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        <title>Richard</title>
        <description></description>
        <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/</link>
        <lastBuildDate>Sat, 20 Mar 2010 00:07:14 +0100</lastBuildDate>
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        <item>
            <title>7 + 1 = 4 ! EL ROYCE VERSION QUATTRO !</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/113-7-1-4-el-royce-version-quattro.html</link>
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            <pubDate>Wed, 09 Sep 2009 12:53:51 +0100</pubDate>
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        <content:encoded><![CDATA[<h2> 7 + 1 = 4 ! EL ROYCE VERSION QUATTRO ! </h2><div class="medias">
		<div class="center">
											<img src="http://www.el-royce.com/media/lolo__022431600_1501_09092009.jpg" alt="Lolo vernier" longdesc="longdesc-138.html" />
										</div>
</div>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><div class="blogSubject"><!--- blog body ---> 						 						    <strong><font size="1">APRES SEPT ANNÉES DE BONS ET LOYAUX SERVICES SOUS LA FORME DE POWER TRIO, SEPTEMBRE 2009 VOIT L'ARRIVÉE CHEZ EL ROYCE D'UNE NOUVELLE ROUE MOTRICE POUR BOOSTER SON BOLIDE SONIQUE ! </font></strong></div>
<p><font size="1">Merci à tous ceux (et celles) qui ont bien voulu répondre à l'appel, même si malheureusement nous n'avons pu rencontrer tout le monde. Un remerciement tout particulier aux candidats venus mouiller le maillot au local de répète... Le niveau a été élevé et la compétition fut rude (comme quoi des bons guitaristes ça existe et si vous cherchez merci de nous dire, on fera suivre). <br />
C'est donc <b>LOLO VERNIER</b>, archer bien connu de la scène Heavy Rock nantaise qui nous rejoint dans l'aventure. En exclusivité mondiale, nous vous proposons de découvrir notre nouveau mousquetaire, en attendant de le retrouver prochainement en direct live !<br />
<br />
<b>LAURENT, PEUX-TU NOUS FAIRE UN PETIT RÉSUMÉ DE TON PARCOURS MUSICAL ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
Mon premier groupe a existé de 1990 à 1998 sous le nom de <em>POXY DOCS</em>, on a réalisé deux CD, un en 1994, puis le deuxième en 1996. Ce groupe pratiquait un Hard Rock avec des influences Aerosmith, ACDC, The Cult.... pour poursuivre avec le&#160; deuxième CD sur un répertoire orienté Metal Grunge, plus sombre, plus agressif dont les intonations se tournaient vers Pearl Jam, Alice In Chains, Soundgarden.</font></p>
<p><font size="1"><br />
En 1998, je rejoins le <em>RUDY ROBERTS BAND</em>, pour interpréter la deuxième guitare lors de quelques concerts pour ses deux albums "Passion Color", puis "Arabesque". </font></p>
<p><font size="1">De 2002 à 2005, je rentre dans <em>WILD WEST</em>.</font></p>
<p><font size="1"><br />
Depuis 2004, je remplace Rudy Roberts dans le groupe <em>IF</em>, groupe de reprises tel que ACDC, ZZ Top, Deep Purpule, Pink Floyd ou Van Halen. Je participe également depuis 2004 au trio acoustique <em>TRIBUTE</em>, avec André Fuciarelli (ex-chanteur de WILD WEST) et Matt Toledo. Ce groupe réadapte avec une voix et deux guitares des morceaux de Zakk Wylde, Whitesnake, Gotthard, ACDC.<br />
&#160;<br />
<b>POUR LES PURISTES DE LA 6-CORDES, TU PEUX NOUS INDIQUER LE MATERIEL QUE TU UTILISES&#160; ET TES GUITARISTES DE PRÉDILECTION ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
C'est très simple, j'utilise un Marshall JCM 800, une Gibson Les Paul studio, une Gibson ES 135, une pédale Wah-wah. <br />
<br />
<b>COMMENT ET POURQUOI AS-TU SOUHAITÉ REJOINDRE LES RANGS DE EL ROYCE ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
EL ROYCE possède des morceaux à la fois énergiques et mélodiques, c'est une musique dans laquelle je me retrouve, de par mes influences musicales. Ce qui m'intéressais aussi, c'était de pouvoir jouer dans une formation différente de celles que j'ai aujourd'hui, c'est à dire TRIBUTE et IF, c'est très enrichissant.<br />
&#160;<br />
<b>COMMENT S'EST PASSÉ TON RECRUTEMENT ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
Avec les EL ROYCE, on se croisait de temps en temps lorsque l'un ou l'autre faisait un concert. J'ai vu l'annonce, j'ai téléphoné, on a répété et puis voilà...<br />
&#160;<br />
<b>QUAND POURRONS-NOUS TE RETROUVER SUR SCENE AVEC EL ROYCE ? </b></font></p>
<p><font size="1"><br />
Le 25 octobre à Nantes à la Scène Michelet. <br />
<br />
<b>LE MOT DE LA FIN ?</b></font></p>
<p><font size="1"><br />
C'est cool et ça va péter !<br />
</font></p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Loi Hadopi Dossiers, analyses et prise de position</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/90-loi-hadopi-dossiers-analyses-et-prise-de-position.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Sun, 29 Mar 2009 22:26:03 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/richard/90-loi-hadopi-dossiers-analyses-et-prise-de-position.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[<h2>Richard du groupe El royce nous repond  </h2>
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p>Par Winny le vendredi, mars 27 2009, 09:41 </p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>



  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><p><strong>LTB</strong>   Pensez-vous que la proposition de loi Création et Internet soit une solution contre le téléchargement illégal&nbsp;?</p>


