les HELLSCRACK déclinent notre offre de faire une balance, déclarant que si c'est bon pour nous, ça sera bon pour eux. Les gros malins, ils évitent ainsi le risque de passer pour un groupe (trop) bruyant. Nous essuyons les plâtres et devons nous mettre en position moderato. C'est toujours un peu gênant pour se mettre bien dedans. Cette fois-ci, on a prévu une sono retour qui nous apporte une nette amélioration pour s'entendre chanter. C'est pas plus mal. </p>
<p>Ce soir, la grande nouveauté, ce sont les T-SHIRTS EL ROYCE qu'on vient juste de récupérer le jour même. Franchement, ils sont vraiment classe, recto/verso et pas trop chers (10 euros). GROUILLEZ-VOUS ! Y'en aura pas pour tout le monde. Déjà certaines tailles ne sont plus disponibles (en stock : S ? M ? XL hommes et M girlie). Notre premier acheteur est l'ami Grand Lolo, qui passera la soirée arborant nos couleurs sur son torse tatoué. 
Donc c'est la fête du pain / saucisses et c'est plutôt sympa. En attendant de jouer, on se refait le match au babyfoot. L'affluence est nettement plus garnie que lors de notre dernière venue, puisque le bar est plein. C'est nous qui ouvrons ce soir (c'est plus dans l'ordre des choses). On enchaîne pas mal de problèmes techniques : guitare à accordage free jazz dès le premier morceau, je change de gratte et pète une corde dès le deuxième morceau, Steff pète une corde de basse (merci Kalou pour ta basse), Yann pète sa pédale de grosse caisse et son pied de charley. Voilà en gros, plus quelques petits pains ici et là. Malgré l'énergie déployée, en sortant de scène on a pas vraiment l'impression d'avoir brillé ce soir. Va falloir reserrer les boulons...</p>
<p>Les HELLSCRACK enchaînent avec un set comme d'hab (qui envoie du gros bois) avec quelques nouveaux titres bien juteux. Fin des hostilités vers 1 heure, on plie (disons qu'on vide pour remplir à nouveau). Règlement, règlement. On se retrouve dehors à peine deux heures sonnées. Et déjà, Il faut prendre le chemin du retour, qui je le sais va me paraître bien long. La monotonie s'installe et c'est à ce moment précis que Steff se décide à nous faire part de son plus beau coup de fourberie. Il me demande si j'ai vu Yann assis par terre, regardant les HELLSCRACK ? Nan, j'étais aux entrées (et ruminant notre concert plutôt merdique). Steff nous raconte alors comment son regard s'est innoçamment posé sur l'entre-cuisse de Yann, qui avait semble-t-il salement craqué son jean's à cet endroit précis. En regardant de plus près, Steff constata que notre homme des bois ne portait pas de sous-vêtements (je vous l'ai dit Yann aime se mettre à l'aise) et que quelques excroissances s'en échappaient, exposant ses attributs à la face du monde qui n'en demandait pas tant. Déjà, on est plié en deux. L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais notre expert en traîtrise nous explique qu'il n'a pas hésité à sortir en loucedé son numérique pour immortaliser l'instant, étayant son exposé photo à l'appui. Et vas-y que je te zoome sur le matos de notre batteur. Très grosse rigolade !<br />
On arrive à notre point de départ vers 4 heures et des bananes. Et dire qu'il faut encore trimballer et retrimballer du matos... 
Retour dans mes pénates, il est pas loin de 5 heures. Je suis vidé.
</p></div>
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  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Samedi 15 avril 2006 @ D'ici et d'Ailleurs VANNES</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/47-samedi-15-avril-2006-d-ici-et-d-ailleurs-vannes.html</link>
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            <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 17:48:15 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h1>Samedi 15 avril 2006 @ D'ici et d'Ailleurs VANNES</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p><a name="asthene">&nbsp;</a>
<em>LIVE REPORT > Breizh Kamarad Night...</em>
</p>
<a name="vannes">&nbsp;</a>
<p>
Vous qui pensez que la solidarite entre groupes est une vaine utopie, visez un peu ce fabuleux retour d'ascenseur au long cours... En avril 2004, grâce a l'ami d'un ami d'un ami, nous invitions <strong>ASTHENE</strong> (Angers) a venir partager l'affiche d'une soiree copinage sur Nantes. Au programme de cette "<em>Kamarad Night</em>" (dont le visuel restera dans les annales) : 2 groupes live & sets DJ jusqu'au bout de la nuit.</p>
<p>Le tout pour un prix hard discount. Mais une météo aussi estivale qu'inattendue pour un mois d'avril (presque 20 degres à minuit, un record) avait bien failli ruiner tous nos efforts d'intense promo. Résultat, un public plus qualitatif que quantitatif et une recette en conséquence... Pas grave, nous nous étions promis de faire la revanche en terre Angevine. Le temps a passé et l'occasion ne s'est jamais presentée. Aussi, il y a quelques semaines, quand Benoit (sympathique chanteur d'<a href="http://www.asthene.com/" target="_blank">ASTHENE</a>) nous a contactés pour jouer le match retour en terre Bretonne, nous avons sauté sur l'occasion...</p>

<p><em>Samedi 15 avril 2006</em>. Week-end de Pâques. Grosse circulation. Première véritable sortie avec le nouveau tour bus. Deuxième date en 3 jours pour notre nouveau line-up. Justement, notre ami <a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.html" title="steff bassiste rock el royce" >Steff</a> (qui nous a rejoint en septembre) arrive la gorge totalement détruite. Avec cette voix et vu qu'il est d'origine Corse, ca lui donne un air de Don Corleone. Pour lui ce soir, les choeurs c'est no way !</p>
<p>Nous arrivons donc à Vannes à l'heure voulue, ce qui n'était pas forcément gagné d'avance. Nos retrouvailles avec les gars d'<a href="http://www.myspace.com/asthene" target="_blank">ASTHENE</a> sont très chaleureuses (comme si on s'était vu la veille). Présentation de nos nouveaux bassistes respectifs. Eux aussi ont connu quelques petits changements de line-up. D'un avis unanime, ils ont fait une très bonne pioche. Ce gaillard est une vraie boule d'énergie montée sur ressorts. Notre timing est impeccable, nous trouvons cependant porte close en arrivant devant le rade. Le taulier arrive légèrement à la bourre. Son accueil est en position "minimum syndical", visiblement peu ravi d'avoir 2 groupes chez lui ce soir... D'ailleurs, acte manqué ou pas, seul ASTHENE est mentionné au programme de l'affiche sur la facade.</p>
<p>Je peux vous l'assurer, installer le matos de 2 groupes nécéssite toujours une certaine organisation. Mais dans l'espace qui nous est ici imparti, ca tient carrément du prodige (même avec une seule batterie). ASTHENE commence a faire ses réglages et déjà le proprio s'impatiente (c'est aussi un resto et il attend de la clientèle). Nous sommes vivement priés de bâcher nos balances a coup de lance-pierres... Du "peu cordial" il passe au franchement désagreable. Ainsi pour nous s'entame l'éternelle négociation du volume sonore. Voyant le coup venir, d'entrée de jeu on baisse sévèrement nos amplis et <a href="http://www.el-royce.com/blog/yann-faurie.html" title="batteur rock el royce">Yann</a> joue sa caisse claire spéciale "Carrelage Land" (un truc qui sonne comme une bassine en plastique mais qui au moins ne fait pas exploser la vaisselle). Malgré notre bienveillance, il semble que l'on soit toujours trop fort... Le bougre annonce sans rire qu'il veut pouvoir "parler à ses clients" pendant qu'on joue. Eh mec, on joue du rock'n'roll ! Bref, ca se finit sur un match nul, on ramasse tout le bordel qui traîne. On a même reussi gérer le truc dans les temps.</p>
<p>Notre petite troupe s'amasse devant le zinc pour, croit-on, se faire offrir le verre de l'amitié... Notre langage corporel ne doit pas assez être assez explicite puisque, Anne ma soeur Anne, on a rien vu venir. Bon a ce moment là, y'a comme un ange de la taille d'un éléphant qui passe. Nous, les jours précédents on s'etait fait une joie de jouer dans un bar resto, rapport a la bouffe. Là encore, on peu se la mettre sur l'oreille pour se la fumer plus tard. Le deal (qui a ete géré par ASTHENE) et si on peu appeler ça "deal", c'est que vu qu'on est trop nombreux (8 en tout) le taulier refuse d'assurer la mangeaille. C'était visiblement la condition "sine qua non" pour pouvoir jouer à 2 groupes ! Pour notre part, on trouve ça un peu moyen comme plan. Mais vu qu'on est invités, on se retient de faire péter le scandale. Donc, direction le centre ville de Vannes (fort charmant d'ailleurs, à conseiller). Repas dans une gargotte tenue par deux ancêtres bien typiques. Les prix sont acceptables, la graille aussi.</p>

<p>Retour vers 23h et quelques au "<em>D'ici et d'Ailleurs</em>" (c'est le nom du lieu). L'endroit est a peu pres aussi plein qu'il peut l'être. C'est bizarre de se retrouver devant des gens à table. C'est dans ces moments là qu'on comprend mieux pourquoi y'a des groupes de rock d'un côté et de la chanson acoustique de l'autre. C'est pas pour être désobligeant envers les gens présents, mais franchement on n'a rien à foutre ici. Malgré tout, on se pose pas de questions et on envoie le truc. Yann effleure sa batterie. On a l'impression de jouer sur la pointe des pieds. C'est un peu dur de se mettre bien dedans. Mais bon du coup, on joue plus "propre". Et comme ce soir on gagne notre croûte sur les consos, faut s'arranger pour les gens renouvellent régulierement leurs boissons. Donc on coupe le set en deux. Première partie OK. Peut-etre un titre pas répété depuis plusieurs semaines qui est un peu rouillé. Pendant la pause, on vend quelques skeuds. Une brochette de quinqua (certaines ont encore de beaux restes) vient <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.html" title="guitariste chanteur rock el royce">me</a> brancher. Les dames me sortent des références des familles. Elles trouvent qu'on sonne un peu comme <strong>Slade</strong>, <strong>Deep Purple</strong> ou <strong>Kiss</strong>. Bon c'est comme tout, les gens viennent avec les références qu'ils ont, c'est l'auberge espagnole. Marrant l'histoire de Kiss, y'a un autre type qui m'a sorti la même 5 minutes avant. Pourtant on a laissé nos plateforme boots et notre maquillage à la maison...</p>
<p>Le temps de finir ma premiere binouze sur mes trois tickets consos (offerts gracieusement par la maison) et on enchaîne le deuxième set. On prévoit quelques coupes, vu qu'il y a 2 titres qu'on a pas fait tourner depuis des siècles et qu'on est pas suicidaires non plus. On insère le titre d'ouverture qui visiblement a fait recette au premier set (un nouveau titre qu'on retrouvera sûrement lors de notre prochaine session studio, mais on en reparlera). On finit comme d'hab' avec le medley.</p>
<p>Quand nos camarades ASTHENE entament leur run, il se fait deja bien tard et une partie du public a deserté. Pour autant, ils font leur truc comme il faut. <em>Ahmed</em> leur bassiste se déchire comme si c'etait le dernier concert de sa vie. Au fur et a mesure leur son prend de l'épaisseur et laisse entrevoir de belles perspectives pour l'avenir. Quelques reprises bien senties. La voix de <em>Benoit</em> est vraiment exceptionnelle. Petite remarque cependant, le groupe gagnerait a se détacher d'influences <strong>Muse</strong> parfois trop flagrantes. Vu le nombre de personnes restantes, ils jouent finalement leur set d'une seule traite. Apres une pause, on plie bagage. Il est 4h30 du mat et il est temps de prendre le chemin du départ. Nos relations avec le patron finissent comme elles ont commencé : pas un "au revoir", pas un "merci", pas un "c'etait bien", pas un "à bientôt". J'ai connu des fins de concerts en Bretagne nettement plus festives. Sur le trottoir, on se partage la maille glanée avec nos collègues. Y'a pas bézeff, mais ça couvre les frais. C'est déjà ça.    </p>

<p>Sur le chemin du retour, grosse discussion philosophique sur le contexte actuel des "<strong>musiques amplifiées</strong>" et les relations avec les petits lieux de proximité pour les baladins de notre espèce. Conclusion personnelle et toute subjective, à moins d'y être vraiment contraint, vous n'etes pas obligé de venir poser vos amplis dans ce rade de Vannes...</p><p>Nous arrivons dans nos pénates vers 6h, c'est ça la vie d'artiste !<br />Je passe le dimanche au radar. Pour moi les cloches de Pâques, c'est plutot <em>Hell's Bells</em>...</p></div>
      </div>
      
    
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  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Banned In Naoned</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/51-banned-in-naoned.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 15:36:27 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h1>Banned in Naoned</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><em>02 mai 2006</em>
</p>
<a name="gargouille">&nbsp;</a>
<p>


<strong>BANNED IN NAONED (Nantes)</strong>
<br><br>

Devant les plaintes renouvelées du voisinage lors des précédents concerts, <a href="http://www.bargargouille.com/" target="_blank" title="bar à concerts nantes">la Taverne de la Gargouille</a> renonce définitivement (du moins pour l'instant) à tous ses concerts avec basse/batterie et plus généralement aux musiques qui envoient le bois...<br><br>

Ceci nous montre une fois de plus que le <strong>Rock'n'Roll</strong> est bien banni à Nantes !!!<br><br>
Ni les locaux de répètes moelleux et flambants neufs, ni les salles subventionnées et branchouilles (si tu fais pas la couv' des mags, pour y jouer c'est no way) , ni les structures d'accompagnement ultra-novatrices (mais pour aller où ?) ne pourront remplacer les petits lieux de diffusion de proximité (cafés, bars, clubs) qui font et sont le veritable terreau fertile de la vie culturelle d'une ville.<br><br>
Certes il existe le <a href="http://www.bar-bars.com/" target="_blank" title="concerts dans les bars de nantes">festival Culture Bar-Bars</a>, mais ce n'est qu'une parenthèse de 3 jours dans l'année, où mairie, brigade anti-bruit et maréchaussee font semblant de regarder ailleurs...<br>
Tout ça, ça reste des jouets, un os à ronger pour la jeunesse hirsute, un arbre qui cache la fôret.<br><br>
Face à cette politique culturelle qui "a pensé à tout", inutile de se plaindre, puisqu'on vous le dit "on a pensé à tout". Tous les outils sont là pour vous permettre de créer... pour peu que vous alliez exercer vos talents ailleurs, bien loin, dans une autre ville.<br><br>
C'est bien mal connaître la realité des "<em>musiques amplifiées</em>" (comme ils disent).<br><br>

Car la realité, la vraie, c'est que Nantes l'ouvrière, Nantes la populeuse, Nantes la gouailleuse est devenue au fil des ans (et de l'augmentation exponentielle du prix du m<sup>2</sup>) un repère pour bobos et richissimes  retraités. Et ça Madame, oui ceux-la sont motivés pour aller aux urnes. Il semble donc qu'entre laisser libre cours aux jeunes pouces créatrices et s'assurer la tranquillité électorale, certains ont fait leur choix...<br><br>
Aujourd'hui, il ne reste à Nantes plus qu'une poignée de petits lieux où il est encore possible de faire du bruit (enfin de la musique) et encore, on peut compter ça sur les doigts de la main d'un type qu'aurait eu maille à partir avec une scie circulaire !<br><br>
Demain, dans un an, dans cinq ans, tous ces endroits auront probablement lâché l'affaire.<br><br>
Amen.</p></div>
      </div>
      
    
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  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Jeu 21 juin 2007 @ L'ALTERCAFE NANTES</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/46-jeu-21-juin-2007-l-altercafe-nantes.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 17:46:48 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h1>Jeu 21 juin 2007 @ L'ALTERCAFE NANTES</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>L'ALTERCAFE NANTES : Smoke on the Water...</h1>

<a name="altercafe">&nbsp;</a>
<p>Voir les <a href="http://www.el-royce.com/blog/albums/altercafe/">photos de la soirée</a></p>

<p>[Jeu 21 juin 2007]</p>

<p>Je devais avoir 5/6 ans. Peut-être moins. En tout cas, j'avais encore l'âge de donner la main à mon père. J'étais vachement fier qu'il m'emmène à son boulot. Tu parles ! Bâtisseur de navires, ça a une autre gueule que comptable ou contrôleur fiscal. Je garderai toujours un souvenir vivace de cette grosse coque soutenue par d'énormes madriers. Les types qui tapent dessus comme des malades avec de lourdes masses. Libérant un à un le monstre d'acier qui dans un grincement métallique va finir sa course dans les eaux de la Loire. </p>
<p>Je ne le savais pas encore, mais tout ceci disparaîtrait quelques années après. Les chantiers navals se tirant ailleurs, les ouvriers aussi et pour les moins chanceux, accessoirement leur gagne-pain avec. Presque 20 ans de jachère. Comme une verrue plantée au cœur de la ville. Vestige décati de la fierté nantaise. </p>
<p class="bleu">Par une sorte de hasard ironique dont seule la vie a le secret, je suis revenu sur les lieux où jadis mon père avait joué de l'arc à soudure pour y jouer de mon arc à moi. Celui avec 6 cordes, branché sur une usine à watts. Depuis quelques temps, cette vaste friche industrielle fait l'objet d'un programme de réhabilitation ultra hype. La cale de lancement de mon enfance deviendra cet été une plage. Et le fameux Hangar à Bananes (qui servait de vestiaires aux trimards des chantiers Dubigeon) est devenu un gros complexe dédié à la chouille, avec tout un ensemble de restos, bars et clubs. <br />