<pre></pre>

<p>Encore une fois, on a préféré la répression à l’éducation et la prévention, ou au moins à la mise en place d’un système «&nbsp;gagnant-gagnant ». Avant même d’être appliquée, cette loi est déjà décriée pour être coûteuse et inefficace. C’est une vision assez hypocrite qui n’a qu’un seul but, faire plaisir aux Majors. Quand on sait que l’offre commerciale des fournisseurs d’accés est basée sur la vitesse du débit, on imagine bien (sans le dire) que ce n'est pas seulement pour afficher plus vite des pages web… On peut prendre l’exemple de l’américain AOL qui fait partie du groupe Time Warner qui produit notamment aussi des films et de la musique. Est-ce que les dirigeants de cette multinationale n’ont pas vu les risques que pouvait engendrer sa filiale internet vis-à-vis de sa branche qui fabrique du contenu&nbsp;? Ou alors l’idée c’est de faire cracher au bassinet le consommateur à tous les étages&nbsp;? Avec en prime une bonne couche de culpabilisation et de moralisme à deux balles.</p>

<pre></pre>

<p><strong> LTB</strong>  Vous a-t-on demandé votre avis en tant qu'artiste à propos de cette loi ou des mécanismes à envisager pour régler la crise du disque&nbsp;?</p>

<pre></pre>

<p>Ah bon&nbsp;? Maintenant on aurait quelque chose à dire&nbsp;?</p>


<p><strong>  LTB  </strong>   Avez-vous pris part à l'élaboration du rapport Olivennes&nbsp;?</p>


<pre>Qui ça...???</pre>


<p><strong>   LTB</strong>   De manière générale, vous sentez-vous concerné par la crise du disque&nbsp;?</p>



<p>Fort heureusement il y aura toujours des groupes pour faire des disques. C’est plus cool à exhiber dans son salon qu’une clé USB… On croyait le vinyle mort et enterré, pourtant on en fabrique toujours. Pour le CD ça sera pareil, dans un marché de niche. Globalement, si on prend la France (parce que c’est là que j’habite et je peux difficilement parler du marché US ou Allemand) la crise du disque est pour moi avant tout une crise de contenu. Pourquoi les cinémas font le plein malgré un prix d’entrée très prohibitif&nbsp;? Parce que l’offre y est variée et nombreuse. Aujourd’hui l’industrie du disque est trop frileuse, trop consensuelle. Elle ne fait plus son travail de découverte. Elle recherche surtout le profit à cours terme. Quel artiste ou groupe signé sur une major depuis disons cinq ans, a réussi à sortir au moins trois albums de suite&nbsp;? Si on prend le consommateur de base (en gros le jeune) on peut comprendre qu’il hésite à lâcher quinze euros pour un disque dont on entendra plus parler dans six mois… C’est avant tout ça qui pousse au téléchargement illégal. Le prix du disque est aussi une variable importante. Dix euros pour album ça devrait être un maximum. Quant aux fonds de catalogue refourgués au prix fort, c’est carrément une honte. Même remasterisé un vieux disque d’AC/DC ou de Motorhead ne devrait pas excéder six euros. On  peut comprendre qu’un type ayant déjà les vinyles, télécharge les mêmes titres pour les mettre dans son Ipod sans vouloir débourser un kopek. Autre truc, les sites marchands. Pourquoi acheter à la Fnac un disque qu’on peut trouver presque trois fois moins cher sur Amazon et en plus livré chez soi&nbsp;? Enfin, il y a aussi le soucis de la diffusion. Les radios sont trop formatées, avec trop peu de titres en rotation, trop peu de styles représentés. La presse musicale est en berne. L’actualité musicale a littéralement disparue des grandes chaînes de télé aux heures de grande écoute et même des deuxièmes ou troisièmes parties de soirées. Robinets à clips, musique d’ascenseur, même combat. Tout ça n’excite plus grand monde. Bref, la musique n’est plus «&nbsp;bankable ». Sauf pour quelques passionnés qui eux, continuent d’acheter des disques.</p>


<p><strong>LTB</strong>   Que pensez vous d’un point de vue général de cette loi est-ce une bonne chose ou une mauvaise chose&nbsp;?</p>

<pre></pre>

<p>Sans régler tous les problèmes, la solution de la «&nbsp;licence globale&nbsp;» aurait été préférable. En mettant à contribution les consommateurs et les fournisseurs d’accès, il aurait été facile de mettre en place un mécanisme de reversion vers les sociétés de droits d’auteurs, puis vers les éditeurs, les producteurs et les artistes, comme c’est déjà le cas avec la taxe sur la copie privée pour les supports vierges. C’était même évident et sûrement plus juteux pour le business de la musique. Mais voilà, ça voulait dire faire un grand bond dans l’idée de la fin du support physique et donc plutôt politiquement incorrect vis-à-vis de toute la filière disque (fabricants, grossistes, revendeurs). Il n’est pas certain que l’idée de «&nbsp;licence globale&nbsp;» ne refasse un jour surface, le jour où par exemple, on se rendra compte que la loi actuelle est totalement à côté de la plaque</p></div>
      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Live Report &gt; WYSIWYG Tour &gt; Retour vers le futur.</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/89-live-report-wysiwyg-tour-retour-vers-le-futur.html</link>
            <description><![CDATA[<p><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;">Bon, OK je sais. Vous allez dire, mais où sont passés TOUS les reports de concerts depuis avril 2008 (soit presque maintenant depuis bientôt un an) ? Oui hein, où bordel ! Et bien ceci, en langage publicitaire s’appelle du « teasing ». Ce qui veut dire en anglais dans le texte, que t’attends comme un con, chauffé à blanc, la langue pendante, comme devant le cul tourné de ta bobonne endormie, un premier samedi du mois, sur les coups de minuit et quart (pour ceux qui vivent seuls, voir à la rubrique kleenex). Bref, je vous tiens à ma merci, à mon bon vouloir. J’attends paisiblement les offres faramineuses de Messieurs Gallimard, Hachette, Albin Michel et pourquoi pas Spielberg, le cul posé sur un coffre dont la clef a été jetée dans un puits… Tout est là, dans un coin de ma caboche, attendant vainement que l’interface homme-machine soit inventée pour pouvoir vous livrer le tout séance tenante. Donc, vous me permettrez ce léger saut dans le temps. Après tout, c’est moi qui décide, nan ?</font></p>]]></description>
            <pubDate>Wed, 18 Mar 2009 13:05:33 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/richard/89-live-report-wysiwyg-tour-retour-vers-le-futur.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><div class="blogSubject">
<p>&#160;<font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
</font></p>
<div style="text-align: justify;"><br />
<font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;">[<span style="font-weight: bold;">Mer 11 mars 2009</span>] <span style="font-weight: bold;">NANTES (44) Le Floride</span></font></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
Des fois y’a des jours comme ça. Vous savez c’est comme pour Doc Emmet Brown et Marty avec cette convergence du flux spatio-temporel vers le fameux 5 novembre 1955. Tout commence par la sonnerie d’un réveil. Je me lève et je me bouscule… Dix heures. J’ai rendez-vous pour du boulot. Oui vous savez, le truc qui accessoirement vous permet de payer les factures. Une heure trente et quatre arrêts de Tram plus tard, je suis de retour au logis. Au final ça s’est pas trop mal passé cette interview (par contre personne ne m’a demandé quelles étaient mes influences, ni pourquoi le nom « EL ROYCE » ça change). Quinze heures. La nouvelle tombe sur les téléscripteurs. J’ai bien peur d’avoir coiffé Obama et notre petit agité number one au poteau. Grâce à la seule force de mon CV, je viens de mettre à genoux la CRISE tout en désarmant son bras vengeur qu’on nomme CHOMAGE (en MAJUSCULE et avec la mine de circonstance, comme dans les reportages sur TF1 quand on veut faire péter l’audience). Dans les rues c’est la liesse. Des femmes me présentent leurs bébés pour que je les embrasse. Des petits épargnants veulent que je leur dédicace leur Livret A. Aux balcons la foule m’acclame. Je suis le messie. J’apporte au Monde Libre le Retour de la Croissance. Hourra ! Du coup, je crée une nouvelle religion. Après le judaïsme de Judas Priest, le christianisme de Christian Death, l’islamisme de ZZ Top (avec Cheikh Yacine à la basse et Mollah Omar à la guitare) voici le Richardisme. Oui, je vous le dis en vérité. Et pour marquer le coup, j’invite tous mes nouveaux disciples à venir se trémousser dans ce temple de la culture underground qu’est <span style="font-weight: bold;">LE FLORIDE</span>. Ce club est la bonne ville de Nantes, ce que fût jadis le Gibus à Paname (avant qu’une troupe de fils et filles Papa n’essaient d’y réinventer la roue et le Rock, sous le haut patronage de Tonton Philou, Orchestral Manœuvre in the Dark). Malgré mes années d’expérience, c’est la première fois ce soir que je vais m’y produire (si on exclue le fait que j’y ai déjà joué quand ça s’appelait le St Domingue, autres temps, autre époque). </font></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
Il est seize heures. J’ai eu à peine le temps de cogiter comment employer au mieux mes derniers jours (dernières heures) de liberté, qu’il me faut m’agiter vers la salle pour y déposer un ampli basse que nous prêtons à nos co-listiers de ce soir, <span style="font-weight: bold;">BLACK RAIN</span> et <span style="font-weight: bold;">CAIN’S DYNASTY</span>. En arrivant, j’ai l’impression d’être propulsé dans l’arrière salle d’un club du Strip, comme à la grande époque. Quand Hollywood tenait le haut du pavé de la musique mondiale. Quand Motley Crüe, Faster Pussycat et LA Guns étaient les Rois du pétrole. Quand la bande à Axl Rose avait encore de l’appétit pour la destruction (au lieu de s’occuper de politique en Chine). Quand porter des santiags SUR son futal en stretch était le top de la tendance (avec en prime le bandana noué autour de ses bottes de cow-boy). Quand avoir sa crinière crêpée debout sur la tête (de préférence en couleur blond platine) faisait craquer les filles. Bref, quand j’étais jeune, con et insouciant. Je ne le sais pas encore, mais cette soirée va encore m’apporter d’autres voyages temporels… Rapide prise de contact. Tout semble aller pour le mieux. Je repars vers chez moi, qui est à deux pas, ayant mieux à faire que de me taper toutes les balances des autres groupes. </font></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