Voilà comment, pour célébrer le solstice d'été nous nous sommes retrouvés à l'<strong>ALTERCAFE</strong>. Il faut saluer le travail des architectes qui se sont vraiment déchirés sur la déco intérieure des différents lieux (à de très rares exceptions près). Par contre, d'un niveau purement pratico-pratique, une porte de service ou un quai de chargement direct aurait sûrement été de bon aloi. Je me tape la circulation aux heures de pointe et arrive devant la barrière de l'esplanade sous la grue grise. Un vigile checke mon immatriculation et me demande le pourquoi de ma visite. Ce type a un bureau plutôt original, il s'agit d'un coupé Mercedes usagé mais encore fringant. Je lui demande comment ça va se passer cette nuit pour le rapatriement de notre matos. Il m'explique qu'il ferme le site à 20h et qu'il ouvre le lendemain à partir de 7h. Oups, va y'avoir du sport ! Je m'approche au plus près et il reste encore presque une centaine de mètre jusqu'à notre point de chute. Va falloir se trimballer tout le bazar à dos de mulet. D'autant que pour cette Fête de la Musique, une invitée surprise a fait son apparition. Il s'agit de la pluie ! Et pas un petit crachin breton. C'est la grosse rouchade. Une pluie bien lourde balayée par les vents, genre tempête tropicale. </p>
<p>Je débarque dans le café et salue Didier, son sympathique propriétaire, qui me confirme qu'il n'y a aucun accès direct dans son rade. Les gars de <strong>IMAZIGHEN</strong> sont là aussi. Ce sont des jeunes gars d'ici que j'ai découvert via MySpace et qui nous ont fait le plaisir de venir partager l'affiche à nous ce soir. Comme mes camarades de jeu ne sont pas encore arrivés, ils me filent un coup de main salutaire pour décharger. On a décidé de faire backline commun pour la batterie et d'utiliser toutes nos ressources pour balancer du son. Ce soir, c'est double ration de baffle Marshall pour tout le monde ! Pendant que les gars s'installent, je peine à comprendre comment fonctionne la console de la sono sur place. Après moults essais, on arrive enfin à faire fonctionner le truc. Je gère les boutons pour le soundcheck de nos co-listiers. Ma doué ! Les gars envoient méchamment la purée. Ils oeuvrent dans un style Stoner 70's, entre Kyuss, Hendrix et Soundgarden (sans oublier Black Sab et Led Zep). Heavy et psychédélique, le tout accordé en Do ! A voir absolument. Je tiens ici à saluer l'immense qualité de la voix de Didine, leur chanteur/guitariste qui est dans un registre Chris Cornell / Glenn Hugues. Moi je suis fan. Faut également souligner le grand talent de Jo aux claviers, qui aura beaucoup de mal à imposer son volume sonore lorsque la cavalerie infernale de ses potes est en marche.  </p>
<p>Entre temps, les miens amigos sont arrivés. Avant d'entamer notre balance, je dois bouger le camion, sous peine de rester prisonnier jusqu'au petit matin. On fait une balance rapide, on teste un nouveau titre. Tout serait presque parfait si les retours pour la voix étaient moins poussifs. Y'a sûrement un bitonio a enclencher sur la console, mais impossible de mettre la main dessus (peut-être qu'un appareil plus simple eut été un investissement plus judicieux). Toute l'équipe de service de l'ALTERCAFE est aux petits oignons pour nous. On nous propose de nous restaurer avec une succulente salade. Il faut rappeler que l'ALTERCAFE n'est pas qu'un club concert, c'est aussi un resto bio et végétarien, militant pour le commerce équitable.    </p>
<p>On attend gentiment que la soirée commence, dehors la pluie bat son plein. On est bien content d'être ce soir en intérieur. On plaint tous ceux qui ont prévu une scène dehors (devant la Taverne de la Gargouille les gars de SIX-8 ont du annuler). On se demande même si la pluie ne va pas venir ruiner nos efforts. Vu le temps, on hésite à flâner pour voir ce qui se trame à côté. Y'a un groupe high school punk au bar du Rond Point, ça aurait pu être sympa mais c'est un peu vert. Bizarrement, au FERAILLEUR à côté, ils ont annoncé une soirée spéciale HELLFEST mais y'a pas un groupe qui joue. C'est un peu con, pour un club concert de cette qualité.</p>      
<p>Il est 21h30 quand les gars d'IMAZIGHEN allument le feu d'artifice. C'est fort, lourd et ça envoie le boulet. Vu le système en place (seules les voix, le clavier et un peu de grosse caisse sont repris) le son est ENORME. Limite trop (la voix et le clavier ont du mal à ressortir). Et la clientèle à ce moment-là n'est peut-être pas totalement prête à encaisser un tel tsunami. A la fin de leur set, Didier me fait part de ses inquiétudes au niveau du volume. </p>
<p>Mine de rien, le grand bar s'est sérieusement étoffé et sans être plein comme une huître on peut dire qu'il y a pas mal de monde. Ça tombe bien, ça va être notre tour. Faut aussi que j'vous dise, ici question système lumière, ils ont pas fait dans la demi-mesure : y'a une petite dizaine de gros projos automatisés, ce  qui fait qu'on a vite l'impression de se retrouver sur le plateau de Taratata. On fait un très bon set. Tout s'enchaîne pile poile. Pas de merde technique (à part mon cordon jack qu'a décidé de s'éjecter de mon ampli, sous le coup des vibrations et de la puissance). On se fait plaisir. <p>

<p>Avant de jouer «<em> Plus Rien</em> » l'un de nos rares titres en français, je dédicace le morceau pour mon père qui est venu nous voir jouer. <br />Séquence émotion. Sans être une chanson « engagée » je brosse en quelques phrases le ressentiment de tous les types qui ont perdu leur boulot parce qu'ils n'étaient pas assez rentables ou trop chers. Plus que leur emploi, c'est la fierté de construire quelque chose de leur main qu'ils ont perdu.</p> 

<p class="bleu"><strong>PLUS RIEN</strong></p>


<blockquote cite="http://www.elroyce.com/lyrics/plus-rien.php">A trop courber l'échine<br />Plier sous les efforts<br />La misère et la ruine comme autant de trésors<br />
C'est le sang de la mine<br />Et l'acier de nos ports<br />C'est la vie qu'on supprime<br />Jetés comme un poids mort<br />

Oubliés par la lumière<br />Disparus dans le décor<br />Retournés à la poussière<br />Effacer tous les efforts<br />
Car plus rien ne compte<br />Rien d'autre que les comptes<br />Et tout laisser partir en fumée<br />
Non plus rien ne compte<br />Rien d'autre que les comptes<br />Et tout laisser partir en fumée<br />
Voir le bord de l'abîme<br />Vouloir rester encore<br />Et les promesses habiles<br />Déguisées de remords<br />

La bouche comme une épine qui trahit et qui mord<br />C'est le cash qui domine<br />C'est la loi du plus fort...</blockquote>

<p>Pour mon paternel, l'histoire ne s'est pas trop mal goupillée. Comme on dit, il a su rebondir et c'est aujourd'hui un jeune retraité peinard. Les sites industriels d'antan sont devenus des lieux de fiesta. C'est la roue qui tourne. Retournons à nos moutons.</p>

<p>L'ami Steff a branché ce soir avec son système sans fil et depuis le départ, je pressentais quelque mauvais coup. Sur le titre final, notre <em>Predator</em> se casse de scène pour aller s'infiltrer parmi la foule et faire le margoulin sur la mezzanine. Vraiment du grand spectacle. Maintenant c'est clair, nous avons notre Angus Young à nous ! Grosse rigolade. On finit sur les vivas et les applaudissements. Yes ! Fin de la première partie.</p>

<p>Petit changement de backline et IMAZIGHEN remet le couvert tout en douceur. Ces gars-là on le chic pour vous monter des ambiances sur plusieurs minutes. Leur format de chanson évolue plus dans la catégorie Prog Rock que College Radio. Il commence à se faire tard et la clientèle a changé. Aux alentours, le clubging techno bat son plein et l'audience a du mal à rester accrochée aux mélodies souterraines de nos camarades. Peut-être qu'un set plus court eut été de meilleur aloi. Bref, lorsque les garçons achèvent leur second set, le bar s'est vidé et Didier nous demande de faire court. No problemo, on commence nous aussi à en avoir plein nos bottes. On fait donc un petit set composé exclusivement de reprises qui ravivent l'ardeur des derniers rescapés. On finit avec notre medley magique. Hop ! Fin de chantier.</p>

<p>C'est là que la grosse partie de rigolade commence. Puisque à peine le DJ maison a fait sonner les premiers BPM que le bar se transforme en dancefloor bondé raz la gueule ! Il va falloir traverser cette foule de furieux avec notre barda, puis sous la flotte rapatrier le tout, cette fois-ci sur un gros bout de chemin et à dos d'homme, en jetant toujours un œil protecteur sur nos biens. Il est presque 3 heures du mat' et y'a une sacrée faune qui traîne par-là. C'est un peu la grosse fête du slip, sponsorisée par J&B et Weed Inc. Y'a un type zarbi qui me demande si ça me gratte les narines. Holà, en quelques minutes on est tombé dans une autre dimension. Un gus essaie vainement de démarrer sa bécane et en tient une sévère, Yann lui conseille de ne pas prendre la route et se fait envoyer bouler. Quand on revient 20 minutes après, il a finalement mis en route son engin, mais il est tellement cuit qu'il s'est endormi dessus. Surréaliste ! Pendant que je charge le camion, un type recule avec sa bagnole et est à 10 cm de refaire le cul de notre van (si j'avais pas frappé un grand coup avec le plat de mes mains sur sa lunette arrière). Une vraie fête du slip, j'vous dis. Et sous la pluie battante en plus. On retourne à l'ALTERCAFE pour vérifier que rien n'a été oublié. On encaisse la monnaie, on partage avec les Stoner boys et les saluons bien bas, leur souhaitant un joyeux HELLFEST. On décampe. Sur le chemin, une gonzesse nous harponne. Son pote a perdu son sac avec tous ces effets personnels et le mec est persuadé que ces l'un de nous qui a emballé son truc par erreur au moment de plier. Ça fait trois fois qu'ils reviennent à la charge à ce propos. La drôlesse voudrait qu'on vide le camion pour vérifier nos dires. La bonne blague ! On lui ouvre notre bétaillère et elle comprend que c'est pas trois paquets cadeaux à sortir d'un coffre de voiture. On lui jure main sur le cœur que tout est rangé au millimètre poil et que si un sac (rouge de surcroît) s'était glissé ici, ON LE SAURAIT ! Devant nos mines de juges de paix suisses, elle se résigne. Merci ! Maintenant on peut se casser. J'ai hâte de regagner mon home sweet home. Je le sais déjà, demain matin (dans quelques heures) le réveil sera rude. </p>   

<p><a href="http://www.myspace.com/altercafe" target="_blank">www.myspace.com/altercafe</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/imazighen" target="_blank">www.myspace.com/imazighen</a><br />
<a href="http://www.wikipedia.org/wiki/Chantiers_Dubigeon" target="_blank">wikipedia.org/wiki/Chantiers_Dubigeon</a><br />
</p>
</div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Jeu 31 mai 2007 @ BIB'KORNUS la Roche Sur Yon</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/43-jeu-31-mai-2007-bib-kornus-la-roche-sur-yon.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 17:42:56 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h1>Jeu 31 mai 2007 @ BIB'KORNUS la Roche Sur Yon</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>
On continue dans la redite, puisque nous revoici à la Roche Sur Yon au <em>BIB'KORNUS</em> cette fois-ci pour supporter les charmantes petites anglaises des <strong>TOMMYS</strong>. On arrive vers 19 heures, les filles ont déjà checké leur son, dîné et sont chacune sur leur ordi perdues dans la contemplation de leur comptes MySpace (ndlt : Le Bib Kornus est un bar / café concert également cybercafé). Notre arrivée suscite autant de réaction qu'un pet de mouche en plein ouragan. On retrouve notre ami "<i><a href="http://www.el-royce.com/blog/el-royce-blog-bib-kornus.php#un-baby-pour-la-vieille">Et un baby pour la veille !</a></i>" toujours fidèle au poste et en position de combat. La charmante serveuse brune semble avoir disparu mais est avantageusement remplacée par une mignonne petite blonde. Franchement le patron d'ici est un As des ressources humaines, il a vraiment l'oeil pour choisir son personnel. Le jeune Thibault est là aussi, on se renseigne pour voir comment ça se passe. En gros, faut pas bouger le matos des donzelles et si y'avait moyen d'installer notre batterie devant la leur... Heu, vu la taille de la scène, ça semble difficilement gérable. On voit avec leur tour manager français au chapeau melon (on connaît pas son nom, donc pour nous ça sera Danko Jones) si on peut s'arranger pour faire un backline commun et jouer sur leur batterie. No problemo, dès lors qu'on touche à rien. Yann n'aura qu'installer ses pieds et cymbales. Moi je me branche sur leur baffle Marshall et Steff installe son stack. On fait le son, tout est ok, à part un retour un peu flagada au début. Personne ne nous emmerde sur le volume. De toute façon, paraît que les petites envoient du sévère.</p>
<p>Yann (qui a passé quelques années à Londres) est envoyé en éclaireur pour dresser un pont cordial franco-britanique. On se joint à notre ambassadeur pour un échange de présentation. Ces jeunes filles (18 ans de moyenne d'âge) sont charmantes et bien entourées. On découvre que de trio, elles sont récemment passées en quatuor avec l'arrivée d'une chanteuse lead. La trouvaille de la soirée revient à la bassiste <em>Anna</em> qui regardant la tignasse de Steff, officialise un nouveau surnom : <em>PREDATOR</em> !</p>

<p>On peut donc passer à la phase ravitaillement avec des spaghettis bolognaises qui on un sérieux petit goût de reviens-y. Mais le clou du spectacle, si j'ose dire, c'est ce merveilleux <em>Lalande de Pomerol</em> qui illumine nos palais comme un feu d'artifice. C'est un véritable délice carmin dont nous devons nous délecter avec modération, sous peine de devenir totalement mou du genou à l'heure d'envoyer la purée (pour ma part ayant été bombardé à l'insu de mon plein gré "<em>capitaine de soirée</em>" je me contenterais de soda au cola à partir de cet instant). En attendant leur heure, nos co-listières monte dans leur camion et s'en vont prendre l'air ailleurs. Nous, on fait un tour dehors. Visitant le pâté de maison, on tente de jouer au frisbee avec un enjoliveur qui traîne-là. Yann improvise un didgeridoo avec un tube de PVC planté dans la terre. Sympathie for the débiles !</p>
<p>De retour au BIB'KORNUS, on constate que l'affluence n'a pas forcément beaucoup augmenté. On est surpris, vu la tête d'affiche (groupe anglais de filles) on aurait pu penser qu'il y aurait foule. Ce soir, on a essayé de parer à tous les impondérables. On a revu le set, avec enchaînements et tout le toutim. Pendant qu'on attend le feu vert, Steff fait du relationnel auprès de Danko Jones (tour manager au chapeau melon).</p>
<p>Avec Yann, de loin on l'observe, improvisant un doublage son salace digne de <em>La Classe Américaine</em>. De vrais branleurs. Vers 22 heures et quelques, on se lance pour une heure de gros rock qui tache le slip. D'entrée de jeu, mon mi aigu se fait la malle. Pas grave. Pendant l'intro batterie de <em>Crash & Break Up</em>, je change de pelle. Ça enchaîne pas mal, l'énergie est là, le son aussi, on fait un bon show. Vers la fin, c'est une nouvelle corde qui se tire. Là, pas moyen de faire comme si. Je reprends ma première pelle amputée mais jouable. Les filles sont de retour et assistent à la fin de notre set. Le public a l'air d'apprécier. On les chauffe bien en prévision des <strong>TOMMYS</strong>. On fini sans problème et on vire nos billes. Les filles attendent gentiment  que leur roadie installe leur bazar et vérifie les derniers réglages. Ça c'est la vie de château !</p>

<p>Les TOMMYS se pointent sur scène, l'ambiance est électrique. Elles livrent un set court, hyper énergique et furieusement sexy. Leur batteuse est réellement IMPRESSIONNANTE ! Malgré tout, leur prestation aurait sûrement mérité un son plus net et plus percutant. A peine sorties de scène, elles se jettent dans le monde virtuel de MySpace tout en signant des autographes. Une bonne soirée rock'n'roll.</p>
<p>Je tape la dicute avec la guitariste, sur les qualités des guitares LAG made in France. Il va bientôt être une heure et la direction nous prie de bien vouloir plier bagages et de nous diriger vers la sortie. Dommage, on serait bien resté à réviser notre anglais. On se fait la bise (les bises, on leur apprend que ici c'est quatre). Steff fait des <a href="http://www.el-royce.com/blog/concert-rock-live-tournee.php">plans sur l'avenir</a> avec l'ami Danko. Ciao bella damoiselles. Et hop, direction Naoned City. C'est pas le tout, mais demain y'a du boulot !
</p>

<img src="http://www.el-royce.comtommys-elroyce-bib-kornus.jpg" width="450" height="300" alt="The Tommy's & El Royce @ Bib Kornus" border="2" /></p>


<a href="http://www.el-royce.com/blog/albums/the-tommys-bib-kornus/">Voir les autres photos de cette soirée et des Tommys</a>.