Retour vers dix-huit heures trente. J’ai l’impression que rien n’a bougé depuis mon départ. Ô temps, suspends ton vol. BLACK RAIN est toujours sur scène à régler son son (il n’y a pas d’écho dans cette phrase). Steff arrive sur place, accompagné de Madame Predator. Pour une fois ce soir, c’est vraiment son anniversaire. Je vous rappelle qu’elle utilise généralement ce prétexte (à peu près du premier janvier au trente et un décembre) pour se faire offrir des vodkas caramel par quelques gentils naïfs. Mais là c’est du vrai, du lourd, du changement de dizaine, bref la totale. Les Espagnols de CAIN’S DYNASTY passent sur scène pour effectuer leur soundcheck et nous gratifient d’entrée de jeu d’une cover de Iron Maiden (Aces High) de très bonne facture. Ça me renvoie aux temps vénérables de mes années collèges, où le Metal (on appelait ça encore Heavy Metal) était un univers peuplé de monstres, de preux chevaliers en armures et de musiciens chevelus avec des pantalons moulants rayés façon Astérix et Obélix. L’ami Yann arrive. Ça tombe bien c’est à nous de balancer. Bon, soyons clair, LE FLORIDE c’est une sorte de gros café concert pavé de carrelage. La seule chose universelle dans ce bas monde, c’est que tous les groupes qui y jouent ont un son de merde. Il y a dans la fosse une sorte de phénomène de rotation qui amplifie très largement toutes les fréquences aiguës les plus agressives. C’est comme ça. Nous ne ferons pas exception à la règle. Sur scène (et sûrement dans la salle aussi) c’est concerto pour caisse claire et cymbales. Comme à notre habitude on plie l’affaire en quinze minutes. De toute façon, c’est l’heure d’aller bouffer. L’aimable sonorisateur (Christophe) nous indique qu’on va dans le resto du propriétaire des murs du club. On se souvient de l’époque pittoresque et sulfureuse du St Domingue. On évoque le festival des Allumés qui était bien wild. Bref, on est branchés à fond sur canal nostalgia. Nous sommes accueilli par un punch (à boire, pas dans la gueule) de bienvenu et en annonçant que c’est son anniversaire, Madame Predator récupère une coupe de champagne en prime. Non mais j’vous jure. On évoque nos connaissances communes, dont le fameux Ripoll (qui est le cousin de Madame Predator) mais qui ne connaît pas cet ambianceur des nuits torrides nantaises ? A peine le temps d’engloutir notre poulet frittes qu’il faut déjà regagner la salle. Lorsqu’on arrive, on voit que notre finlandais volant Jari (prononcez « Yari ») est déjà là. Mais, ô surprise de taille, qui est aussi là ? C’est l’ami Jean-Luc. Soit rien de moins que le batteur de Chears, groupe que nous avions avec Steff dans nos jeunes années. J’ai pas revu l’homme du bocage depuis au moins cinq ans. Quant à Steff, ça fait approximativement seize ans qu’ils ne se sont pas vus. Donc, vous imaginez le choc… </font></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;">Quand je vous dis qu’il y a des jours comme ça. Ça fait du bien de revoir le bonhomme. On resterait bien là à taper la discute pendant des heures, mais il paraît que ce soir on a un concert. L’autre surprise, c’est que sur scène y’a pas d’eau et je ne vous parle même pas de binouzes. Au final, c’est Yann qui doit faire chauffer sa carte bleue pour nous approvisionner d’un godet de houblon. Gibus touch, tout pareil. On démarre le set. Y’a du monde, sauf que le premier rang est situé à peu près à sept mètres de nous. Soit c’est le son, soit l’un de nous a oublié le déo ce matin. Malgré les encouragements de Steff, on arrivera pas à faire s’approcher le public à moins de trois mètres de nous. On enchaîne pas mal les titres. Les réactions sont polies, mais pas vraiment le délire. Tout juste si notre medley magique à la fin du set réussira à briser un peu la glace. Bon de toute façon, je ne crois pas qu’avec les deux groupes de ce soir nous avions vraiment notre place dans ce genre de soirée. On remballe notre camelote et pouvons gentiment continuer à passer la soirée entre amis. </font></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
Je croise mister El Renardo, qui est venu entre autre m’apporter un sacré trophée. Je l’avais brièvement évoqué précédemment, il se trouve qu’en septembre dernier un petit malin responsable de l’infographie chez Télé Poche s’est permis de (copier et) coller deux fois mon image dans un sujet traitant du nouveau plateau de la Starac. Oui, vous avez bien lu. Au-delà de la bonne blague, c’est assez désagréable et limite insultant. J’ai un moment caressé l’idée de me pourvoir en justice. Finalement, je me suis dit que ça serait faire de la pub pour ces tocards! Y’a pas mal de monde ce soir, les gars de la Scène Nantaise, Christophe de l’émission Spirit Of Noise (merci pour les photos) et j’en passe. C’est la bonne ambiance. Les Espagnols montent sur scène. Leur Metal Old School ravit les aficionados présents ce soir. C’est pas mal exécuté (batteur mis à part, soyons honnête). J’avoue qu’en dehors de leurs reprises de Maiden et de Wasp leur show me passe très largement au-dessus de la tête (j’ai raccroché ma cartouchière et mon bracelet à clous depuis plus de vingt ans). J’ai rien contre un concert de NWOBHM (new wave of british heavy metal) mais autant prendre les vrais. Reste que les gars sont vraiment très sympathiques… </font></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
Vient alors le clou du spectacle, ze headline of ze soirée. J’avoue avoir bien salivé en découvrant le site de BLACK RAIN il y a quelques mois. En vieux renards qui ont grandi avec le Hard Rock Glam US, Steff, Jean-Luc et moi sommes aux aguets, sur les dents. Nous ne sommes visiblement pas les seuls. On sent comme une certaine palpitation vibrer dans le club (c’est dingue le nombre de lolitas glam/goth que peuvent attirer ce genre de groupes). Les Savoyards envoie leur Sleaze Rock. On sent que les gars maîtrisent leur sujet. C’est sûr, ils ont du visionner des heures et des heures de clips vidéos qui tournaient en heavy rotation sur MTV durant la dernière moitié des années quatre-vingt (en fait jusqu’à ce qu’un certain Kurt Cobain ne déboule avec le Grunge). Seul petit hic, depuis que le chanteur de Tokyo Hotel a remis au goût du jour la coiffure qui fait comme un gros hérisson sur la tête, il est difficile de se défaire de cette image mentale. Au-delà de l’attitude, des poses, des effets de manche et des clichés gros comme des câbles inhérents à ce genre musical, que reste-t-il ? La forme certes, mais le fond ? Déjà à l’époque, on aurait échangé n’importe quel Poison contre un Skid Row ou un Love/Hate. La ficelle est-elle trop grosse ? Sommes-nous de vieux singes à qui on ne fait plus la grimace ? Ou simplement le son n’était-il ce soir ni au service des groupes, ni au service des spectateurs ? Bref, moi j’suis OK sur disque, mais là désolé ça me l’a pas fait. Il est l’heure de ramasser le matos. Au passage, un petit remerciement pour avoir fourni l’ampli basse pour la soirée, ça coûtait pas grand chose… On remballe nos effets et décidons de finir pour un dernier verre au Ferrailleur juste à côté. Deux heures et des bananes, il est temps de refermer cette parenthèse où hier, demain et aujourd’hui semblaient ne faire plus qu’un. J’en profite ici pour remercier une fois de plus Lorie et Camille d’avoir aimablement tenu le stand de merch. Je branche le convecteur temporel et file à la vitesse de quatre-vingt huit miles à l’heure vers mes pénates.</font></div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<div style="text-align: justify;"><font size="1" style="font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif;"><br />
Jeudi matin. Je me lève et je me bouscule… Un brouillard épais semble s’être abattu sur la ville. Après vérification auprès de Météo France, le phénomène est local et uniquement limité à mes globes oculaires. Le Doc avait raison. Les voyages temporels ça peut faire mal, surtout au crâne. Onze heures. Mon téléphone sonne, ce n’est pas Claude François qui brait dans l’écouteur mais encore une autre entreprise qui ne peut se passer de mes services. Désolé, ma bonne dame, mais l’alignement des planètes, le grand bidule céleste, la porte temporelle grande ouverte, bref le jour J, c’était hier.&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; &#160;</font></div>
<br />
</div>
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      </div>
      