Le Royce

<p>
<a href="http://www.lalande-pomerol.com/">Syndicat viticole de Lalande de Pomerol Bordeaux Saint Emilion</a>.<br />

<a href="http://www.myspace.com/thetommysband">The Tommy's</a> (Myspace Music)<br />
<a href="http://www.myspace.com/bibkornus">Bib'Kornus<a>(Myspace Music)<br />
<a href="http://www.myspace.com/hellscrack">Hell's Crack</a>(Myspace Music)<br />
</p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Beignets volants @ Floride, Nantes (44)</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/53-beignets-volants-floride-nantes-44.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 15:41:50 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/53-beignets-volants-floride-nantes-44.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h1>Beignets volants @ Floride, Nantes (44)</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>Beignets Volants @ Floride Nantes</h1>

<p>Au mépris d'une belle et grande répétition, NOUS avons décidé de jouer le jeu du "<em>Support Your Local Scene</em>". Et pourtant, dieu sait que notre dernière prestation nous a démontré que nous avions besoin de répéter plus. Mais bon, le jeu c'est le jeu. Aussi, nous nous sommes pressés devant le <strong><a href="http://lefloride.free.fr" target="_blank" title="salle de concerts nantes">FLORIDE</a></strong> (Nantes), comme la main sur le membre turgescent d'un adolescent pubère à la vue du fessier entrouvert de la douce Katsumi (bon je sais, la métaphore est un poil osée mais comme dirait l'autre, même en littérature la nuit porte aussi conseil). Bref, arrivant devant ce haut lieu du Rock nantais, on se dit y'a comme un gourage. On a l'impression d'être les chaperons d'une boum, tant la moyenne d'âge est inférieure à la nôtre. Quelle claque pour les trentenaires !  Je profite également du voyage pour faire un peu de street marketing de bon aloi, en prévision de notre future date à la Gargouille (report de date... le Rock serait-il de nouveau en odeur de sainteté au pays du petit LU). Nous nous acquittons d'un droit d'entrée très bon marché et nous pouvons dépenser nos pesetas en bière bien fraîche. On zyeute dans l'assistance, y'a là en goguette tout le gratin Punk et Hard Core de la Cité des Ducs de Bretagne. </p>
<p>Un concert qui commence à l'heure, vous le savez çà n'existe pas. Nous avons donc tout le temps d'étancher notre soif avant que <strong>UGGYDUCK</strong> n'ouvre la soirée. Holà amigos, ne cherchez pas la moindre trace d'avant-garde dans ce quatuor nantais. Ils déclinent point par point et à la sauce gauloise le concept désormais breveté du groupe <em>College Punk Rock</em> : morceaux rapides et sautillants, blagues potaches et reprises improbables de générique de dessins animés pour gosses. Une bien belle prestation régressive, dans la grande tradition de la philosophie RAB (ndr : rien à battre) propre à toute une génération. Pour ce qui est de l'humour, je leur file à l'aise 20 sur 20. Pour ce qui est de la musique, mon jugement est nettement plus partagé... Mais paraît-il c'est fait exprès !</p>

<p>Tombés d'une branche de l'arbre généalogique du défunt combo d'ici Zabriskie Point, débarque alors <strong>JUSTIN(E)</strong>, qui n'est pas une énième chanteuse à la mode propulsée sur le Mouv' mais les nouveaux héros prometteurs du punk " <em>fuck off attitude</em> " made in Naoned. Ces cinq jeunes branleurs ont totalement intégré la philosophie de distanciation dans leur musique (genre "<cite>on fait comme on veut et on vous emmerde</cite>"). Un peu trop peut-être. La mise en place tourne plutôt pas mal. Le rythme est soutenu mais, c'est là l'un des écueils du genre, sans vrai relief. Leur bassiste est un type totalement déconcertant. Il affiche un sourire ravi tout le long du set. Soit c'est la joie d'être là, soit il vient de se prendre une grosse balle dans la tronche (et vu ses petites approximations, je pencherais plutôt pour la deuxième solution). A noter, l'énorme charisme de leur chanteur, avec ses textes totalement habités, qui sont au rock'n'roll ce que l'auto-fiction est au renouveau du roman français (Houellebeck, Angot et consorts). Avec sa veste de survêt orange, on dirait un jeune lad sorti d'une cité banlieusarde anglaise. Quand je vous dis que JUSTIN(E) a la " total fuck off attitude " vous pouvez me croire sur parole ! Maintenant, on demande à voir sur la longueur...</p>
<p>Changement de backline. J'attends avec impatience le groupe de la soirée (de l'année ?) pour lequel nous avons véritablement fait le déplacement. Vous ai-je dit que j'avais fait l'acquisition de l'album " <em>Renewed Attack</em>" lors du <a href="http://www.el-royce.com/blog/el-royce-blog-lake-fest-limoges.php" title="Lake festival Saint Hilaire les places">Lake Fest</a> pour la modique somme (prix indicatif conseillé) de 10 euros  ? Déjà les petits gars d'Epinal figurait dans ma top liste des groupes à suivre de près, mais durant l'été la dernière galette des <strong>FLYING DONUTS</strong> a véritablement mis le feu à mon lecteur CD tellement je l'ai fait tourner ! Produit par Harvey Birell, ce disque ne souffre que d'un seul défaut : sa sous-exposition médiatique et un réseau de distribution qui gagnerait à éperonner les têtes de gondoles. Sûrement l'un des tous meilleurs disques de punk mélo de la scène européenne, sans rire ! Donc quand j'ai su que les beignets volants débarquaient par chez nous, vous imaginez la grosse bosse dans mon slip...</p>

<p>Avant leur prestation je croise Benjamin au stand merch' et lui dit tout le bien que je pense de leur dernier en date. Au passage je lui glisse un de nos CD en insistant bien sur le fait qu'on est même prêt à coucher pour jouer avec eux ! Le power trio s'installe et d'entrée de jeu les FLYING nous imposent un son énorme, qui donne à penser que les groupes précédents jouaient sur des amplis 20 watts. Ça laisse songeur. On se retrouve tout de suite en pays de connaissance... Le set est partagé entre les gros hits de "<em>Last Straight Line</em>" et ceux du "<em>Back Off EP</em>" (c'est bien connu les DONUTS ne pondent que des hits).<br><br>Finalement assez peu de leur dernier excellent album, peut-être dans un soucis de retranscription live (ils ont enregistré l'album à quatre et sont désormais de nouveau en formule trio). Malgré tout et vu l'énorme bois qu'ils nous envoient, leur prestation ne souffre d'aucun manque de seconde guitare. Les FLYING sur scène c'est pas le genre comique troupier. Autant les précédents groupes ont su habilement combler les vides dans le grand style stand-up comedy, autant là c'est "<cite>one-two-three-four</cite>" pan dans la gueule !</p>
<p>Les lorrains terminent leur show sur quelques reprises de bon aloi qui viennent conclure avec brio cette fête du riff. On aurait aimé un son plus net sur toute la longueur du set (un méchant larsen a plané pendant un bon moment... mais que fait la jeune fille à la console). Peut-être un peu plus de sourires de la part du Dalstein à la guitare (mais ceci explique peut-être cela). Et pourquoi pas, une set list deux fois plus longue. Mais bon, faut pas oublier que ces gars passent leur vie sur la route et qui veut voyager loin ménage sa monture.</p>
<p>En vidant les lieux je vais une fois de plus féliciter Monsieur MinMin Frappe-de-Velours (sic) et lui rappelle s'il en était besoin notre éternelle allégeance. Bon, je serais bien resté là des heures à jouer les groupies en pâmoison, mais j'ai plus excitant à faire. Je me précipite donc par les rues de la cité portuaire au volant de mon fidèle destrier blanc, pour aller retrouver un volume de Proust en édition originale, une tasse de verveine à portée de main et un concerto de Bach en fond sonore...<br><br>
Ha, ha. Et vous allez gober ça ? Bandes petits naïfs puérils que vous êtes ! </p>
<p>
<a href="http://www.myspace.com/uggyduck" target="_blank" title="Uggy Duck nantes">http://www.myspace.com/uggyduck </a><br>

<a href="http://www.myspace.com/justinepunkrock" target="_blank" title="Justin(e) Punk Rock nantes">http://www.myspace.com/justinepunkrock</a><br>
<a href="http://www.flyingdonuts.com/" target="_blank" title="les Flying Donuts">http://www.flyingdonuts.com/ </a>
</p>

<p><a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.html" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
      </div>
      
    
  </div>
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]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>7 + 1 = 4 ! EL ROYCE VERSION QUATTRO !</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/113-7-1-4-el-royce-version-quattro.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Wed, 09 Sep 2009 12:53:51 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/113-7-1-4-el-royce-version-quattro.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h2> 7 + 1 = 4 ! EL ROYCE VERSION QUATTRO ! </h2><div class="medias">
		<div class="center">
											<img src="http://www.el-royce.com/media/lolo__022431600_1501_09092009.jpg" alt="Lolo vernier" longdesc="longdesc-138.html" />
										</div>
</div>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><div class="blogSubject"><!--- blog body ---> 						 						    <strong><font size="1">APRES SEPT ANNÉES DE BONS ET LOYAUX SERVICES SOUS LA FORME DE POWER TRIO, SEPTEMBRE 2009 VOIT L'ARRIVÉE CHEZ EL ROYCE D'UNE NOUVELLE ROUE MOTRICE POUR BOOSTER SON BOLIDE SONIQUE ! </font></strong></div>
<p><font size="1">Merci à tous ceux (et celles) qui ont bien voulu répondre à l'appel, même si malheureusement nous n'avons pu rencontrer tout le monde. Un remerciement tout particulier aux candidats venus mouiller le maillot au local de répète... Le niveau a été élevé et la compétition fut rude (comme quoi des bons guitaristes ça existe et si vous cherchez merci de nous dire, on fera suivre). <br />
C'est donc <b>LOLO VERNIER</b>, archer bien connu de la scène Heavy Rock nantaise qui nous rejoint dans l'aventure. En exclusivité mondiale, nous vous proposons de découvrir notre nouveau mousquetaire, en attendant de le retrouver prochainement en direct live !<br />
<br />
<b>LAURENT, PEUX-TU NOUS FAIRE UN PETIT RÉSUMÉ DE TON PARCOURS MUSICAL ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
Mon premier groupe a existé de 1990 à 1998 sous le nom de <em>POXY DOCS</em>, on a réalisé deux CD, un en 1994, puis le deuxième en 1996. Ce groupe pratiquait un Hard Rock avec des influences Aerosmith, ACDC, The Cult.... pour poursuivre avec le&#160; deuxième CD sur un répertoire orienté Metal Grunge, plus sombre, plus agressif dont les intonations se tournaient vers Pearl Jam, Alice In Chains, Soundgarden.</font></p>
<p><font size="1"><br />
En 1998, je rejoins le <em>RUDY ROBERTS BAND</em>, pour interpréter la deuxième guitare lors de quelques concerts pour ses deux albums "Passion Color", puis "Arabesque". </font></p>
<p><font size="1">De 2002 à 2005, je rentre dans <em>WILD WEST</em>.</font></p>
<p><font size="1"><br />
Depuis 2004, je remplace Rudy Roberts dans le groupe <em>IF</em>, groupe de reprises tel que ACDC, ZZ Top, Deep Purpule, Pink Floyd ou Van Halen. Je participe également depuis 2004 au trio acoustique <em>TRIBUTE</em>, avec André Fuciarelli (ex-chanteur de WILD WEST) et Matt Toledo. Ce groupe réadapte avec une voix et deux guitares des morceaux de Zakk Wylde, Whitesnake, Gotthard, ACDC.<br />
&#160;<br />
<b>POUR LES PURISTES DE LA 6-CORDES, TU PEUX NOUS INDIQUER LE MATERIEL QUE TU UTILISES&#160; ET TES GUITARISTES DE PRÉDILECTION ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
C'est très simple, j'utilise un Marshall JCM 800, une Gibson Les Paul studio, une Gibson ES 135, une pédale Wah-wah. <br />
<br />
<b>COMMENT ET POURQUOI AS-TU SOUHAITÉ REJOINDRE LES RANGS DE EL ROYCE ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
EL ROYCE possède des morceaux à la fois énergiques et mélodiques, c'est une musique dans laquelle je me retrouve, de par mes influences musicales. Ce qui m'intéressais aussi, c'était de pouvoir jouer dans une formation différente de celles que j'ai aujourd'hui, c'est à dire TRIBUTE et IF, c'est très enrichissant.<br />
&#160;<br />
<b>COMMENT S'EST PASSÉ TON RECRUTEMENT ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
Avec les EL ROYCE, on se croisait de temps en temps lorsque l'un ou l'autre faisait un concert. J'ai vu l'annonce, j'ai téléphoné, on a répété et puis voilà...<br />
&#160;<br />
<b>QUAND POURRONS-NOUS TE RETROUVER SUR SCENE AVEC EL ROYCE ? </b></font></p>
<p><font size="1"><br />
Le 25 octobre à Nantes à la Scène Michelet. <br />
<br />
<b>LE MOT DE LA FIN ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
C'est cool et ça va péter !<br />
</font></p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>road to rouen</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/59-road-to-rouen.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:53:49 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/59-road-to-rouen.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LE SAXO / Road to Rouen, Road to ruin...</h1>
<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-richerd-royce.jpg" alt="RichErd Royce" border="2" width="450" height="600"><p></p>
<p>[ Sam 31 mar 2007] Soyons honnête ! N'eût été ce petit séjour lors des dernières Fêtes de fin d'année pour y faire du tourisme (mais qui a dit sexuel?) je n'aurais sûrement jamais mis les pieds à Rouen. Trop au Nord, trop froid, trop humide. Et pourtant... Bravant les vapeurs éthérées des lendemains de la St Sylvestre, j'avais parcouru la ville, toujours à la recherche d'un nouveau tabernacle susceptible de recevoir notre jus de gros Rock qui tâche. Au SAXO, l'affaire avait été rondement menée. Moins de 15 minutes pour entrer et sortir, une nouvelle encoche à notre calendrier et l'assurance d'une juste rétribution en poche . Le rendez-vous était donc pris.</p>
<p>Je n'ai rien de particulier à dire sur la ville qui a recueilli les derniers soupirs de feu "<em>Jeanne d'Arc aka La Pucelle</em>", si ce n'est que les habitants d'ici ont leur façon bien à eux d'intérioriser leur joie de vivre et que la circulation y est limpide comme un jeu d'enfant. Or cela, un week-end musical pépère, si ce n'est 2/3 anecdotes que je me propose de vous narrer ici...</p>
<p>Une fois n'est pas coutume, nous avons embarqué pour ce voyage de la recrue féminine censée nous guider dans notre périple (sic).<br> Le (long) voyage s'est déroulé sans problème, tel un vestiaire d'équipe de foot de CFA dérivant sur quatre roues.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-roycemen.jpg" class="bleu" alt="Les Roycemen" border="2" width="450" height="600">

<p class="bleu">Nous arrivons devant <strong>le SAXO</strong> sans peine et dans les temps, accueillis par des hauts-parleurs qui braillent du Gilbert Montagné (t'as vu sa femme ? Nan, bah lui non plus). Une sorte de braderie fantomatique bat son plein. Pas un chat dehors. La voix d'un speaker (qui restera caché à notre vue) annonce à qui veut l'entendre (soit la totalité du centre ville de Rouen) qu'il est formellement interdit de stationner place St Marc et en particulier devant le SAXO. Autant dire "les gros cons dans votre camion de gitans immatriculé 44, vous dégagez" ! Comme Robert Smith, nous n'en avons cure. Sans même s'accorder la moindre la pause syndicale de rigueur, nous installons notre matos et commençons le soundcheck. Un bien beau pub en vérité, tout de boiseries et de lumières tamisées. Patrice, le patron, nous indique de façon sibylline et entre les lignes, qu'on est pas forcément obligé d'envoyer le boulet. On acquiesce, ayant déjà un peu anticipé. Malheureusement nous sommes déjà à notre maximum question minima sonore. Notre barnum de bois et d'acier est en place et on peut gentiment se rafraîchir devant une binouze.</p>


<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-royce.jpg" alt="El Royce par Marion internationale Ruszniewski" border="2" width="450" height="300"><p></p>

<p>Arrive notre amie <em><a href="http://mapage.noos.fr/marionr" target="_blank">Marion</a></em><a href="http://mapage.noos.fr/marionr" target="_blank">, photographe de presse de classe internationale</a> qui, après un shooting des Fall Out Boys à L.A., a décidé de couvrir en freelance l'intégralité de notre Battle of Normandy...</p>
<p>Vers 20h30, on émigre vers le Kebab d'à côté pour y remplir nos estomacs vides. L'ami Steff et moi prenons une assiette généreusement garnie d'oignons et de frites (armes bactériologiques de classe A). Comme il est dit dans le flim de Matthieu Kassovitz "jusqu'ici tout va bien".<br>

On se retourne dans le bar, c'est l'anniversaire d'un pote du taulier. De gentils baladins ont improvisé une session irlandaise. On se croirait à Dublin ! On les laisse remballer leurs flûtiaux avant de mouliner au braquet supérieur. On démarre notre premier round vers 23h pour un set exclusivement composé de reprises. C'est grosso modo la même track list qu'à la Gargouille (voir blog) en y ajoutant "<em>From out of nowhere</em>" de nos maîtres à penser Faith No More. Le pub est composé de différentes salles (ou niches, ou recoins). Y'a du monde, mais l'audience n'est pas vraiment captivée par nos ébats.  Vers la moitié du set, y'a là un jeune type qui se tient debout dans l'embrasure de notre alcôve. Tiens, sûrement un connaisseur qui veut en prendre plein les mirettes. Fin du titre, le type s'avance vers moi, j'attends ses félicitations (peut-être même qu'il est prêt à nous acheter un skeud, voire et pourquoi pas, c'est un producteur embusqué à la recherche de jeunes talents).  Voilà comment il commence sa litanie : "C'est super les mecs ce que vous faites. Vraiment, vous vous donnez à fond, ça c'est sûr. Mais voilà, j'suis installé vers l'entrée du bar et on entend comme si on se trouvait devant vous. Y'a pas moyen de baisser la zique ? On s'entend plus parler". Hum. J'inspire profondément et explique gentiment au jeune homme qu'on fait pas du jazz mais du rock et que c'est comme ça jusqu'à nouvel ordre... Mes points de suspension flottent dans les airs comme autant de "et si ça te casse les burnes, vas te faire cuire un œuf ailleurs et en silence". Je dois sûrement avoir ma tête des bons jours (genre l'Inspecteur Harry qui vient de se prendre une prune pour stationnement gênant) puisque l'insolent repart d'où il est venu, assuré que son intervention restera vaine. On enchaîne. Fin de la première manche.</p>
<p>Je passe au ravitaillement devant la pompe à cervoise, croise un gentil serveur qui me dit qu'une gamine voudrait chanter et est-ce qu'il y aurait moyen ? Mouais. Bof, pourquoi pas. Je file avec mes godets, tablant que la donzelle va sûrement se dégonfler et que l'affaire est pliée d'avance. A peine attablé dans notre carré VIP que le daron se pointe avec sa musaraigne sur les talons. "<cite>Ouais les mecs, vachement sympa de lui laisser sa chance</cite>". Et patati, et patata. Du haut de ses onze ans, notre graine de star est excitée comme un troupeau de courtiers juste avant la cotation du CAC40. Je lui indique le microphone, règle le pied et laisse la magie de l'instant faire le reste. Elle entame son couinement dans ce qui semble être la langue de Goethe. Je suis peut-être le seul ici à comprendre de quoi il s'agit. Il se trouve que par le plus grand des hasards mon rejeton, qui s'est mis à la six-cordes, m'a demandé de lui refiler les plans pour jouer "<em>Durch Den Monsun</em>" des juvéniles Tokio Hotel ! Ni une, ni deux, je saute sur ma pelle pour accompagner la jeunette. Salves d'applaudissements. J'ai fait ma B.A. de la semaine. Mon karma peut s'élever en toute quiétude. En guise de récompense, on récolte une tournée de binouzes.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-royce-tokyo-hotel.jpg" alt="Reprise Tokyo Hotel" border="2" width="450" height="338"><p></p>


<p class="bleu"> <strong>EL ROYCE</strong>, le groupe qui égaillera vos soirées : baptêmes, bar-mitzvas, enterrements, noces et banquets !</p>

<p>On poursuit avec un second set totalement made in nous. Ce petit épisode nous a totalement désinhibé (tu m'étonnes). Y'a déjà plus de monde à nous écouter et à apprécier. On se lâche.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-royce-live.jpg" alt="Live El Royce par Marion internationale Ruszniewski" border="2" width="450" height="300"><p></p>


<p>Juste pour vous situer, notre "main stage" a une vue imprenable sur les gogues, ce qui génère pas mal de passage. Un type assez lourdement handicapé qui est venu nous encourager, décide de faire un tour aux tinettes. Dans ce qui lui semble être un parcours du combattant, il a décidé de se faire accompagner par son gentil toutou (peut-être au cas où il se perdrait). Si ce n'était sa couleur noire et fauve et sa muselière réglementaire, le bestiau en question ressemble à s'y méprendre à un veau élevé aux hormones. Le rottweiler croisé poney est bien décidé à fourrer sa truffe dans mon verre de jus de houblon posé à mes pieds. Pendant un instant je dois jouer en composant avec la présence de cet intrus canin. C'est vraiment la totale ! Je réprime un fou-rire, ce qui je vous l'accorde, en chantant est un exercice plutôt mal aisé. Fin de l'anecdote. On fini notre second set sur les chapeaux de roues. Il est 0h45.</p>
<p>Le maître des lieux, Fabrice vient taper la discute. Nous apprend qu'il programme assez rarement des groupes aussi rock (on s'en doutait un peu). Qu'il fonctionne beaucoup au coup de cœur et qu'on est welcome chez lui pour un prochain passage à l'automne. Il nous narre les vertes et les pas mûres qu'essaient de lui refourguer certains groupes. Vraiment, la musique c'est pas un métier facile !<br>
On a jusqu'à 1h30 pour conclure. Ce que l'on fait avec un troisième set piloté à vue, moitié reprises, moitié incontournables de notre cru. On commence même avec un tout nouveau morceau fini de l'avant veille qui passe plutôt pas mal. On stoppe les machines à l'heure dite. Petite pause menthe à l'eau avant de plier bagages. Chargement du camion. J'encaisse la monnaie. Remerciements mutuels. Et direction "<em>Le Kiosque</em>". Dans son immense gentillesse, Fabrice nous a refilé des entrées gratos pour cette boîte. </p>
<p>Normalement, avec une native du coin dans notre convoi, tous les dieux de l'azimut et de la triangulation devraient être avec nous. Que dalle ! Et vas-y que je te tourne et retourne. Il est plus de 3 heures du mat', et que je te passe à la questionnette les quelques badauds pour trouver le fameux boulevard de Verdun (soit dit en passant, si tu cherches de la prostipute, le boulevard de Verdun is the place to be). Au final, on tombe quand même sur le Kiosque. Moi, je gare le camion devant l'entrée de la boîte et demande aux gentils portiers (le petit teigneux ou l'armoire à glace) de jeter un œil vigilant sur nos biens. Hop là, nous entrons pour gincherie de tous les diables. La population ici est composée d'une partie de la jeunesse dorée rouennaise, et selon Marion de quelques Emo Kids (frange longue et cravatte sur t-shirt) et enfin de bien belles radasses d'élevage, dont certaines selon Steff sentent le cul. Nous c'est plutôt la fritaille que l'on sent (voir chapitre kebab).  Avec nos gueules de rien, on se sent un peu en décalage horaire. Fort heureusement, comme il est tard on a échappé à tous les tubes house, R'nB et consort. Aussi, nous sommes accueillis par un set plutôt rock qui fait bouger nos corps. A 5 heures, l'aimable clientèle est invitée à prendre congé et on fait la queue au vestiaire pour récupérer nos effets personnels. Marion a laissé à la consigne son sac de matos photo. On sort et on décide de se mettre en chasse pour un hôtel. Marion tarde à se mettre en route et nous annonce que la raison de son retard tient du fait de quelques malandrins qui on lui explosé sa vite latérale arrière pour lui piquer un sac plastique contenant sa brosse à dent et un t-shirt propre. Fuck !   </p> 
<p>C'est le moral un peu dans les chaussettes que l'on prend la route d'un hypothétique gîte. Et là, bonjour les tours et détours pour arriver près du parc Expo où sont réunis tous les hôtels du coin. Sauf que là, manque de bol, c'est la Foire de Rouen. Le temps s'égrène. On se tape TOUS les hôtels alentours. Rien. Tous complets. On rapatrie vers le centre de Rouen, où on a repéré un Kyriad. Et par chance y'a des piaules vacantes. On arrive à la réception avec nos sacs de manouches. C'est 55 euros par chambre. Goran, le veilleur de nuit serbe (cerbère ?) nous annonce en roulant les « r » que c'est 2 personnes maxi par carré. On est 5, ça fait 3 chambres. Gasp ! On va pas niquer le béneff ! On essaie de négocier mais le bougre ne fléchit pas. On imagine que son patron lui a confisqué son passeport. Que là-bas au pays, quelques liquidateurs mafieux on un AK-47 posé sur la tempe des membres de sa famille et que si le pauvre nous laisse dormir quelques heures (il est plus de 6 heures du mat') à plus de deux par chambre, ça va être un vrai bain de sang. On le remercie chaleureusement pour sa compréhension et son hospitalité (Steff notamment) et nous voilà dehors à résoudre l'équation "sommeil + 5 personnes + une twingo fracturée + un camion de gitans". Voilà comment, en quelques heures un individu normal se retrouve demi SDF, à pioncer dans sa bagnole sur un parking d'hôtel sous la pile d'un pont du périphérique de Rouen, endroit qui a visiblement servi de latrines à l'air libre à plusieur générations de pisseurs. Bukowski l'a écrit, EL ROYCE l'a fait !  De la vraie vie de Rock'n'Roll pur jus.</p>

<p>Je vous passe sur nos gueules le lendemain au réveil. Notre recherche vaine d'une boulangerie et d'un café sur plusieurs dizaines de kilomètres (Rouen, ville de merde)... pour finalement atterrir au McDo devant un menu Best Of. Il est presque 13h. On doit avoir des gueules à faire peur ou bien une odeur de fénec, pas une seule famille ne s'est installée à moins de 5 mètres de nous. Y'a des places vacantes à côté, les gens s'installent un temps et pfiout, ils se barrent dare-dare.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/marion-internationale.jpg" alt="Marion internationale Ruszniewski" border="2" width="450" height="338"><p></p>


<p>Une fois repus, on ère encore sur plusieurs dizaines de bornes (rive droite, rive gauche, uptown, downtown) tournant et virant, à la recherche d'un hôtel. Mais cette fois-ci, il s'agit de l'Hôtel de Police pour que Marion dépose une plainte pour sa vitre pétée. Il y en a pour plusieurs heures, on doit l'abandonner à son triste sort pour rentrer dans nos pénates. On a appris qu'elle a servi d'interprète pour des chinois qui ne parlaient qu'anglais. La bonne blague !</p>
<p>Nous, on s'est rentré, alternant phase de conduite et phase de coma profond. J'ai bien géré les péages, on a réussi à avoir le tarif mini 2 fois sur 3. Retour à Nantes en début de soirée. Déchargement du matos. Comme les sportifs de haut niveau, on passe par la case décrassage (au savon et à la brosse métallique). Ça tombe bien je commençais à faire un élevage d'amanites tue-mouches entre les doigts de pieds... Partir c'est pourrir un peu !</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/marion_internationale" target="_blank">http://www.myspace.com/marion_internationale</a></p>
<p><a href="http://mapage.noos.fr/marionr" target="_blank">X-Plicite rock gallery</a></div>
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        </item>
        <item>
            <title>saint-cyr</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/60-saint-cyr.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:55:52 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/60-saint-cyr.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / ST CYR (TOURS)</h1>


<p>[Ven 13 juillet 2007]</p>

<p>Y'a des fois où rien ne se passe comme on voudrait... Parfois le téléphone reste désespérément muet et puis quand on voudrait être peinard à bronzer au bord d'une piscine (enfin faut pas trop en demander quand même, l'été c'est plus ce que c'était) entouré par de charmantes donzelles habillées en bunny, une part de pizza dans la main (merde j'ai l'impression d'écrire une <a href="http://www.elroyce.com/chroniques-articles-interviews-communiques.php#lechodanslaplaine" target="_blank">chronique de EL ROYCE parue dans L'Echo Dans La Plaine</a>, mais non j'suis pas rancunier)... bref quand Isa "<em>Madame Vilains Clowns</em>" nous a contactés pour mettre le feu (d'artifice) au <strong>GANESH</strong> <img src="http://www.el-royce.comganesh-carte.jpg" alt="carte de visite Le Ganesh Bar, LONGUE JUMELLE" width="151" height="230"> le jour de la Fête Nationale, bah on pouvait décemment pas dire non. Oui mais voilà, au milieu du 12 et du 14 juillet, y'a un mesquin vendredi 13 qui se trémousse et te fait la nique, parce qu'il faut absolument caler une date et qu'on a pas beaucoup de temps et patati et patata. Une vraie course ! Entre Aurillac et Saumur ça nous laissait le champs large... je rappelle aux ignares que pour un groupe de Rock la ligne droite est TOUJOURS le chemin le plus court et que se taper plus de 8 heures de camion par jour, c'est ni bon pour les concerts le soir, ni pour les escarres au cul ! Donc, assez logiquement on a jeté notre dévolu sur la région de Tours (pile poil au milieu). L'autre option étant de passer une journée off chez ma frangine en Corrèze. Bah, on aurait peut-être mieux fait...</p>

<p>Tout ce que compte la Touraine en lieu de concerts a été ratissé par notre bigophone et chaque fois c'est chou blanc. En désespoir de cause on arrive enfin à caler un truc dans un petit bar sur Tours, avec des conditions bien à l'arrache. Putain, quelques jours après les gars déclarent forfait... mais y'a pas à s'inquiéter ils nous ont refourgués à un autre bar sur l'autre rive à St Cyr sur Loire. Bon, ils ont plus son portable sous la main mais no problemo, ça va le faire ! Sauf que j'essaie d'appeler <stroing>LE BELLE ILE sur sa ligne fixe mais je tombe sur que dalle... j'essaie même de soudoyer quelques <a href="http://www.myspace.com/elroyce" target="_blank">amis MySpace</a> pour aller voir sur place. Au final, j'envoie quand même les affiches (tant pis si c'est pour rien) avec l'injonction de nous rappeler dès réception. Au moins comme ça, on en aura le coeur net. Quelques jours avant notre départ, le type nous appelle pour dire que c'est OK. Ouf, enfin c'est ce qu'on croit à ce moment là...

</stroing></p><p>Perso, le voyage du Cantal à Tours, je pourrais pas en dire grand'chose, vu que j'ai pioncé la plupart du temps. Péages, chaleur, nourriture cheap, bref la routine ! On arrive à St Cyr comme des fleurs sans trop galérer, on se pose devant le BELLE ILE, c'est facile à trouver, c'est au bord de la Loire sur un grand boulevard genre Maréchaux où ça circule pas mal. Le taulier nous accueille avec la même chaleur qu'en recevant des Mormons venus lui vendre des Bibles. Faut dire le pauvre, se faire refiler un groupe à l'arrache comme ça au dernier moment... maintenant, il pouvait aussi dire non ! Et pis, ce soir il prend pas trop de risques le bonhomme. Il a aussi hérité des conditions initialement prévues. A 2 euros la PAF, dès le départ ça sent méchamment le non-profit pour nous (c'est notre côté Rock Prolétaire de gauche qui nous perdra). La bonne blague du jour c'est qu'on joue mélodie en sous-sol à la cave. Outre le côté revival à la Beatles, faut se taper tout le matos dans un escalier en colimaçon point trop prévu pour du Marshall. L'ambiance est un peu zarbi. Pendant qu'on installe, y'a un type genre Hugolin (cherchez pas j'vous expliquerais) qui nous briefe sur le matos, enfin ce qu'il en reste. Finalement, on saura jamais qui c'est, puisque après on l'a plus revu de la soirée. Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression de voir s'afficher <span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bolder; font-size: 125%; letter-spacing: 0.3em; text-decoration: blink;">L-O-O-S-E</span> avec de gros néons rouges au dessus de nos têtes. Après la balance, on remonte au niveau du bar, le patron est toujours aussi causant. On se demande si va pas falloir le supplier pour avoir à boire. C'est un taiseux cet homme-là. Vu où on en est, on demande comment ça se passe pour la bouffe, c'est à la pizzeria juste à côté, nickel !</p>

<p>Pendant, qu'on sirote notre binouze à la terrasse, je repère une amie MySpace (pour une fois que je les reconnais nos amis virtuels). Je la salue. Elle est venue avec sa gamine de 3 ans et me demande si on pourra faire le taxi ce soir pour les ramener. Je la rassure (c'est encore notre côté Rock Prolétaire de gauche qui parle). Arrive un gus aux cheveux longs et à pieds, c'est son rencard. Je ne le sais pas encore, mais en jetant un coup d'oeil vers leur table, je contemple là l'essentiel de notre public de ce soir. Car après les pizzas d'à côté, on descend dans notre cave et on fait les comptes avant d'envoyer : 1 individu mâle louchant avidement sur 1 individu femelle, accompagnée d'un enfant en bas âge et c'est tout, basta ! Si on considère la Convention de Genève des groupes maudits, virtuellement y'a moins de personnes dans la salle (2,5) que sur scène (3) et on pourrait plier nos gaules ! Mais voilà, la garde se meurt mais ne se rend pas. Inutile de vous dire qu'on joue pas le show des grands soirs. D'abord pour sauvegarder les oreilles de la pauvre gamine et pis franchement on se croirait en répète. On fera quand même nos 3 sets. Mis à part 2/3 crétins descendus pour remonter "<cite>parce que 2 euros c'est trop cher</cite>" et 4 personnes (dont les tauliers du premier rade prévu après leur fermeture) voilà tout le beau public tourangeau que nous aurons attiré ce soir.</p>

<p>On plie et charge rapidos. Yann fait notre B.A. du jour en raccompagnant la donzelle et sa gosse. Steff tape la discute avec le patron qui enfin  semble se dérider. Il nous déballe ses louanges et nous invite à reprendre contact pour caler une date à l'automne dans des conditions "normales". You're welcome.</p>

<p>On cherche un hôtel cheap mais à l'heure qu'il est c'est l'impasse sur Tours. Finalement, on roule jusqu'à Saumur et on trouve enfin à se loger. Ça fait un petit moment que j'avais pas conduit notre van et je trouve qu'il y a un bruit bizarre à l'arrière du camion. Il est plus de 5 heures du mat' peut-être que je suis juste un peu  fatigué...</p>

<p><em>Epilogue I </em> : sur les conseils du patron du BELLE ILE on l'a recontacté pour caler une date le 03/11/07. Très délicatement, le 2 (donc la veille) on a reçu un mail nous indiquant que la date était annulée en raison d'une inondation. Vrai ou pas vrai, j'ai essayé de joindre ce charmant monsieur sur son portable mais n'ai eu que sa messagerie (peut-être que le portable a été lui aussi emporté dans le torrent). C'est ce qu'on appelle un plan concert qui tombe méchamment à l'eau ! Amis groupes ou de la région de Tours, si vous avez des avis positifs pour faire remonter la côte de ce bar merci de nous le faire savoir, parce que nous, je ne pense pas qu'on y remettra les pieds (ou les palmes).</p>

<p><em>Epilogue II</em> : rendez-vous pris auprès de mon garagiste, le bruit à l'arrière du camion c'est un roulement niqué et plus de 200 euros de réparation. Putain de vendredi 13 !</p>

<p>www.le-belle-ile-cafe.com</p>

<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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        </item>
        <item>
            <title>Clermont-Ferrand</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/52-clermont-ferrand.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 15:38:17 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/52-clermont-ferrand.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h1>Clermont-Ferrand</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><em>[Ven 30 juin 2006]</em><br><strong>LIVE REPORT &gt; June Attack part 4 / Act 1 : Ride to Live...</strong>
</p>

<p>Vous vous souvenez quand vous étiez gamin ? Ces
belles journées où dès onze heures vous étiez tout moite de sueur. Le ciel bleu
se voilant d'une brume de chaleur annonçant un après-midi torride. Maman
dans la cuisine qui prépare les sandwichs. Papa range le coffre de la bagnole
avec la rigueur d'un ingénieur logistique. Un parfum de chouette virée à
la mer flottant dans l'atmosphère.</p>
<p>Allez savoir pourquoi, ce vendredi-là j'ai retrouvé mes 10 ans. Je suis
tout émoustillé. En passant devant le bordel musical qui envahit mon espace
vital (<i>au grand dam de ma future ex-colloc, mais peut-être que ceci explique
cela</i>), je perçois un grésillement qui émane de ma mallette fourre-tout.<br><br>J'ouvre le bazar et repère l'origine de l'étrange bruit. Je vois là un
mediator (ou <em>plectre</em> - comme on dit dans les manuels comme il faut -
enfin le truc pour gratter la guitare) inconnu au bataillon. L'aspect est celui
d'un miroir, un peu genre revêtement de CD-ROM. Je me saisis de l'engin
ensorcelé. Et là, paf ! A peine le temps de comprendre, un hologramme en
jailli. Devant moi, l'image d'une femme d'âge mûre apparaît (décidément
les quinquas me poursuivent).<br><br>Chignon, tailleur chic (encore pas trop mal), la vraie dame de pouvoir. J'ai pas le temps de sortir un son de ma bouche béante que l'apparition m'apostrophe :<br><br>

- <cite>«<a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.html" title="crooner de charme">Agent Rich Royce</a>, votre mission - si
vous l'acceptez - consiste à transférer l'agent transfuge <a href="http://www.el-royce.com/blog/yann-faurie.html" title="batteur rock">Yann Royce</a> vers
la terre de ces ancêtres, à savoir PneuLand.<br>Vous serez assisté pour cette
tâche par l'agent <a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.html" title="world's best bass player">Steff Royce</a>.<br>Comme d'habitude, vos armes de
prédilection seront des guitares en bois d'arbre, du Marshall poussé à onze et de la caisse claire qui vrille la tête.<br>Bien entendu, si vous ou l'un des
membres de votre équipe deviez merder dans les grandes largeurs, vous seriez
condamnés à jouer en milieu rural pour la fête de la musique dans des
remorques à bestiaux jusqu'à ce que mort s'en suive ».</cite><br><br>Chlop ! Fin de la communication.<br>Je lâche le truc avant qu'il ne m'explose à la gueule. Voilà comment, au lieu de me faire une pic-nic party à la mer, je me suis retrouvé près de huit heures durant dans un camion, en compagnie de deux joyeux sbires tout suant, en direction de <em>Clermont-Ferrand</em>.</p>

<p>Certains groupes ont un lecteur de DVD embarqué, d'autres un véritable
système hi-fi. Nous, on renonce rapidement à utiliser notre autoradio
old school, le diesel sortant largement vainqueur du match des décibels.
<br>Trois garçons dans le vent, un peu bavards sur les bords et notre voyage
tourne rapidement à la discussion philosophique de haut vol. On parle musique
(un peu), gonzesses (pas mal), histoire de fesses (beaucoup). On tombe
finalement d'accord sur le fait que pour construire une vie à deux, la
bagatelle est un élément absolument nécessaire mais pas suffisant.<br>Comme
quoi, on peut être rockeurs ET pas totalement frivoles.<br>Durant notre
road trip, nous nous sommes imposés deux challenges : négocier au plus bas
prix les autoroutes (sourires charmeurs pour essayer d'embrouiller les
péagistes sur la hauteur de notre destrier, parfois çà marche) et coller le maximum de stickers <em>EL ROYCE</em> sur toutes les surfaces planes qui se présentent à nous.</p>
<p>On se paume bien profondément dans les arcanes de la périphérie de Tours
(l'ingénieur DDE qui a conçu le plan de circulation devait être le frère
jumeau d'Hannibal Lecter). On profite du tronçon de nationale (et de la baisse
du régime moteur) pour se mettre la première k7 qui tombe de la boîte à gants
: c'est le « <em>Marche ou Crève</em> » de <strong>TRUST</strong>, du pur collector.<br>Sans comprendre, notre ami <a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.html" title="meilleur bassiste du monde">Steff</a> subit un véritable envoûtement. Il nous récite par coeur et avec le ton, tous les textes de l'album, tel un mantra d'hystérique la bave aux commissures. <em>Bernie Bonvoisin</em> s'est littéralement emparé de son corps.<br><br>