    
  </div>
  <div class="clear">&nbsp;</div>


]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title>Concert au Ganesh @ Longué Jumelles</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/73-concert-au-ganesh-longue-jumelles.html</link>
            <description><![CDATA[Ahhh...le Ganesh....]]></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 23:30:49 +0100</pubDate>
            <guid>http://www.el-royce.com/blog/richard/73-concert-au-ganesh-longue-jumelles.html</guid>
        <content:encoded><![CDATA[
  <div class="simpleText">
    
      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><em>20 juin 2006</em>
</p>
<a name="ganesh">&nbsp;</a>
<p>

<strong>June Attack part 1 : Rock'n'Roll Tandoori</strong>
<br><br>

<em>[Sam 10 juin 2006]</em><br>
 En cet apres-midi caniculaire, n'importe qui aurait préféré se prélasser au bord d'une piscine, quelques pizzas à portée de main et de douces jeunes filles habillées en bunny pour agrémenter le décor (voir <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/chroniques-articles-interviews-communiques.html#echo-dans-la-plaine" title="chronique de disque rock">chronique L'Echo Dans La Plaine</a>)... Oui, n'importe qui mais pas <strong>EL ROYCE</strong>. Frustrés par quelques déconvenues nantaises, il nous tardait de reprendre la route. C'est donc bercés par le doux son du diesel à fond de caisse (agrémenté par quelques gazouillis inaudibles de Cult et d'Aerosmith) que nous avons rallié sans encombres <strong>le GANESH</strong>, lieu de nos nouveaux méfaits, le tout sans clim', ni GPS. </p>

 <p> 
Pendant le voyage, on se marre en imaginant un clone de <em>Vikash Dhorasoo</em> habillé en Sikh (and destroy) nous accueillant avec des "<cite>oui saïb</cite>".<br><br>Et bah non : on se trouve entre Angers et Saumur et le seul rapport avec l'Inde dans ce lieu, ce sont quelques posters dans le plus pur style Bollywood affiches sur les murs du bar. On l'apprendra plus tard, c'est rapport à la sainte patronne de la chance et des commercants (Ganesh) et que le patron a sejourné quelques temps en Inde.<br>Voila pour l'exotisme.<br>Bertrand, le taulier globe-trotter donc, nous accueille avec une pression bien fraîche de bon aloi.<br>Pour vous situer, c'est un grand échalas genre un peu Stephen King mais la version biker avec les tatouages qui vont bien.<br>A voir l'allure du lieu, on s'imagine vite que c'est un pas gros maniaque du plumeau. Mais bon, quand on joue du Rock'n'Roll on chausse rarement des patins.</p>
<p>Comme d'hab' on décharge notre barda en 10mn chrono. Pendant qu'on s'installe, les <em>Stones</em> font place au dernier <em>Sick Of It All</em>. On peut à peine se parler.<br>Les portes sont grandes ouvertes. Ici, on devrait pas trop nous faire chier sur le volume sonore (comme quoi, les voisins compréhensifs ça existe et la police municipale bienveillante aussi : vive la campagne). Une fois le son en place (plutôt claquant vu la config' du lieu) on sonde Bebert sur ses prévisions pour l'affluence de ce soir.<br>Il nous explique qu'en général c'est assez fluctuant, mais que là, y'a grosse concurrence sur Saumur. Pas grave, on s'enfile nos pizzas (<em>tant pis pour les filles et la piscine</em>) accompagnées d'un petit Anjou rouge bien sympathique. Par contre, n'allez pas au <strong>Ganesh</strong> pour son café, vous seriez très très déçu. Bref.</p>