Grâce à un solide exorcisme (et le retour de l'autoroute, donc la fin du
monde audible) notre corse retrouve enfin son état normal. Nous arrivons
enfin vers 20 heures dans la patrie du bonhomme Michelin. Les deux
flèches noires de la cathédrale nous toisant telles les tours d'Isengard ou du
Mordor.</p>
<p>Nous nous posons devant le <em><a href="http://membres.lycos.fr/wheelie/" title="cave rock clermont-ferrand" target="_blank">WHEELIE BAR</a></em>, accueillis par les gars d'<em>ASX</em> (nos
co-listiers).<br>Le décor du bar oscille entre le post-indus et le néo-Mad
Max.On joue dans une crypte au sous-sol. Julie et Rico (les patrons) sont ma
foi bien charmants. On débarque une partie de notre matos (très
intelligemment on partage une bonne partie du backline). On définit l'ordre de passage de la soirée. On choisit d'être pris en sandwich entre les deux groupes
locaux. Comme les gars de <em><a href="http://www.myspace.com/dusteed" target="_blank" title="rock'n'core">DUSTEED</a></em> (groupe responsable de notre venue par ici et rois du street marketing) arrivent au compte-gouttes, on fait la balance en premier. Le son est correct. Petite note en demi-teinte : y'a pas de
bouffe prévue. Pas grave. De toute façon, on doit récupérer les clefs de notre
gîte chez la mamy de Yann (rappelez-vous que l'homme est natif du coin). On
s'éclipse, profitant de notre aller-retour pour se restaurer un peu,
profitant de la vue superbe sur la terrasse.<br><br>
Retour au Wheelie. ASX envoie sont Rock Core un poil Emo de très bonne
facture. Y'a du monde, sans plus (dans cette partie de la ville, après
20 heures on se croirait à Nagasaki juste après la bombe). Malgré les
vaines supplications de la clim' à la cave, l'endroit reste chaud et humide.<br><br>
C'est à nous d'envoyer la purée. Comme d'hab', on fait le truc sans se poser
de question. Bonnes réactions. On écourte un peu. Notre medley final
fonctionne encore à plein tube (quand même on peut légitiment se demander si çà ne fait pas oublier un peu tout le reste). Bref. Il fait VRAIMENT très chaud. Je
reste pour le début de DUSTEED qui balance du Hard Core un brin chaos
super bien, super fort, avec un batteur réellement impressionnant. A la
recherche d'un peu d'air frais à l'extérieur du bar, j'ai le plaisir de discuter
avec les gars de <em><a href="http://www.myspace.com/stetsonband" target="_blank" title="Stetson Rocks !">STETSON</a></em> qui ont eu l'amabilité de venir nous soutenir (et de franchir le mur de la virtualité <a herf="comparaif-myspace-purevolume-isound-betarecords.html" title="guide sites communautaires">MySpace</a>). Fin des hostilités vers 1
heure et des brouettes. Comme on est pas des radins, on a apporté quelques
canons de <em>Muscadet</em>, histoire de propager la <a href="http://www.pays-vignoble-nantais.org/" target="_blank" title="muscadet gros plant et autres produits du terroir">bonne parole du vignoble nantais</a>.<br><br>

Rasade aux camarades musiciens clermontois présents. En échange, on a le
droit à goûter à de la « <em>cervelle de singe</em> » un truc qui a l'aspect d'un foetus broyé dans du formol et qui se boit cul-sec. Il fait toujours
aussi chaud. Pliage du matos. On hésite à bouger pour faire la chouille, mais
avec le camion plein de matos c'est limite raisonnable. Finalement, on en
reste là, nos corps endoloris par la route et la chaleur se rappelant à notre
bon souvenir. Un grand merci à <em>Damien</em> de DUSTEED pour son enthousiasme et sa gentillesse, idem pour les gars de STETSON qui nous ont aidé à charger le
matos sans qu'on leur demande rien (promis les gars, faut qu'on se fasse un
truc ensemble). Une bonne petite soirée en somme. Nous arrivons vers 3 heures
du mat' à l'appartement que nous a gentiment prêté la môman de Yann (partie
faire du tourisme). Grignotages divers et au dodo les enfants.</p>
<p>La suite de l'histoire tient du gag façon Marcel Beliveaux. Juste pour
vous situer, tous les ans au 1er juillet c'est l'anniversaire du maître des
lieux (compagnon de maman Yann Royce et donc parti je vous le rappelle avec
elle en voyage) et ce cher brave, on peut dire qu'il connaît du monde qui l'
apprécie et dans le genre lève-tôt.<br>Aussi, le samedi dès 7h30 du matin, on
a rejoué le sketch  « <em>Service Après Vente des Emissions, j'écoute</em>».
Toujours la même ritournelle <br>
«<cite>non il est pas là</cite>»<br>

«<cite>ils sont partis en voyage</cite>»<br>
«<cite>ils nous ont laissé l'appart</cite>»<br>
« <cite>on a joué hier soir</cite>»<br>
«<cite>oui on s'est pas couché de bonne heure</cite>»<br>
«<cite>non c'est pas le premier appel</cite>».<br>

Bref, à 9h30,
n'y tenant plus, après un concours de pets de bon aloi, on a pris le chemin
du petit dej', puis de la douche.<br><br>Décollage à midi, pour de nouvelles
aventures.
</p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Mar 01 mai 2007 @ Marché Fermier de LA PANNETIERE</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/44-mar-01-mai-2007-marche-fermier-de-la-pannetiere.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 17:44:35 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/44-mar-01-mai-2007-marche-fermier-de-la-pannetiere.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h1>Mar 01 mai 2007 @ Marché Fermier de LA PANNETIERE</h1>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>En mai, fesse qui te plaît. Tu m'étonnes. Avec tout ça, on a bien failli demander l'asile politique à la Présipauté du Groland ! Mais bon... Pourquoi se priver de 5 ans de bonne poilade, 5 ans de cinéscénies médiatiques, 5 ans de grandeur et décadence de la société du spectacle ? Et pourquoi pas 10, 20, 30 ans, tant qu'on y est ? Et puis en y regardant bien : les années Reagan ça a donné les Dead Kenedy's, les années Tatcher les Clash, les années Giscard ont hissé Trust,  sous l'ère Pasqua y'a eu les Shériffs et les Ludwig et avec Chirac hein ? Je vous le demande, hein ? Kyo et Pleymo (nan, ça c'est le mauvais exemple). Alors, hardi les gars ! Haut les c?urs ! Nous voilà devant de belles années de rock'n'roll en perspective... allez mes braves, c'est un beau jour pour mugir ! </p>


<p>[Mar 01 mai 2007]</p>
<p> C'est là, un bien bel exemple de tour de passe-passe sémantique, car curieusement la Fête du Travail est un jour chômé (enfin jusqu'à cette année...). Traditionnellement le jour du muguet, la France glande dans son canapé, une binouze dans une main et l'autre à se gratter les couilles. Toute la France ? Non ! Car un groupe d'irréductibles bardes armoricains résistent encore et toujours face à l'envahisseur, au choix : le fromage pasteurisé, le b?uf haché surgelé, la musique en conserve, le profit à tout prix et j'en passe et des meilleurs. Bref, c'est donc en voisins, en famille et détendus du gland que nous avons débarqué nos mélopées hirsutes dans le <a href="http://www.el-royce.com/blog/el-royce-blog-marche-fermier.php">Marché Fermier de LA PANNETIERE à La Chapelle sur Erdre</a> (patrie d'adoption, rappelons-le, de notre <a href="http://www.el-royce.com/blog/yann-faurie.php">ami auvergnat et batteur Yann</a>). Depuis 10 ans et à date fixe, cette aventure familiale (un frère agriculteur, l'autre rockeur) réunit producteurs du terroir et musique du diable. </p>
<p>On prend possession de ce décor champêtre à l'heure du déjeuner et c'est un fabuleux b?uf bourguignon made in ici, qui nous accueille. On passe une bonne partie de l'après-midi à caresser le cul des vaches, parler aux cochons et s'empiffrer de fromage de chèvre local. Un ?il sur le ciel (tout gris et gonflé de pluie), un ?il sur nos partenaires de jeux (le <em>Big John's</em>, sorte de Beach Boys cryptiques et <em>Juco</em>, duo de guitaristes avec machine et doigts qui grouillent sur le manche comme à la belle époque), un ?il sur la montre (certaines balances traînent en longueur). On attend patiemment que notre heure arrive et de voir quel décalage horaire on va produire au moment d'envoyer le boulet. Faut dire ce qui est : ici l'ambiance ça serait plus "pataugas et gilet en peau de mouton" que "crête et orgie batcave". N'empèche, sur scène (ou plutôt sur la traditionnelle remorque de camion auquel nous sommes désormais habitués) y'a un gros mur de Marshall, genre Monsters of Rock ou Donington (voir photo ci-dessous).</p>

<p>N'étant pas un garçon excessif, je n'utilise qu'un seul baffle, de toute façon c'est largement suffisant. On joue le truc direct cash, avec seulement un poil de grosse caisse et les voix en façade. Il est environ 17h. On fait un set court, net et précis. <a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.php">Steff</a> s'agite comme un beau diable (comme d'hab). Je surveille la man?uvre du coin de l'?il, craignant sa chute sur le chemin de 15 cm de large qui le conduit vers moi (la remorque de camion c'est large, mais point trop profond). L'audience est visiblement ravie. Y'a même quelques potes (dont l'ami Jari des EV) venus nous soutenir. On conclut l'affaire sous le soleil qui a fait son grand retour. Allelujah !  
Au final, on réussit même à empocher un fabuleux fromage de chèvre. Bonnard ! Sûrement pas le concert du siècle, mais assurément un bon moment ensemble. Tellement mieux qu'un après-midi de glandouille devant la télé.
</p></div>
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]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Concert au Ganesh @ Longué Jumelles</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/73-concert-au-ganesh-longue-jumelles.html</link>
            <description><![CDATA[Ahhh...le Ganesh....]]></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 23:30:49 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/73-concert-au-ganesh-longue-jumelles.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><em>20 juin 2006</em>
</p>
<a name="ganesh">&nbsp;</a>
<p>

<strong>June Attack part 1 : Rock'n'Roll Tandoori</strong>
<br><br>

<em>[Sam 10 juin 2006]</em><br>
 En cet apres-midi caniculaire, n'importe qui aurait préféré se prélasser au bord d'une piscine, quelques pizzas à portée de main et de douces jeunes filles habillées en bunny pour agrémenter le décor (voir <a href="http://www.el-royce.com/blog/chroniques-articles-interviews-communiques.html#echo-dans-la-plaine" title="chronique de disque rock">chronique L'Echo Dans La Plaine</a>)... Oui, n'importe qui mais pas <strong>EL ROYCE</strong>. Frustrés par quelques déconvenues nantaises, il nous tardait de reprendre la route. C'est donc bercés par le doux son du diesel à fond de caisse (agrémenté par quelques gazouillis inaudibles de Cult et d'Aerosmith) que nous avons rallié sans encombres <strong>le GANESH</strong>, lieu de nos nouveaux méfaits, le tout sans clim', ni GPS. </p>

 <p> 
Pendant le voyage, on se marre en imaginant un clone de <em>Vikash Dhorasoo</em> habillé en Sikh (and destroy) nous accueillant avec des "<cite>oui saïb</cite>".<br><br>Et bah non : on se trouve entre Angers et Saumur et le seul rapport avec l'Inde dans ce lieu, ce sont quelques posters dans le plus pur style Bollywood affiches sur les murs du bar. On l'apprendra plus tard, c'est rapport à la sainte patronne de la chance et des commercants (Ganesh) et que le patron a sejourné quelques temps en Inde.<br>Voila pour l'exotisme.<br>Bertrand, le taulier globe-trotter donc, nous accueille avec une pression bien fraîche de bon aloi.<br>Pour vous situer, c'est un grand échalas genre un peu Stephen King mais la version biker avec les tatouages qui vont bien.<br>A voir l'allure du lieu, on s'imagine vite que c'est un pas gros maniaque du plumeau. Mais bon, quand on joue du Rock'n'Roll on chausse rarement des patins.</p>
<p>Comme d'hab' on décharge notre barda en 10mn chrono. Pendant qu'on s'installe, les <em>Stones</em> font place au dernier <em>Sick Of It All</em>. On peut à peine se parler.<br>Les portes sont grandes ouvertes. Ici, on devrait pas trop nous faire chier sur le volume sonore (comme quoi, les voisins compréhensifs ça existe et la police municipale bienveillante aussi : vive la campagne). Une fois le son en place (plutôt claquant vu la config' du lieu) on sonde Bebert sur ses prévisions pour l'affluence de ce soir.<br>Il nous explique qu'en général c'est assez fluctuant, mais que là, y'a grosse concurrence sur Saumur. Pas grave, on s'enfile nos pizzas (<em>tant pis pour les filles et la piscine</em>) accompagnées d'un petit Anjou rouge bien sympathique. Par contre, n'allez pas au <strong>Ganesh</strong> pour son café, vous seriez très très déçu. Bref.</p>

<p>Début des hostilités vers 21h30.<br>Comme on pouvait s'y attendre, y'a pas foule, mais le public est réceptif (y'a même la meuf du batteur des <a href="http://vclowns.free.fr/" target="_blank">Vilains Clowns</a>).<br>Premier set sans probleme. Pendant la pause, chacun vient nous réconforter, s'excusant presque de la désertion de leurs compatriotes. Pas grave, on est là pour jouer et pas en mode "économie".</p>
<p>On reprend pour un second set et là, la chaleur et les pizzas se font ressentir. On a l'impression d'avoir les guibolles qui pèsent 3 tonnes. Pour tout dire, on joue correctement mais physiquement on a du mal. Nouvelle pause, même topo. On avait pas vraiment prévu de faire 3 sets, mais bon, on s'adapte.
<br>Reprise vers 11h45 pour le dernier run. Le deal c'est de stopper quand 0h15 s'affichera sur la pendule. On gère le set à vue, piochant dans tous nos "hits". Le public (peut-être un peu plus nombreux) se lâche carrément.<br>Tout le monde est debout en transe. Meme le petit papy (qui a fait semblant d'écrire avec son doigt des trucs dans sa main pendant toute la soirée) est mûr pour un headbanging d'anthologie.<br>Bref, mine de rien on est en train de mettre le feu... Comme on pouvait s'y attendre, lorsqu'arrive l'heure fatidique les bougres ne l'entendent pas de cette oreille. On vient de jouer 2 heures dans la soirée, dans des conditions proche du hammam.<br>Perso, je la jouerais bien façon Aznavour (jamais de rappels). J'ai beau invoquer la convention collective des joueurs de luth et les représailles de la centrale syndicale des artistes payés au noir, rien n'y fait. Les gens en veulent toujours plus. On a le feu vert du patron.<br>On joue une premiere dernière, puis une seconde dernière et enfin la der des der (ou celle d'apres je sais plus). Voila, il est presque 0h45. On aurait pu continuer comme ca jusqu'au bout de la nuit. Dans la foulée, on encaisse la monnaie et on plie le matos vite fait, sans laisser nos corps meurtris refroidir.</p>
<p>    
Deux charmantes demoiselles nous proposent d'aller boire le cafe à demeure avant de reprendre la route. Vu le goût (?) de celui du Ganesh, on accepte.<br> L'invite est en tout bien tout honneur. On arrive devant une charmante chaumière perdue au milieu des champs. Meme de nuit, la déco et l'endroit semblent charmants. Denis, le maître des lieu et compagnon de Florence (qui nous a invités avec sa copine Valerie) a deja preparé le café. Les enfants dorment à l'étage. Nous nous installons sous la tonnelle, il fait tres doux. <br><br>S'en suit plusieurs heures de discussion sur les bienfaits de la medecine douce et les sciences ésoteriques (sans rire). On a la chance d'apprendre que grâce a nos signes respectifs <strong>EL ROYCE</strong> aurait pu s'appeler <em>Earth, Wind &amp; Fire</em>. Bref, on se marre bien, mais il est deja 3h du mat et la route nous attend. On se met sur le depart. Arrive John (présent au concert et sosie officiel de Cali) déçu de nous voir (déjà) repartir. Mais la route encore nous appelle.</p>

<p>Retour dans nos quartiers. Déchargement du matos. Je prends ma douche (esperée depuis tant d'heures), il est 6h du mat. Ce fût une bonne soirée pour se remettre en selle. On a réussi à vendre un peu de skeuds (et vu le nombre de personnes présentes ça fait une sâcré pénétration de marché).<br>Un grand merci à Bertrand pour son accueil.<br>Merci également à Florence, Valerie et Denis pour leur générosité et leur plaisir des joies simples (peu de chance qu'ils lisent un jour cette dédicace, ils sont farouchement opposés à toute forme de technologie moderne).<br><br>Dans quelques jours le <em>June Attack Tour</em> reprend. Encore de nouvelles aventures.</p>
<p><a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.html" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>death patrol tee shirt le petit zinc</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/61-death-patrol-tee-shirt-le-petit-zinc.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:57:00 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/61-death-patrol-tee-shirt-le-petit-zinc.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LE PETIT ZINC EFFECT : DEATH (DEAF ?) PATROL</h1>


<h2>Gagnez votre poids en répète avec El Royce !</h2>

<p>Au cours d'une répétition d'<a href="http://www.elroyce.com/" title="power pop punk from nantes">El Royce</a>...</p><p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-richard-plays.jpg" title="répète punk rock" width="400" height="408"></p>

<p>Ca joue, ca essaie des trucs, ça fait des réglages pour jouer encore plus fort...</p>

<img src="http://www.el-royce.comtete-ampli-hiwatt-custom-100.jpg" title="tête ampli hiwatt" width="400" height="243"><p></p>
<img src="http://www.el-royce.comtete-ampli-marshall-jcm.jpg" title="tête ampli marshall" width="400" height="242"><p></p>
<img src="http://www.el-royce.compedale-hartke-bass-attack.jpg" title="pédale bass attack hartke" width="400" height="315"><p></p>


<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-steff-smiling.jpg" title="steff bassiste espiègle" width="400" height="426"><p></p>

<p>Mais ça rigole bien quand même...</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-richard-concentrated.jpg" title="guitariste chanteur bosseur" width="400" height="507"><p></p>

<p>Mais ça joue...</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-steff-pointing.jpg" title="bassiste myspace" width="400" height="381"><p></p>

<p>Ca prend des poses qu'on dirait faites pour figurer l'air de rien sur un <a href="http://www.myspace.com/elroyce" target="_blank">profil MySpace</a>...<br>Jusqu'à ce que...</p>

<h3>Ze Petit Zinc Effect</h3>

<p>Comme ça, sans crier gare un membre du groupe vous offre un tee-shirt !<br>
Mais pas n'importe quel tee-shirt commandé sur le portail de VPC favori de votre môman ou en soldes
dans la grande surface franchisée de la zone industrielle près de chez vous... Nan nan nan...</p>
<p>Un <strong>VRAI tee-shirt ORIGINAL</strong>, sérigraphié en très petites séries, et fabriqué en France !</p><p>

<script type="text/javascript" src="src="http://afond.decale.free.fr/lepetitzinc.js""></script></p><div align="center"><font color="#66ccff" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><a href="http://www.lepetitzinc.com/" target="_blank" title="un tee-shirt sain dans un corps sain"><b>www.lepetitzinc.com</b><br><img src="src="http://www.lepetitzinc.com/blog/images/isoloir/6.gif"" border="0"><br>l'atelier créatif</a></font></div>
<p>(Entendez-vous l'écho ? ... développement duraaaablleeee...)</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-lepetitzinc.jpg" title="colis tee-shirts made in Le Petit Zinc" width="400" height="300"><p></p>

<p>Et d'ailleurs, pas qu'un t-shirt ! On voit dans le colis moults goodies, stickers par ci, cartes
numérotées par là, badges, paillettes, petites étoiles, cotillons et serpentins-siffleurs ! C'est la fête !
Stupeur et tremblements parmi l'assemblée de mes deux comparses !</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-steff-richerd.jpg" title="punk rockers ahuris" width="400" height="399"><p></p>

<p>Eux qui pensaient jusqu'ici que faire un groupe de (punk) rock, c'était tourner irrémédiablement le dos aux 
petites attentions de tous les jours*, aux cadeaux de non-anniversaires, aux gestes les plus élémentaires de courtoisie, voire même aux rudiments de civilité citoyenne et républicaine, pour se contenter d'alimenter les clichés du genre :
bière à pas cher, boulettes de crasse entre les doigts de pied et pépées piercées...</p>
<p>* <em>Note : j'exagère, parce que chez <strong>El Royce</strong>, on est très porté sur le tee-shirt, et j'ai déjà eu droit pour ma part à un magnifique FuryShop 
pour mon anniversaire, ainsi qu'à un Zildjian et un Pearl</em>... </p>

<p>Aussi sec, les compères décident d'essayer leur <strong>Death Patrol</strong> ! <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.html" title="RichErd Royce">Richard</a> s'y met en premier. Notez qu'il porte un tee-shirt de nos collègues rockers finlandais BAD MACHINE (lire le billet sur le <a href="http://www.el-royce.com/blog/el-royce-blog-bad-machine.php">concert au Pitcher</a> ou visiter leur <a href="http://www.myspace.com/badmachine" target="_blank">Profil MySpace Music</a>)</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-richard.jpg" title="essayage punk rock" width="373" height="601"><p></p>

<p>Puis c'est l'ami <a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.html" title="Steff Royce">Steff</a>... Notez qu'il porte un tee-shirt <a href="http://www.laboitenoiredumusicien.com/" target="_blank">La Boite Noire du Musicien</a>.</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-stephane.jpg" title="enfilage de t-shirt" width="400" height="406"><p></p>

<p>Et voilà le travail !</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-richerd.jpg" title="t-sirt seyant à souhait" width="484" height="555"><p></p>

<p>Yeah baby !</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-steff.jpg" title="tee shirt pour grand corps viril" width="400" height="386"><p></p>

<p><strong>Death Patrol 4 all</strong> !</p>

<img src="http://www.el-royce.comdeath-patrol-el-royce.jpg" title="Death Patrol X3" width="400" height="386"><p></p>

<h4>Prochainement (ou jamais)...</h4>
<p>Le test d'essayage du <a href="http://www.lepetitzinc.com/catalog/product_info.php?cPath=21&amp;products_id=32" target="_blank">tee-shirt "<strong>La Terre est plate</strong>"</a> (toujours par Le Petit Zinc)</p>

<img src="http://www.el-royce.competit-zinc-terre-est-plate.jpg" title="La Terre est plate Le Petit Zinc" width="400" height="485"><p></p>

<h5>Prochainement (suite)</h5>
<p>Test d'essayage du <a href="http://www.lepetitzinc.com/catalog/product_info.php?cPath=21&amp;products_id=36" target="_blank">t-shirt "<strong>Planeur</strong>"</a> (toujours par Le Petit Zinc)</p>
<img src="http://www.el-royce.complaneur-le-petit-zinc.jpg" title="Planeur Le Petit Zinc" width="400" height="549"><p></p>


<p>Retrouvez la Collec' complète des tee-shirts de chez Le Petit Zinc en ligne :</p>

<p><a href="http://www.lepetitzinc.com" target="_blank" title="sérigraphie sur tee shirts">Le Petit Zinc Atelier créatif</a></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>A vendre GUITARE Lag Roxane matt design rm 200</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/184-a-vendre-guitare-lag-roxane-matt-design-rm-200.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 30 Nov 2010 19:14:03 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/184-a-vendre-guitare-lag-roxane-matt-design-rm-200.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h2>VENDS GUITARE ELECTRIQUE LAG ROXANE MATT DESIGN RM 200 - PEARL WHITE (250 €)</h2>
<p>C'est la guitare idéale pour démarrer avec le gros son et un petit budget !</p>
<p>Instrument polyvalent, elle conviendra également parfaitement dans un rôle de «<em>seconde guitare</em>».</p>
<p><strong>Ultra-légère</strong> (corps en acajou massif), avec un <strong>manche très facile</strong> (érable collé, touche en ébène, 22 frettes), cette <strong>Roxane</strong> dispose de nombreuses finitions de qualité (sillet en graphite, chevalet Lâg design « tear drop », mécaniques haute-précision).</p>
<p>Son atout majeur reste son <strong>excellente sonorité</strong>, servie par 2 EMG HZ double-bobinage et un ingénieux système avec 2 volumes indépendants push-pull permettant de splitter les micros :</p>
<ul>
    <li>son gros et riche en position double : on est dans l'univers de la puissance à la <em>Gibson</em>,</li>
    <li>en position simple on passe à un son cristallin dans l'esprit <em>Fender</em> !</li>
</ul>
<blockquote>Modèle acheté en 2006. Visible sur Nantes.<br />
Vendue 250 € avec&#160; cordes neuves (10-46) + housse souple + stand (support guitare).<br />
<br />
NI LIVRAISON, NI ENVOI. PAIEMENT CASH.<br />
TEL : 06 24 86 84 08 - Richard novatrax_music@yahoo.fr<br />
<br />
</blockquote>
<p>Attention : cette guitare est d'occasion (par définition elle n'est donc pas neuve et n'a pas passé quatre ans sous une cloche en verre non plus). Elle a parcouru des milliers de kilomètres, joué plusieurs dizaines de concerts, tourné dans des vidéos et a enregistré des disques (dont l'<a title="power pop rock" href="http://www.el-royce.com/merch/albums-el-royce/1-album-rock--cd-rock--punk-rock--wysiwyg.html">album 13 titres WYSIWYG</a>). Il est donc normal qu'elle ait gardé quelques traces de sa vie passée (ce qui explique ce prix discount).</p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


<div class="medias">
		<div class="center">
											<img src="http://www.el-royce.com/media/guitarelagroxanerm200__082971500_2024_30112010.png" alt="Guitare Lag Roxane RM 200" longdesc="longdesc-351.html" />
										</div>
</div>]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Loi Hadopi Dossiers, analyses et prise de position</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/90-loi-hadopi-dossiers-analyses-et-prise-de-position.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Sun, 29 Mar 2009 22:26:03 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/90-loi-hadopi-dossiers-analyses-et-prise-de-position.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h2>Richard du groupe El royce nous repond  </h2>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>Par Winny le vendredi, mars 27 2009, 09:41 </p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>



  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p><strong>LTB</strong>   Pensez-vous que la proposition de loi Création et Internet soit une solution contre le téléchargement illégal&nbsp;?</p>


<pre></pre>

<p>Encore une fois, on a préféré la répression à l’éducation et la prévention, ou au moins à la mise en place d’un système «&nbsp;gagnant-gagnant ». Avant même d’être appliquée, cette loi est déjà décriée pour être coûteuse et inefficace. C’est une vision assez hypocrite qui n’a qu’un seul but, faire plaisir aux Majors. Quand on sait que l’offre commerciale des fournisseurs d’accés est basée sur la vitesse du débit, on imagine bien (sans le dire) que ce n'est pas seulement pour afficher plus vite des pages web… On peut prendre l’exemple de l’américain AOL qui fait partie du groupe Time Warner qui produit notamment aussi des films et de la musique. Est-ce que les dirigeants de cette multinationale n’ont pas vu les risques que pouvait engendrer sa filiale internet vis-à-vis de sa branche qui fabrique du contenu&nbsp;? Ou alors l’idée c’est de faire cracher au bassinet le consommateur à tous les étages&nbsp;? Avec en prime une bonne couche de culpabilisation et de moralisme à deux balles.</p>

<pre></pre>

<p><strong> LTB</strong>  Vous a-t-on demandé votre avis en tant qu'artiste à propos de cette loi ou des mécanismes à envisager pour régler la crise du disque&nbsp;?</p>

<pre></pre>

<p>Ah bon&nbsp;? Maintenant on aurait quelque chose à dire&nbsp;?</p>


<p><strong>  LTB  </strong>   Avez-vous pris part à l'élaboration du rapport Olivennes&nbsp;?</p>


<pre>Qui ça...???</pre>


<p><strong>   LTB</strong>   De manière générale, vous sentez-vous concerné par la crise du disque&nbsp;?</p>



<p>Fort heureusement il y aura toujours des groupes pour faire des disques. C’est plus cool à exhiber dans son salon qu’une clé USB… On croyait le vinyle mort et enterré, pourtant on en fabrique toujours. Pour le CD ça sera pareil, dans un marché de niche. Globalement, si on prend la France (parce que c’est là que j’habite et je peux difficilement parler du marché US ou Allemand) la crise du disque est pour moi avant tout une crise de contenu. Pourquoi les cinémas font le plein malgré un prix d’entrée très prohibitif&nbsp;? Parce que l’offre y est variée et nombreuse. Aujourd’hui l’industrie du disque est trop frileuse, trop consensuelle. Elle ne fait plus son travail de découverte. Elle recherche surtout le profit à cours terme. Quel artiste ou groupe signé sur une major depuis disons cinq ans, a réussi à sortir au moins trois albums de suite&nbsp;? Si on prend le consommateur de base (en gros le jeune) on peut comprendre qu’il hésite à lâcher quinze euros pour un disque dont on entendra plus parler dans six mois… C’est avant tout ça qui pousse au téléchargement illégal. Le prix du disque est aussi une variable importante. Dix euros pour album ça devrait être un maximum. Quant aux fonds de catalogue refourgués au prix fort, c’est carrément une honte. Même remasterisé un vieux disque d’AC/DC ou de Motorhead ne devrait pas excéder six euros. On  peut comprendre qu’un type ayant déjà les vinyles, télécharge les mêmes titres pour les mettre dans son Ipod sans vouloir débourser un kopek. Autre truc, les sites marchands. Pourquoi acheter à la Fnac un disque qu’on peut trouver presque trois fois moins cher sur Amazon et en plus livré chez soi&nbsp;? Enfin, il y a aussi le soucis de la diffusion. Les radios sont trop formatées, avec trop peu de titres en rotation, trop peu de styles représentés. La presse musicale est en berne. L’actualité musicale a littéralement disparue des grandes chaînes de télé aux heures de grande écoute et même des deuxièmes ou troisièmes parties de soirées. Robinets à clips, musique d’ascenseur, même combat. Tout ça n’excite plus grand monde. Bref, la musique n’est plus «&nbsp;bankable ». Sauf pour quelques passionnés qui eux, continuent d’acheter des disques.</p>


<p><strong>LTB</strong>   Que pensez vous d’un point de vue général de cette loi est-ce une bonne chose ou une mauvaise chose&nbsp;?</p>

<pre></pre>

<p>Sans régler tous les problèmes, la solution de la «&nbsp;licence globale&nbsp;» aurait été préférable. En mettant à contribution les consommateurs et les fournisseurs d’accès, il aurait été facile de mettre en place un mécanisme de reversion vers les sociétés de droits d’auteurs, puis vers les éditeurs, les producteurs et les artistes, comme c’est déjà le cas avec la taxe sur la copie privée pour les supports vierges. C’était même évident et sûrement plus juteux pour le business de la musique. Mais voilà, ça voulait dire faire un grand bond dans l’idée de la fin du support physique et donc plutôt politiquement incorrect vis-à-vis de toute la filière disque (fabricants, grossistes, revendeurs). Il n’est pas certain que l’idée de «&nbsp;licence globale&nbsp;» ne refasse un jour surface, le jour où par exemple, on se rendra compte que la loi actuelle est totalement à côté de la plaque</p></div>
      </div>
      
    
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]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>festival rock'ambolesk</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/57-festival-rock-ambolesk.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:50:19 +0100</pubDate>
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  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / CHATEL-GUYON (CLERMONT-Fd)</h1>

<p>[Ven 06 juillet 2007]</p>

<p>Une fois n'est pas coutume, c'est ce qu'on dit. Deux fois, ça commence à devenir une habitude, non ? Cette année encore, nous avons décidé de démarrer notre mini tournée d'été (<em>mini tournée, maxi kilomètres</em>) par un pèlerinage au coeur de la terre qui vu naître <a href="http://www.el-royce.com/blog/yann-faurie.php">notre ami et batteur Yann</a>, à savoir l'Auvergne. Le rendez-vous était donc pris au <strong>FESTIVAL ROCK'AMBOLESK</strong> à Châtel-Guyon (63). Situé au pied de <a href="http://www.vulcania.com/" target="_blank">Vulcania</a> (<em>sorte de Disneyland de la pierre de lave made in Giscard</em>) à deux pas de Riom et donc (pour les incultes) tout proche de Clermont-Ferrand. Gageons que ce festival sut tenir toutes ses promesses (d'un point de vue organisationnel), eut égard à son patronyme. Mais, revenons tout d'abord au point de départ, c'est à dire à Nantes sur Loire. C'est vendredi, on est début juillet, ça sent bon les vacances. On peut encore espérer qu'on aura pas un été tout pourri (crédules nigauds que nous sommes).</p>


<p>En prévision de la longue route qui nous attend, nous avons opté pour une configuration Maxi Pullman du camion. Grâce à un douillet (comme David) matelas de transat sur la dernière banquette, nous pouvons disposer d'une couchette confortable. Ni voyez là aucune relation de cause à effet, Madame Predator a décidé de nous suivre dans notre périple et d'en accepter toutes les fâcheuses conséquences (blagues salaces, symphonies intestinales, j'en passe et des meilleures).<br>Rassurez-vous, aucun gang bang à l'horizon. Quand il s'agit de sa femme, le corse est rarement prêteur.<br><br>Bref, nos provisions de bouche embarquées nous avons décollé assez tôt dans la matinée sous un ciel ni bon, ni chon. La bonne surprise du jour c'est quand nous nous apercevons que désormais on peut rallier Tours directement par l'autoroute, sans se faire chier par les pittoresques chemins de bord de Loire. On arrive même à ne pas se paumer dans Tours (comme quoi, on peut tromper 1000 hommes une fois mais pas un homme 1000 fois ou... enfin bref) et trouvons sans encombre notre chemin vers Vierzon. On croise à un feu une Rolls. On tente de faire la photo des Royce et la Rolls, mais la circulation ne nous en laisse pas le temps.</p>
<br>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/el-royce/rockambolesk/el-royce-clermont.jpg" alt="El Roycemen on the road" class="bleu" width="400" height="352">
<br>

<p>Vu que le moteur à toujours le dernier mot sur l'autoradio et qu'on a épuisé tous les sujets que conversations, je lance mes petits camarades sur un jeu de colo, le <em>quart de singe</em>. <u>Rappel du jeu</u> : le premier joueur dit une lettre, les suivants en ajoute chacun une, le tout devant former un mot complet. Celui qui n'a pas suivi ou n'a pas compris le mot ou maîtrise mal l'orthographe perd et reçoit un quart de singe. Je vous raconte pas au début la créativité de notre petite troupe.<br><br>Tous les mots qui on fatalement commencé par B, I, T ou E, N, C ou S, O, D ou C, L, I, T ou V, A, G.<br><br>Quand le mot est arrivé à son terme, le joueur suivant perd et reçoit aussi un quart de singe. Vu qu'on était que quatre, y'a eu de belles stratégies pour faire perdre untel ou untel. Si l'on a reçu quatre quart de singe, on devient un singe et on est exclu de la partie. La seule façon de revenir dans le jeu, c'est de faire répondre à une question un des joueur restant et on lui pique un quart de singe pour repartir en selle. <cite>« Dites les gars c'est bien par là Vierzon ? »</cite> <cite>« Ouais »</cite> Bing, tu perds un quart de singe. Fatalement, quand il restait plus que deux joueurs en lice, la parano a gagné tout le monde, plus personne ne répondait à personne. Pas facile, de se diriger dans ces conditions. Par pragmatisme, on a stoppé le jeu et on a pu décidé où on allait s'arrêter pour bouffer. </p>

<p>Aux portes de l'Auvergne le ciel est bleu et l'air s'est réchauffé. On s'arrête à l'inévitable Aire des Volcans pour refaire le plein de mazout. Quinze euros de différence avec le plein de chez nous, y'en a qui s'emmerdent pas. A vue de nez on risque d'avoir un peu d'ail dans notre timming. Par délicatesse, on prévient le G.O. du festos: pas grave les balances n'ont pas encore commencé.<br><br>On débarque à Châtel-Guyon avec un retard entre 30 et 45 mn. La deuxième balance vient à peine de finir. On découvre les lieux. Le festival est situé derrière l'ancienne gare rénovée, donc pratiquement en pleine bourgade. La scène de bonne taille est en béton et constitue un théâtre de verdure permanent. Juste devant la scène, y'a une grosse haie, qui fait comme une barrière anti-crash naturelle.<br>Les ceusses qui voudrons monter sur scène pour faire du stage diving se retrouverons sûrement avec leurs fringues en haillons. On nous signale des problèmes d'alimentation électriques qui ont causé bien des déboires aux technos, d'où retard.<br>L'organisation a cru judicieux de mettre le catering et les backstages dans une pièce située à plus de 50 mètres de la scène, ce qui fait qu'il faut pratiquement recharger sa bagnole de la loge au plateau et vice versa.<br><br>Nous on aimerait autant laisser le camion à proximité. Quand arrive notre tour de soundcheck on nous demande de jouer sur une batterie commune. Ça tombe bien, on avait pas dans l'idée de se taper un max de manutention. Je demande au groupe d'avant si je peux utiliser son baffle Marshall, c'est ok. Au final, on a juste le stack basse a gérer, ma tête d'ampli, les instruments et un peu de matos de batterie. Une grosse partie reste sur scène, nous ça nous va.</p>
    