<p>Début des hostilités vers 21h30.<br>Comme on pouvait s'y attendre, y'a pas foule, mais le public est réceptif (y'a même la meuf du batteur des <a href="http://vclowns.free.fr/" target="_blank">Vilains Clowns</a>).<br>Premier set sans probleme. Pendant la pause, chacun vient nous réconforter, s'excusant presque de la désertion de leurs compatriotes. Pas grave, on est là pour jouer et pas en mode "économie".</p>
<p>On reprend pour un second set et là, la chaleur et les pizzas se font ressentir. On a l'impression d'avoir les guibolles qui pèsent 3 tonnes. Pour tout dire, on joue correctement mais physiquement on a du mal. Nouvelle pause, même topo. On avait pas vraiment prévu de faire 3 sets, mais bon, on s'adapte.
<br>Reprise vers 11h45 pour le dernier run. Le deal c'est de stopper quand 0h15 s'affichera sur la pendule. On gère le set à vue, piochant dans tous nos "hits". Le public (peut-être un peu plus nombreux) se lâche carrément.<br>Tout le monde est debout en transe. Meme le petit papy (qui a fait semblant d'écrire avec son doigt des trucs dans sa main pendant toute la soirée) est mûr pour un headbanging d'anthologie.<br>Bref, mine de rien on est en train de mettre le feu... Comme on pouvait s'y attendre, lorsqu'arrive l'heure fatidique les bougres ne l'entendent pas de cette oreille. On vient de jouer 2 heures dans la soirée, dans des conditions proche du hammam.<br>Perso, je la jouerais bien façon Aznavour (jamais de rappels). J'ai beau invoquer la convention collective des joueurs de luth et les représailles de la centrale syndicale des artistes payés au noir, rien n'y fait. Les gens en veulent toujours plus. On a le feu vert du patron.<br>On joue une premiere dernière, puis une seconde dernière et enfin la der des der (ou celle d'apres je sais plus). Voila, il est presque 0h45. On aurait pu continuer comme ca jusqu'au bout de la nuit. Dans la foulée, on encaisse la monnaie et on plie le matos vite fait, sans laisser nos corps meurtris refroidir.</p>
<p>    
Deux charmantes demoiselles nous proposent d'aller boire le cafe à demeure avant de reprendre la route. Vu le goût (?) de celui du Ganesh, on accepte.<br> L'invite est en tout bien tout honneur. On arrive devant une charmante chaumière perdue au milieu des champs. Meme de nuit, la déco et l'endroit semblent charmants. Denis, le maître des lieu et compagnon de Florence (qui nous a invités avec sa copine Valerie) a deja preparé le café. Les enfants dorment à l'étage. Nous nous installons sous la tonnelle, il fait tres doux. <br><br>S'en suit plusieurs heures de discussion sur les bienfaits de la medecine douce et les sciences ésoteriques (sans rire). On a la chance d'apprendre que grâce a nos signes respectifs <strong>EL ROYCE</strong> aurait pu s'appeler <em>Earth, Wind &amp; Fire</em>. Bref, on se marre bien, mais il est deja 3h du mat et la route nous attend. On se met sur le depart. Arrive John (présent au concert et sosie officiel de Cali) déçu de nous voir (déjà) repartir. Mais la route encore nous appelle.</p>

<p>Retour dans nos quartiers. Déchargement du matos. Je prends ma douche (esperée depuis tant d'heures), il est 6h du mat. Ce fût une bonne soirée pour se remettre en selle. On a réussi à vendre un peu de skeuds (et vu le nombre de personnes présentes ça fait une sâcré pénétration de marché).<br>Un grand merci à Bertrand pour son accueil.<br>Merci également à Florence, Valerie et Denis pour leur générosité et leur plaisir des joies simples (peu de chance qu'ils lisent un jour cette dédicace, ils sont farouchement opposés à toute forme de technologie moderne).<br><br>Dans quelques jours le <em>June Attack Tour</em> reprend. Encore de nouvelles aventures.</p>
<p><a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/richard-verdon.html" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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            <title>saint-cyr</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/60-saint-cyr.html</link>
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            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:55:52 +0100</pubDate>
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        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / ST CYR (TOURS)</h1>


<p>[Ven 13 juillet 2007]</p>

<p>Y'a des fois où rien ne se passe comme on voudrait... Parfois le téléphone reste désespérément muet et puis quand on voudrait être peinard à bronzer au bord d'une piscine (enfin faut pas trop en demander quand même, l'été c'est plus ce que c'était) entouré par de charmantes donzelles habillées en bunny, une part de pizza dans la main (merde j'ai l'impression d'écrire une <a href="http://www.elroyce.com/chroniques-articles-interviews-communiques.php#lechodanslaplaine" target="_blank">chronique de EL ROYCE parue dans L'Echo Dans La Plaine</a>, mais non j'suis pas rancunier)... bref quand Isa "<em>Madame Vilains Clowns</em>" nous a contactés pour mettre le feu (d'artifice) au <strong>GANESH</strong> <img src="http://www.el-royce.comganesh-carte.jpg" alt="carte de visite Le Ganesh Bar, LONGUE JUMELLE" width="151" height="230"> le jour de la Fête Nationale, bah on pouvait décemment pas dire non. Oui mais voilà, au milieu du 12 et du 14 juillet, y'a un mesquin vendredi 13 qui se trémousse et te fait la nique, parce qu'il faut absolument caler une date et qu'on a pas beaucoup de temps et patati et patata. Une vraie course ! Entre Aurillac et Saumur ça nous laissait le champs large... je rappelle aux ignares que pour un groupe de Rock la ligne droite est TOUJOURS le chemin le plus court et que se taper plus de 8 heures de camion par jour, c'est ni bon pour les concerts le soir, ni pour les escarres au cul ! Donc, assez logiquement on a jeté notre dévolu sur la région de Tours (pile poil au milieu). L'autre option étant de passer une journée off chez ma frangine en Corrèze. Bah, on aurait peut-être mieux fait...</p>

<p>Tout ce que compte la Touraine en lieu de concerts a été ratissé par notre bigophone et chaque fois c'est chou blanc. En désespoir de cause on arrive enfin à caler un truc dans un petit bar sur Tours, avec des conditions bien à l'arrache. Putain, quelques jours après les gars déclarent forfait... mais y'a pas à s'inquiéter ils nous ont refourgués à un autre bar sur l'autre rive à St Cyr sur Loire. Bon, ils ont plus son portable sous la main mais no problemo, ça va le faire ! Sauf que j'essaie d'appeler <stroing>LE BELLE ILE sur sa ligne fixe mais je tombe sur que dalle... j'essaie même de soudoyer quelques <a href="http://www.myspace.com/elroyce" target="_blank">amis MySpace</a> pour aller voir sur place. Au final, j'envoie quand même les affiches (tant pis si c'est pour rien) avec l'injonction de nous rappeler dès réception. Au moins comme ça, on en aura le coeur net. Quelques jours avant notre départ, le type nous appelle pour dire que c'est OK. Ouf, enfin c'est ce qu'on croit à ce moment là...