<p>La balance se passe au poil, à ceci près qu'un buzz d'origine électrique gicle dans les retours et que <a href="http://www.el-royce.com/blog/steff-desideri.php">l'ami Steff</a> grille son émetteur HF. Le bougre est sacrement fumace et nous rejoue sa légendaire tête de Corse. Faut dire que l'appareil sortait de révision.<br>Le sondier nous promet de réviser ses câblages à l'heure de la graille et que ce soir il n'y paraîtra plus rien. Malheureusement pour Steff, aucun miracle ne viendra sauver son boîtier sans fil. Il est temps de dénicher une binouze et d'installer le stand de merch.</p>

<p>En regardant les lieux de plus près, on s'aperçoit que le bar est situé derrière la scène, ce qui n'est pas toujours très stratégique et les gogues sont à l'entrée du site, à plus de 100 mètres du plateau. Mais ça, nous ni pouvons rien. On tape la discute avec les gars de 2R qui sont bien sympas. La dernière balance achevée on peut passer à table.  C'est un genre buffet.<br>Chacun vient se servir et se barre de son côté avec son assiette, dans un style envolée de moineaux. C'est un peu dommage que le repas n'aît pas été un moment convivial pour faire connaissance avec les autres groupes. D'autant qu'ici, nous sommes les étrangers de service. Tous les autres groupes sont de la région. Notre petite troupe est la seule à s'asseoir à table (à proximité du buffet). J'ai pas très faim, je commence à être bien naze, la route me pèse sur la couenne. Notre repas pris, on nous fait visiter nos dortoirs, situés dans le même bâtiment, mais donnant sur l'autre côté. De retour on s'installe au stand merch, ce qui nous donne une vue imprenable sur les entrées et l'état de fréquentation. Y'a pas grand chose à voir. Par contre, ce qui est nettement plus rigolo, c'est de voir s'affairer deux gus débarqués d'un 4x4 avec des t-shirt « <em>sécurité</em> ».<br>Leur marotte c'est d'organiser le parking au cordeau.<br>En 15 minutes un balai de bagnoles s'active pour que tout soit nickel. Fatalement, comme je l'avais vu venir, notre camion de gitans semble indisposer ces messieurs. Le type qui a la tête de Castaldi Père se pointe et on est quitte pour déplacer notre bétaillère. Une fois tout ça bien rangé, la fête peut battre son plein. Sauf que là, question affluence, on peut pas dire que c'est le gros rush. Ce qui fait que les organisateurs repoussent l'heure des hostilités d'au moins une heure. Nous on s'en fout, on est là tranquille, détendus du gland. </p>


<p>Au bout d'un moment quand même, <em>The Clyde</em> ouvre le bal. C'est de la pop, plutôt bien foutue, qui n'est pas sans rappeler (un peu beaucoup) The Servant, notamment au niveau du chant. A la fin de leur set, y'a un petit moment de flottement. Vu que nous avions balancé avant eux, on pense que c'est à nous d'envoyer. Mais c'était pour des raisons de timing (étant les plus éloignés), c'est donc <em>The Divergents</em> qui montent sur scène. Avec un batteur âgé seulement de 15 ans qui envoie bien le bois, le trio délivre du rock grunge (très) influencé par Nirvana. A tel point, qu'on ne sait plus trop bien si se sont des compos ou des reprises. En tout cas, les gars se font bien plaisir. Tellement, qu'ils dépassent plus que très largement les 30 minutes allouées. Le son est vraiment pas mal. Mais question lights, c'est un peu lèger comme système, genre shadow in the dark. The Divergents finissent quand même par achever leur set et c'est à nous d'oeuvrer. On a du faire une grosse coupe dans la set list pour tenir dans le format imparti. C'est toujours difficile de développer notre truc avec un set aussi concis. Mais bon, après des heures de route, je vais pas me plaindre de ne jouer que 30 minutes.</p>

<p>Comme d'hab', on s'installe rapidos. Le sondier balance notre nouvelle intro, qui laisse un peu perplexe (de la cithare indienne top zen) et envoyez le bouzin ! Même tenu en laisse par un câble, notre Predator s'agite comme un beau diable. Sur scène ça manque cruellement de lights, ce qui n'est pas sans occasionner quelques petites approximations de positionnement sur nos manches (espérons pas trop quand même, puisque le concert a été enregistré en multi-pistes avec un Pro Tools - NDR : <em>à l'heure où j'écris nous n'avons toujours pas entendu le résultat</em>). Y'a une petite troupe qui s'agite sur ma droite (à jardin donc). Mis à part deux trois excités ça et là, le public (pas très nombreux en général, faut le dire) est plutôt du genre studieux : écoute dans le calme et applaudissements à la fin des morceaux. La hauteur de la scène, plus la haie de buisson, plus le manque de lumières, ne nous permet pas d'aller au devant du contact. On fait un bon show correct. Peut-être pas le show du siècle. En tout cas trop court pour s'en rendre compte. On débarrasse vite fait nos billes pour laisser la place à <em>2R</em>.</p>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/el-royce/rockambolesk/rockambolesk-royce.jpg" alt="El Rockambolesk Royce" class="bleu" width="400" height="306">


<p>Là, hors champs se trame la suite des événements. Comme on pouvait s'y attendre, la proximité des riverains et un dépassement d'horaire (en raison d'un départ trop tardif) produisent généralement un résultat connu d'avance : plainte du voisinage et arrivée de la maréchaussée pour stopper le festos. Comme s'il n'en fallait pas tant, quelques élus locaux présents, venus en chaperons se dédisent des autorisations accordées à nos Gentils Organisateurs. Suit alors une scène surréaliste où le GO en chef demande au sondier de prévenir les 2R qu'ils n'ont plus que 10 minutes à jouer. On assiste à quelques échanges de haut vol et finalement c'est via les retours que les 2R apprennent la nouvelle. On peut comprendre leur sérieux désappointement. L'asso aurait pu couper la poire en deux entre les deux groupes restant, mais a préféré laisser les plus beaux restes à la tête d'affiche de ce soir <em>The Kissinmas</em>. Pendant que les pauvres 2R exécutent leurs 3 morceaux de ce soir (c'est selon moi entre Neo Metal, Emo et Gothique avec un chant plutôt pop, mais rien est moins sûr vu qu'on a pas eu trop le temps de les entendre) ça s'active dans tous les sens. Evidemment, avec un backstage bien éloigné du plateau faut des bras pour rapatrier le matos des suivants (qui ne pensaient sûrement pas que leur tour arriverait si vite). 2R finissent leur set (?) avec beaucoup d'amertume et on peut les comprendre.</p>

<p>The Kissinmas peut venir clôturer la soirée. D'entrée de jeu, on sent que leur affaire est bien pro. Comme par enchantement, il y a enfin des lights sur scène. Le son est au millimètre poil. On sent les gars qui ont flairé la bonne hype, avec des dents très longues. Ils sont pas moins de 7 sur scène pour distiller leur électro punk proche de Radio 4 et consorts. C'est du rock pour dancefloor. C'est très bien exécuté, toujours entraînant, ça sent le hit à chaque coins, mais aussi le réchauffé. Peut-être que l'impression serait différente si c'était un groupe de Londres, Manchester ou NY. N'empêche, je n'accroche pas plus que ça. D'abord, parce que c'est l'un des rares groupes avec lequel nous avons eu aucun contact de toute la journée. Parce que ces types me font l'impression de vouloir tout et tout de suite (alors que d'autres n'ont eu que pas grand chose et bien plus tard, pourtant eux ne venaient pas juste de Clermont-Ferrand). Et puis bon, j'aime pas trop critiquer mes condisciples, mais l'attitude de leur chanteur sur scène est franchement too much. Si des poses de Mick Jagger avec la main sur la hanche en gigotant du fion, avec un sourire de winner, le tout dans un futal stretch blanc ça fait mouiller les minettes de 16 ans qui se trémoussent devant, pourquoi pas. C'est bon, j'en ai vu d'autres. Ce n'est pas ma conception du rock, c'est tout. Autant refaire Gloria Gaynor dans une boîte transformiste, au moins c'est plus drôle et surtout ça se prend pas au sérieux. Bref, mine de rien The Kissinmas font leur set (peut-être écourté mais pas non plus réduit à 10 minutes) et terminent sur un final totalement hystérique où les lumières balancent des strobos hypnotiques. Fin des festivités pour ce soir (le festival se poursuit le lendemain, espérons qu'ils aient eu plus de chance, faut toujours soutenir les jeunes assos qui se bougent, même avec quelques erreurs de jeunesse). </p>

<p>Le GO en chef convoque les groupes pour un debriefing, il a l'air passablement affecté. Tel un chien battu, les yeux rougis par la fatigue, il s'avance vers la petite vingtaine de zicos face à lui et lâche à répétition « je suis désolé ». Ça pourrait être théâtral, sauf qu'il ne joue pas. Il tente de fournir quelques explications tout en s'excusant. Je me sens vraiment mal pour lui. Après tout, tout ça n'est pas si grave, ce n'est que du divertissement. Notre très énervant chanteur des Kissinmas s'acharne à lui en remettre une couche, franchement faut pas déconner, ils ont pu faire un set correct d'au moins 30 minutes (comme quoi, l'impression qu'il donne sur scène c'est pas juste un rôle). Fin de la séance de torture. Heureusement, quelqu'un balance une vanne qui fait redescendre la pression et on peut tous passer encaisser la monnaie. A ce point là de la désorganisation, notre pauvre GO n'arrive même pas à mettre en place un verre de l'amitié final. </p>

<p>On se dit qu'il est tard, on émigre vers notre dortoir. Yann et moi dans une chambre. Predator et sa dame dans une autre. Les lits font comme une baignoire ou un hamac. Ça tombe bien, notre petite troupe a grand besoin d'une grosse sieste pour affronter encore et toujours les kilomètres du lendemain. </p>

<p>
<a href="http://www.rockambolesk.com" target="_blank">www.rockambolesk.com<br>
</a><a href="http://www.myspace.com/rockambolesk" target="_blank">www.myspace.com/rockambolesk</a></p>
 

<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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        </item>
        <item>
            <title>la crau</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/55-la-crau.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:47:55 +0100</pubDate>
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      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / LA CRAU (TOULON) </h1>

 <p>[Sam 07 juillet 2007]/</p><p>
 
 </p><p class="bleu"><em>666</em> c'est le <em>Number Of The Beast</em>, le signe du Malin. Mais <em>777</em>, vous savez ce que c'est, vous ? A en croire nos amis screamo évangélistes de UNDEROTH ça aurait à voir avec le Petit Jésus. Va savoir. En tout cas, en ce premier jour de rush des grandes vacances, c'est sûrement pas le numéro d'appel d'urgence de Bison Futé ! Au moins nous étions prévenus? D'aucun pense que les rockeurs c'est feignasses et compagnie. Vous en connaissez beaucoup des types qui se lèvent à 8 heures, après s'être tapé la veille plus de 7 heures de camion, s'être dépensé sans compter sur scène et s'être couché tard dans des lits élastiques ? Bah oui, c'est nous ! Après quelques séances d'exhibitionnisme dans les couloirs, des concours de pets de bon aloi et une douche salvatrice, nous avons pris le chemin de la prod du <strong>festival ROCK'AMBOLESK</strong> pour aller remplir nos estomacs. Faut quand même préciser avant ça que, certes que nous avions pas mal de route encore à faire, mais notre réveil matinal a été en partie conditionné par le fait que <em>Madame Predator</em> met plus d'une heure à se pomponner le matin ? Pour compléter le tableau (c'est bon après j'arrête, sinon je vais avoir la gueule pendant 6 mois) notre charmant couple de tourtereaux a paré à toutes les éventualités en s'équipant de deux sacs de voyage d'environ 150 litres chacun, remplis ras la gueule (oui vous savez le genre de sac que votre mère vous refilait pour un mois de colo). Heureusement, qu'on fait pas des tournées de plusieurs mois ! En tout cas, avec mes deux jean's, j'suis comme un con, parce que la journée démarre chaudement et qu'en plus on va vers le sud. </p>

<p class="bleu">Le temps que le jeune de service aille nous chercher des croissants pains au chocolat tout chauds, on peut admirer le concours de jumping qui se tient juste là. C'est dingue comme chaque sport a son style de voix de speaker typique. T'imagines à l'école des speakers? Les types qui prennent l'option football, d'autres rugby (faut avoir l'accent du Sud Ouest sinon t'es recalé), d'autres tennis (voix feutrée, limite chuchotée) et d'autres comme ici, hippisme (c'est un peu le genre commissaire-priseur avec un mix d'oraison funèbre). On imagine la même avec un speaker de skate? genre. Tu peux aller farfouiller dans toutes les langues, y'a rien à dire, c'est toujours le même formatage. Un sport, une voix de speaker. C'est rectal. </p>
<p class="bleu">Il est à peu près 9h30 lorsqu'on décolle. Direction l'autoroute, Le Puy, St Etienne (on a pas vu Lavilliers). Jusque là tout va bien. En arrivant devant le Pays de la Quenelle, ça se gâte méchamment. Putain, ce bouchon vers Valence. Et puis après le big bouchon, on a le droit à l'accordéon. Genre tu roules pas trop mal un quart d'heure puis sans savoir pourquoi, tu fais du surplace pendant 20 minutes. C'est à ce moment là, que mes petits camarades ont voulu que je fasse mon Jean-Paul Belmondo. Depuis plusieurs kilomètres on se tirait la bourre avec une AX remplie à ras bord de donzelles en goguettes. Le concept que nous avons voulu développer c'est le Mc Drive Street Marketing. L'idée de base c'était que je sorte mon buste par la fenêtre côté passager et que je leur balance notre skeud, histoire de leur réchauffer le coeur pendant leurs vacances. Arrivés à leur hauteur, je décide sobrement de m'accouder à la fenêtre (je vais pas quand même pas risquer de me casser le cou pour de parfaites inconnues). De près, on s'aperçoit que le créateur n'a pas distribué les mêmes cartes à tout le monde. Et même, pour certaines il a carrément fait le radin. C'est sûr, y'en a qui n'auront pas la chance de recevoir les honneurs à la discothèque du <em>Lapin Tringleur à Palavas-les-Flots</em>. Je lance un «<cite> salut les filles, vous aimez le rwoak ?</cite> » Vises un peu ma gueule : mal rasé, le visage déconfit par la chaleur, dans un camion de gitans. La réponse est claire c'est « <cite>non</cite> ». J'aurai pu faire le vicelard en visant la petite grosse à l'arrière, mais ça aurait été un CD gâché. Je remballe ma camelote. Fin des jackasseries, il est temps de s'arrêter bouffer. C'est l'aire d'autoroute bien typique : bondée, chiottes dégueulasses et sandwiches hors de prix. C'est un peu l'auberge espagnole ici, t'as toute la CEE réunie sur un kilomètre carré. Le soleil est de plomb. On est bien loin de notre Bretagne. On repart et là, comme par enchantement, la circulation est dense mais fluide. On arrive sous des latitudes que j'ai jamais atteintes avec un groupe de rock. C'est vachement beau. Le ciel est azur. Même le chant des cigales fait concurrence à notre moulin diesel. Fatalement, on arrive à la grosse barrière de péage à Orange et là c'est l'épreuve ultime pour devenir moine bouddhiste zen. Patience, petit scarabée, patience. Y'a environ une bonne vingtaine de caisses et cinquante bagnoles par file à attendre. Il fait TRES chaud. La mauvaise foi et le sans gêne se mêlent au concert de klaxons.</p>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/peage.jpg" alt="le péage est l'ami du musicien" class="bleu" width="350" height="170">

<p>Au bout d'un certain temps on s'en sort. Mais avec tout ça, notre timing en a pris un sérieux coup. Au bout des péages (fort nombreux), on voit Marseille, la Méditerranée, les calanques, on en prend plein les mirettes. On arrive dans Toulon avec ses palmiers, totalement dépaysés. On tourne, on vire, on maudit Mappy et consorts. On inscrit GPS au gros marqueur noir sur notre liste du Père Noël. On questionne et finalement on se retrouve. A un feu, un jeune Rom se jette sur notre pare-brise. On dit que non, c'est pas la peine. Voyant notre pogo J5, il a peut-être cru qu'on était cousins? Sa besogne achevé, il pense pouvoir passer à la caisse. Bah non, que dalle. T'était prévenu, mec. Pas un rond, cigarettes nada ! De vrais charognards. J'y crois pas, on réussit à voler un voleur de poule. <em>Don't mess with the Old School Gitanos !</em></p>

<p class="bleu">Une demi-heure plus tard, on arrive enfin à <strong>LA CRAU (83)</strong> à la salle JP Maurric.</p>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/tarquin-p-troll.jpg" alt="affiche concert P-Troll par Tarquin" class="bleu" width="396" height="540">

<p>On est totalement rincés. Après avoir déchargé un peu de matos (pas mal de backline commun encore ce soir) Yann et moi, nous mettons en quête d'une douche. C'est glacé, mais on s'en fout. Ça nous remet sur pattes. Pendant ce temps, les <strong>PTROLLS</strong> font leur soundcheck. Le son est énorme ! Ce soir, ça va être la fête du watt ? D'autant qu'en plus de la "main stage", y'a une seconde scène où les jeunes gens dynamiques du <strong>THC</strong> (collectif <em>TOULON HARD CORE</em>) pourront s'y donner à coeur joie pendant les changements de plateau. Ça promet. On fait notre balance, no problemo ! Ça sonne terrible. J'ai jamais entendu sur scène la grosse caisse de Yann comme ça. Steff a retrouvé un sans fil grâce aux bons soins de nos camarades de PTROLLS (pour la petite histoire, le bassiste et le guitariste tiennent des magasins de zique sur Toulon, ça aide) et donc par voie de conséquence, il a aussi retrouvé le sourire. On installe le stand de merch et <strong>OIL CARTER</strong> fait le son. Je suis vraiment étonné que leur chanteur guitariste connaisse autant de vieux riffs dantesques, pour un mec aussi jeune. Qui s'intéresse encore à Ted Nugent ? Les THC boys font leur check et il est bientôt l'heure de passer à table. C'est convivial, bon enfant. On est bien Tintin ! On pourrait même s'imaginer qu'on est venu là juste pour passer des vacances. </p>

<p class="bleu">Vers 21h00, OIL CARTER ouvre le bal. Y'a pas mal de monde, même si cette grosse salle climatisée pourrait en contenir le triple. Rappelons pour les incrédules que les jeunes font là leur quatrième ou cinquième concert ensemble et qu'ils envoient du très très gros bois, dans une veine proche de Metallica, Machine Head ou Pantera. Outch !  Leur dernier accord à peine posé et c'est <strong>RIVAL SCHOOL</strong> ou <strong>COLDSIGHT</strong> (désolé les gars, mais dans l'histoire j'ai pas trop suivi qui était qui) qui s'y colle, avec leur riffs sévèrement burnés. Il est temps pour nous d'aller prendre nos marques sur scène. </p>
<p>Avec l'ami Yann, on échange des regards. Genre on se fait l'effet d'être l'incarnation vivante de l'expression "<em>être cueilli à froid</em>". Dans tout ce maelstrom Metal / Hard Core, j'ai l'impression d'être le mec venu chasser le rhinocéros avec un pistolet à eau. Soit la douceur ambiante, soit le chant des cigales, soit les heures de camion nous ont un peu ramolli la cervelle, mais le fait est qu'avec un peu de bon sens, nous aurions sûrement du revoir notre set list pour ce soir. Mais voilà, on est sur scène à quelques minutes du départ et c'est vraiment un peu tard pour y penser... Le sondier envoie notre intro de concert hindou new age zen et encore une fois c'est un peu la circonspection dans l'assistance. D'autant que ce soir, on est vraiment les étrangers de l'étape.</p>
<p>Un phénomène se produit dans la salle, y'a une grosse partie du public bras croisés, agglutinés autour de la console au milieu et devant au bord de scène, deux rangées de jeunes furieux qui pogotent et font du stage diving. Entre les deux un vide de près de 7 mètres. C'est un peu déconcertant. </p>

<a href="http://www.el-royce.com/albums/la-crau/royce.jpg" rel="lightbox[crau]" title="ROYCE"><img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/royce.jpg" alt="RichErd Royce" class="bleu" width="350" height="253"></a>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/yann.jpg" alt="Yann @ La Crau" class="bleu" width="350" height="466">


<p>Steff est enragé comme un pittbull sous coke.</p>

<a href="http://www.el-royce.com/albums/la-crau/predator-royce.jpg" rel="lightbox[crau]" title="PREDATOR"><img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/predator-royce_v.jpg" alt="Steff Predator en furie @ La Crau" class="bleu" width="350" height="263"></a>

<a href="http://www.el-royce.com/albums/la-crau/predator.jpg" rel="lightbox[crau]" title="STEFF"><img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/predator_v.jpg" alt="Steff en plein combo @ La Crau" class="bleu" width="350" height="263"></a>


<p>Quand même, faire 1200 bornes pour voir des gens te regarder comme s'ils étaient au zoo, moi ça me fout les boules et me coupe un peu les pattes. Comme si ce n'était pas assez, à force de faire le guignol avec ma guitare pour faire le show (poussé au cul par l'ami Predator) je fini par paumer ma sangle une première fois, puis quelques minutes plus tard c'est carrément l'attache de la sangle de ma guitare qui se fait la malle. La vis s'est carrément arrachée. J'ai HORREUR des petits problèmes techniques qui viennent me casser les couilles sur scène. Ça me rend vraiment dingue ! Je change de pelle. On tente d'aménager le set en direct live sur scène, mais on est aussi organisés qu'un carteron de vieux maréchaux français en train de se prendre une rouste par l'armée prussienne. On finit vaille que vaille, malgré tout, sous les applaudissements. Au sortir de scène je suis légèrement désapointé par le déroulement de notre set. On rate le show du deuxième groupe du THC. Je rejoins la salle par les extérieurs pour voir nos amis de PTROLLS et là on tombe dans la rubrique faits divers. Y'a un jeune par terre en train de faire des convulsions, la police municipale débarque et les pompiers suivent quelques temps après. Ils sont vraiment cool les condés d'ici. La porte de sécurité de la salle est grande ouverte, ça braille du gros son partout aux alentours. Y'a des habitations à dix mètres, les gens dorment les fenêtres ouvertes et personne ne dit rien ! C'est pas partout qu'on verrait ça...</p>

<p>Pendant ce temps les PTROLLS mettent le feu sur scène. Leur gros rock sur-vitaminé rend la foule hystérique. Ils finissent par "<em>Overkill</em>" (de Papy Lemmy) et "<em>Raymond le Démon</em>" leur tube grind core débilo-surréaliste . Fin de la soirée. C'était vraiment une belle fête. On remballe nos billes. On multiplie les photos souvenirs et on se dirige vers la maisonnée d'Eric le batteur des PTROLLS, qui a la gentillesse d'héberger notre crew ce soir. </p>

<p>On se réveille le lendemain dans la charmante maison provençale de nos hôtes, en plein coeur du pays des olives à Puget. Comment décrire cette fabuleuse bourgade ? On dirait une pub pour une édition intégrale de Marcel Pagnol. Ça sent méchament les vacances et la douceur de vivre par ici. Pourtant le réveil ne se passe pas forcémment bien pour tout le monde... Madame Predator a oublié pendant son sommeil que nous logions dans une sous-pente. Elle essaye de se lever en catimini et son crâne fait <cite>bing</cite> contre la poutre ancestrale en chêne massif. S'en suit un échange à voix feutrée entre nos deux tourtereaux qui pour le coup, tourne au vieux couple. Yann et moi, à moitié réveillés, on rit sous cape. On finit par être complètement mis debout par la progéniture d'Eric et on descend pour un petit dej' gargantuesque sous la tonnelle, accompagnés par le chant des cigales. J'essaies de dealer un short auprès de mes petits camarades, mais c'est soit sale ou en train d'être porté. Pas grave, je traîne avec mon calebard Dim en satin violet et mes godillots de charpentier. Ce qui me donne comme un petit air de vieux catcheur mexicain. On se gausse, mais je fais fi des railleries. On passe au déjeuner. On est presque gênés d'être aussi bien accueillis. On poursuit notre après-midi à feignanter sous la tonnelle. Eric nous montre sa collec de Goldorak et ses planches originales de <strong>Tarquin</strong> (ouais, le mec qui dessine <em>Lanfeust</em> et <em>Trolls de Troy</em> est un pote de fac d'Eric, c'est même lui qui dessine les pochettes des PTROLLS, d'où aussi le nom et l'univers particulier du groupe, CQFD). On resterait bien ici tout l'été, mais il temps de prendre congé et de remercier chaleureusement Eric et Nicole pour leur fabuleux accueil. Il est 19h et on prend le chemin du retour vers Nantes. Du job de vacanciers, on va passer à celui de camionneurs...</p>

<p>En longeant le bassin méditerranéen le temps semble tourner. On s'arrête bouffer à Montpel DC, il fait lourd et l'air est étouffant. Dans les rangs, la fatigue se fait ressentir. L'ambiance est au chambrage, je suis pas forcément d'humeur (donc mes petits camarades en remettent une couche). Yann prend les commandes, je passe au poste de co-pilote. J'ai le droit à tous ses souvenirs de bidasserie en outre-mer. Ses fabuleux voyages en Thaïlande, Nouvelle-Zélande ou Japon. Comment sa batterie avec laquelle il joue actuellement, de fabriquée en Allemagne puis importée aux US, a attéri à Nouméa pour finalement arriver un jour à Nantes. Je vous rappelle que le jeu tout au long de notre périple a été comme d'habitude, d'essayer de soudoyer de braves péagistes pour obtenir le prix le plus bas (comme notre camion fait un tout petit peu plus de deux mètres, on peut parfois espérer passer en catégorie 1, comme la bagnole de Monsieur Toulemonde et réaliser au passage une économie de 30%). La technique est passablement la même : sourire Colgate, "<cite>bonjour</cite>" chaleureux et regard de chien battu à la Hugh Grant . Ne pas oublier la petite touche d'humour en demandant le "<cite>tarif étudiant</cite>". Des fois ça marche (souvent sur les petites factures). Des fois on l'a dans l'os (généralement sur les notes bien salées). Il est plus de 2 heures du mat, on roule vers Toulouse et nous voilà devant une nouvelle barrière de péage (une de plus). Le truc c'est de savoir flairer le petit bonhomme dans la petite boîte. Genre la vieille acariâtre qu'a une tête de bonne soeur, tu laisses tomber, d'avance c'est mort. Là, on tombe une charmante étudiante. Yann lui déballe notre boniment habituel. La mignonne nous sourit. Lui, prend ça pour une rebuffade (faut savoir que parfois y'en a qu'on fait bien marrer, mais qui nous colle le tarif mamouth quand même). Il en rajoute une couche, il lui sort tout le mojo du bellâtre. La fille soupire, le coupe "<cite>vous cassez pas, de toute façon j'vous ai déjà mis en catégorie 1</cite>". Putain, la veste qu'il vient de se prendre ! On se marre. On s'en fout, on a réussi le challenge. </p>

<p>Les kilomètres et les heures s'étalent. Plus on remonte, plus ça caille. Et dire que hier à 2 heures du mat, on traînait en t-shirt. On nage en plein jet lag. Vers Montaigu, on fait un dernier plein de fioul. On prend un petit dej. On a des gueules de zombies. Steff prend le volant avec un gros challenge : avoir le tarif mini à notre dernier péage. Dans le cul lulu, on doit sortir les gros biftons. On a même le droit de se taper les embouteillages matinaux du periph nantais . Il est presque 9 heures quand on arrive à notre point de départ. Avec plus qu'une seule envie en tête : retrouver notre lit douillet.         </p>

  <p>
www.myspace.com/powertroll <br>
www.myspace.com/oilcarter <br>
www.myspace.com/thecoldsight <br>
www.myspace.com/rivalschoolhardcore  <br></p>

<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Personnaliser profil Myspace</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/152-personnaliser-profil-myspace.html</link>
            <description><![CDATA[<p>Comment personnaliser sa page Myspace ? Quels outils et éditeurs utiliser ?</p>]]></description>
            <pubDate>Mon, 22 Feb 2010 10:24:56 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/152-personnaliser-profil-myspace.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h1>Ressources et outils de personnalisation pour son profil MySpace</h1><h2>L'enjeu et la necessité de se créer un compte Myspace sur mesure</h2>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>Plus qu'un phénomène de mode nous avons vu que le moyen de communication communautaire et de mise en relation via internet comme le modèle proposé par MySpace était tellement entré dans mes moeurs qu'il apparaît aujourd'hui incontournable pour bon nombre d'utilisateurs (membres enregistrés disposant d'un compte individuel ou groupe).</p>
<p>L'outil MySpace tel qu'il est livré à l'internaute propose peu d'options de personnalisation quant à la mise en page de son profil.<br />
Il est conseillé de connaître son HTML pour arriver à quelques résultats, mais en même temps Tom et ses acolytes ont du bien vite recourir à des scripts de vérifications lors des soumissions de code, afin de ne pas risquer des détournements qui pourraient nuire à l'ensemble des utilisateurs.<br />
<br />
On se retrouve bien vite avec des éléments CSS (de feuilles de style) étroitement surveillés.</p>
<p>Donc à moins de mettre les mains profondément dans le cambouis (nous y reviendrons lors d'un prochain article), le risque est grand de consacrer beaucoup de temps à affiner certaines classes pour au final se les voir reformatées automatiquement après soumission. Reste donc à se pencher sur des solutions toutes faites, des modèles de pages clé en main, des gabarits de profil MySpace, contact tables, top 8 extensibles à top 16 voire top 24 voire plus, fonds d'écran, icônes et autres animations à copier-coller dans les champs prévus à cet effet au moyen de <strong>générateurs de code MySpace</strong>.</p>
<p><strong>ADDENDA</strong> : L'équipe de dévéloppeurs MySpace prend en compte les souhaits et tout le buzz qui entoure la personnalisation de son profil MySpace. Ainsi a-t-elle mis en place depuis Juin 2006 une nouvelle fonctionnalité qui permet d'afficher au choix 4, 8, 12, 16, 20, 24 amis dans son TOP FRIENDS ! Ceci est possible via l'espace d'administration, et en choisissant l'option "<a href="http://collect.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.editTopFriends&amp;friendID" target="_blank">Change my top friends</a>".<br />
Ainsi, plus besoin de passer par des générateurs de profil pour paramétrer cette option MySpace.</p>
<p><strong>ADDENDA du 20.08.2006</strong><br />
Non content de suivre au plus près les désirs de sa communauté d'utilisateurs, MySpace a pris récemment les devants en proposant une version francisée de leur site, disponible à : <a href="http://fr.myspace.com/" target="_blank">http://fr.myspace.com/</a>.<br />
<br />
Plus fort encore, peut-être pour faire face à la pléthore de sites proposant des générateurs de codes pour personnaliser son profil myspace (et donc détournant l'audience du site originel), My Space propose en interne une page dédiée à la personnalisation de son espace-profil, accessible à l'adresse suivante :<br />
<a href="http://www.myspace.com/france_myspacetutorial" target="_blank">http://www.myspace.com/france_myspacetutorial</a>.<br />
<br />
Il est ainsi désormais possible de savoir quel code copier-coller dans la rubrique "about me" pour (par exemple) : changer la taille des photos dans la section des commentaires laissés par les autres membres, cacher certaines rubriques, changer les couleurs des fonds et des bordures, etc...</p>
<p>Ces générateurs sont en général des applications <em>javascript</em> voire <em>ajax</em> vous permettant de visualiser à la volée le résultat recherché après avoir répondu à des question simples : police de caractère souhaitée pour le titre du profil, couleur du fond ou image d'arrière-plan, paramètres des tableaux imbriqués et autres tables html comme les contours, la couleur, la taille, etc, et sans oublier les vidéos, icones, animations à disposer à votre gré dans la page.</p>
<p>Voici pour votre plus grand plaisir une liste très complète de ces <strong>services gratuits en ligne pour personnaliser et améliorer votre profil MySpace</strong> :</p>
<blockquote>ATTENTION : A l'instar de l'article précédent qui présente le système MySpace et expose quelques-uns de ses dangers, les sites présentés ci-après n'ont qu'un seul but : générer du traffic, de la page vue, afin de rentabiliser les campagnes d'affichages publicitaires et les programmes d'affiliations divers. Ces sites proposent des outils d'automatisation et de génération de feuilles de style et de code HTML à copier-coller dans vos pages profils.<br />
<br />
Ce faisant il est du ressort de l'utilisateur (vous) de considérer ces lignes de codes avec du recul : certains sites ont ainsi la possibilité de placer au milieu de ces contenus html des éléments (par exemple, des liens hypertextes) qui n'ont rien à voir avec votre profil et vont leur bénéficier (la moindre de ces manifestations est sous forme de petits pavés ou boutons qui affichent "réalisé avec BLAHBLAH").<br />
En conséquence de quoi, je tiens à préciser que je ne suis absolument pas affilié à ces sites, que je n'en garantis pas le contenu, et qu'il en va de la responsabilité des utilisateurs si certains générateurs de css et de balises ou codes html/javascript/php défigurent leur profil MySpace ou pire, leur envoient des spywares ou des virii !</blockquote>
<p><strong>Liste (quasi) exhaustive d'outils de personnalisation de profils MySpace en ligne, (presque) classés par ordre alphabétique :</strong></p>
<p></p>
<p>Liste en cours de mise à jour - février 2010</p>

<p></p>
<p>Si vous désirez personnaliser votre profil MySpace, je vous conseille de faire appel aux compétences d'<a href="http://www.ice-create.com/" target="_blank" title="webdesigner myspace">Amaury Lavoine de Ice Create</a>. Amaury est un graphiste webdesigner indépendant et musicien. Il personnalise votre profil MySpace comme vous le souhaitez. Consultez son portfolio et sa page <a href="http://www.myspace.com/icecreate" target="_blank">MySpace Design</a>.</p>
<p></p>


<p>Nous retrouvons dans cette liste pèle-mèle des services de personnalisation en ligne mais aussi des <strong>services gratuits de stockage d'images</strong> : comment poster des images dans myspace ?</p>
<ul>
    <li><a href="http://www.photobucket.com/" target="_blank">www.photobucket.com/</a></li>
    <li><a href="http://www.imageshack.us/" target="_blank">http://www.imageshack.us/</a></li>
    <li><a href="http://www.imagesharing.com/" target="_blank">http://www.imagesharing.com/</a></li>
    <li><a href="http://rapidshare.de" target="_blank">http://rapidshare.de</a></li>
    <li><a href="http://www.uploadit.org/" target="_blank">http://www.uploadit.org/</a></li>
</ul>
<p>Voire des diaporamas ou des animations / présentations de vidéos intégrées en flash :</p>
<p>Prochainement il sera question d'étude du code typique d'une <strong>page Myspace</strong>, avec l'ensemble des composants (feuille CSS, JavaScripts, code HTML) afin de voir précisément sur quels critères jouer pour obtenir une page personnalisée sans passer par ces outils.</p>
<p>Pour plus d'infos, l'aide en ligne peut toujours être utile ;-) A condition OF COURSE de comprendre l'anglais :</p>
<ul>
    <li><a href="http://collect.myspace.com/misc/faq.html" target="_blank">Foire Aux Questions</a></li>
</ul>
<p>Cet article vous a intéressé et vous souhaiteriez aller encore plus loin ?<br />
Vous voulez devenir un Myspace webmarketeur, un pro du marketing viral sur MySpace Music ? Vous souhaitez découvrir d'autres ficelles des affiliations et des techniques de promotion utilisées sur Myspace ?</p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>



  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>Pour aller plus loin : Référencez votre page Myspace dans les annuaires web !</p>
<ul>
    <li><a title="Annuaire Myspace gratuit" target="_blank" href="http://www.lien-optionnel.com/musique-annuaire-myspace.html">Annuaire web gratuit de profils MySpace</a><br />
    Lien Optionnel propose une catégorie dédiée à toutes vos pages MySpace : profil particulier, profil groupe de musique, profil réalisateur...</li>

<li><a href="http://blog.annuaire-nantais.fr/" target="_blank" title="Blog de l'annuaire web nantais">Le blog des sites nantais</a></li>

<li><a href="http://www.annuaire-nantais.fr" target="_blank" title="Annuaire de sites web nantais">L'annuaire nantais</a>
</li>

</ul></div>
      </div>
      
    
  </div>
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]]></content:encoded>
        </item>
    </channel>
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