</stroing></p><p>Perso, le voyage du Cantal à Tours, je pourrais pas en dire grand'chose, vu que j'ai pioncé la plupart du temps. Péages, chaleur, nourriture cheap, bref la routine ! On arrive à St Cyr comme des fleurs sans trop galérer, on se pose devant le BELLE ILE, c'est facile à trouver, c'est au bord de la Loire sur un grand boulevard genre Maréchaux où ça circule pas mal. Le taulier nous accueille avec la même chaleur qu'en recevant des Mormons venus lui vendre des Bibles. Faut dire le pauvre, se faire refiler un groupe à l'arrache comme ça au dernier moment... maintenant, il pouvait aussi dire non ! Et pis, ce soir il prend pas trop de risques le bonhomme. Il a aussi hérité des conditions initialement prévues. A 2 euros la PAF, dès le départ ça sent méchamment le non-profit pour nous (c'est notre côté Rock Prolétaire de gauche qui nous perdra). La bonne blague du jour c'est qu'on joue mélodie en sous-sol à la cave. Outre le côté revival à la Beatles, faut se taper tout le matos dans un escalier en colimaçon point trop prévu pour du Marshall. L'ambiance est un peu zarbi. Pendant qu'on installe, y'a un type genre Hugolin (cherchez pas j'vous expliquerais) qui nous briefe sur le matos, enfin ce qu'il en reste. Finalement, on saura jamais qui c'est, puisque après on l'a plus revu de la soirée. Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression de voir s'afficher <span style="color: rgb(255, 0, 0); font-weight: bolder; font-size: 125%; letter-spacing: 0.3em; text-decoration: blink;">L-O-O-S-E</span> avec de gros néons rouges au dessus de nos têtes. Après la balance, on remonte au niveau du bar, le patron est toujours aussi causant. On se demande si va pas falloir le supplier pour avoir à boire. C'est un taiseux cet homme-là. Vu où on en est, on demande comment ça se passe pour la bouffe, c'est à la pizzeria juste à côté, nickel !</p>

<p>Pendant, qu'on sirote notre binouze à la terrasse, je repère une amie MySpace (pour une fois que je les reconnais nos amis virtuels). Je la salue. Elle est venue avec sa gamine de 3 ans et me demande si on pourra faire le taxi ce soir pour les ramener. Je la rassure (c'est encore notre côté Rock Prolétaire de gauche qui parle). Arrive un gus aux cheveux longs et à pieds, c'est son rencard. Je ne le sais pas encore, mais en jetant un coup d'oeil vers leur table, je contemple là l'essentiel de notre public de ce soir. Car après les pizzas d'à côté, on descend dans notre cave et on fait les comptes avant d'envoyer : 1 individu mâle louchant avidement sur 1 individu femelle, accompagnée d'un enfant en bas âge et c'est tout, basta ! Si on considère la Convention de Genève des groupes maudits, virtuellement y'a moins de personnes dans la salle (2,5) que sur scène (3) et on pourrait plier nos gaules ! Mais voilà, la garde se meurt mais ne se rend pas. Inutile de vous dire qu'on joue pas le show des grands soirs. D'abord pour sauvegarder les oreilles de la pauvre gamine et pis franchement on se croirait en répète. On fera quand même nos 3 sets. Mis à part 2/3 crétins descendus pour remonter "<cite>parce que 2 euros c'est trop cher</cite>" et 4 personnes (dont les tauliers du premier rade prévu après leur fermeture) voilà tout le beau public tourangeau que nous aurons attiré ce soir.</p>

<p>On plie et charge rapidos. Yann fait notre B.A. du jour en raccompagnant la donzelle et sa gosse. Steff tape la discute avec le patron qui enfin  semble se dérider. Il nous déballe ses louanges et nous invite à reprendre contact pour caler une date à l'automne dans des conditions "normales". You're welcome.</p>

<p>On cherche un hôtel cheap mais à l'heure qu'il est c'est l'impasse sur Tours. Finalement, on roule jusqu'à Saumur et on trouve enfin à se loger. Ça fait un petit moment que j'avais pas conduit notre van et je trouve qu'il y a un bruit bizarre à l'arrière du camion. Il est plus de 5 heures du mat' peut-être que je suis juste un peu  fatigué...</p>

<p><em>Epilogue I </em> : sur les conseils du patron du BELLE ILE on l'a recontacté pour caler une date le 03/11/07. Très délicatement, le 2 (donc la veille) on a reçu un mail nous indiquant que la date était annulée en raison d'une inondation. Vrai ou pas vrai, j'ai essayé de joindre ce charmant monsieur sur son portable mais n'ai eu que sa messagerie (peut-être que le portable a été lui aussi emporté dans le torrent). C'est ce qu'on appelle un plan concert qui tombe méchamment à l'eau ! Amis groupes ou de la région de Tours, si vous avez des avis positifs pour faire remonter la côte de ce bar merci de nous le faire savoir, parce que nous, je ne pense pas qu'on y remettra les pieds (ou les palmes).</p>

<p><em>Epilogue II</em> : rendez-vous pris auprès de mon garagiste, le bruit à l'arrière du camion c'est un roulement niqué et plus de 200 euros de réparation. Putain de vendredi 13 !</p>

<p>www.le-belle-ile-cafe.com</p>

<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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            <title>road to rouen</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/59-road-to-rouen.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:53:49 +0100</pubDate>
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        <div class="code_html"><h1>LE SAXO / Road to Rouen, Road to ruin...</h1>
<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-richerd-royce.jpg" alt="RichErd Royce" border="2" width="450" height="600"><p></p>
<p>[ Sam 31 mar 2007] Soyons honnête ! N'eût été ce petit séjour lors des dernières Fêtes de fin d'année pour y faire du tourisme (mais qui a dit sexuel?) je n'aurais sûrement jamais mis les pieds à Rouen. Trop au Nord, trop froid, trop humide. Et pourtant... Bravant les vapeurs éthérées des lendemains de la St Sylvestre, j'avais parcouru la ville, toujours à la recherche d'un nouveau tabernacle susceptible de recevoir notre jus de gros Rock qui tâche. Au SAXO, l'affaire avait été rondement menée. Moins de 15 minutes pour entrer et sortir, une nouvelle encoche à notre calendrier et l'assurance d'une juste rétribution en poche . Le rendez-vous était donc pris.</p>
<p>Je n'ai rien de particulier à dire sur la ville qui a recueilli les derniers soupirs de feu "<em>Jeanne d'Arc aka La Pucelle</em>", si ce n'est que les habitants d'ici ont leur façon bien à eux d'intérioriser leur joie de vivre et que la circulation y est limpide comme un jeu d'enfant. Or cela, un week-end musical pépère, si ce n'est 2/3 anecdotes que je me propose de vous narrer ici...</p>
<p>Une fois n'est pas coutume, nous avons embarqué pour ce voyage de la recrue féminine censée nous guider dans notre périple (sic).<br> Le (long) voyage s'est déroulé sans problème, tel un vestiaire d'équipe de foot de CFA dérivant sur quatre roues.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-roycemen.jpg" class="bleu" alt="Les Roycemen" border="2" width="450" height="600">

<p class="bleu">Nous arrivons devant <strong>le SAXO</strong> sans peine et dans les temps, accueillis par des hauts-parleurs qui braillent du Gilbert Montagné (t'as vu sa femme ? Nan, bah lui non plus). Une sorte de braderie fantomatique bat son plein. Pas un chat dehors. La voix d'un speaker (qui restera caché à notre vue) annonce à qui veut l'entendre (soit la totalité du centre ville de Rouen) qu'il est formellement interdit de stationner place St Marc et en particulier devant le SAXO. Autant dire "les gros cons dans votre camion de gitans immatriculé 44, vous dégagez" ! Comme Robert Smith, nous n'en avons cure. Sans même s'accorder la moindre la pause syndicale de rigueur, nous installons notre matos et commençons le soundcheck. Un bien beau pub en vérité, tout de boiseries et de lumières tamisées. Patrice, le patron, nous indique de façon sibylline et entre les lignes, qu'on est pas forcément obligé d'envoyer le boulet. On acquiesce, ayant déjà un peu anticipé. Malheureusement nous sommes déjà à notre maximum question minima sonore. Notre barnum de bois et d'acier est en place et on peut gentiment se rafraîchir devant une binouze.</p>


<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-royce.jpg" alt="El Royce par Marion internationale Ruszniewski" border="2" width="450" height="300"><p></p>

<p>Arrive notre amie <em><a href="http://mapage.noos.fr/marionr" target="_blank">Marion</a></em><a href="http://mapage.noos.fr/marionr" target="_blank">, photographe de presse de classe internationale</a> qui, après un shooting des Fall Out Boys à L.A., a décidé de couvrir en freelance l'intégralité de notre Battle of Normandy...</p>
<p>Vers 20h30, on émigre vers le Kebab d'à côté pour y remplir nos estomacs vides. L'ami Steff et moi prenons une assiette généreusement garnie d'oignons et de frites (armes bactériologiques de classe A). Comme il est dit dans le flim de Matthieu Kassovitz "jusqu'ici tout va bien".<br>

On se retourne dans le bar, c'est l'anniversaire d'un pote du taulier. De gentils baladins ont improvisé une session irlandaise. On se croirait à Dublin ! On les laisse remballer leurs flûtiaux avant de mouliner au braquet supérieur. On démarre notre premier round vers 23h pour un set exclusivement composé de reprises. C'est grosso modo la même track list qu'à la Gargouille (voir blog) en y ajoutant "<em>From out of nowhere</em>" de nos maîtres à penser Faith No More. Le pub est composé de différentes salles (ou niches, ou recoins). Y'a du monde, mais l'audience n'est pas vraiment captivée par nos ébats.  Vers la moitié du set, y'a là un jeune type qui se tient debout dans l'embrasure de notre alcôve. Tiens, sûrement un connaisseur qui veut en prendre plein les mirettes. Fin du titre, le type s'avance vers moi, j'attends ses félicitations (peut-être même qu'il est prêt à nous acheter un skeud, voire et pourquoi pas, c'est un producteur embusqué à la recherche de jeunes talents).  Voilà comment il commence sa litanie : "C'est super les mecs ce que vous faites. Vraiment, vous vous donnez à fond, ça c'est sûr. Mais voilà, j'suis installé vers l'entrée du bar et on entend comme si on se trouvait devant vous. Y'a pas moyen de baisser la zique ? On s'entend plus parler". Hum. J'inspire profondément et explique gentiment au jeune homme qu'on fait pas du jazz mais du rock et que c'est comme ça jusqu'à nouvel ordre... Mes points de suspension flottent dans les airs comme autant de "et si ça te casse les burnes, vas te faire cuire un œuf ailleurs et en silence". Je dois sûrement avoir ma tête des bons jours (genre l'Inspecteur Harry qui vient de se prendre une prune pour stationnement gênant) puisque l'insolent repart d'où il est venu, assuré que son intervention restera vaine. On enchaîne. Fin de la première manche.</p>
<p>Je passe au ravitaillement devant la pompe à cervoise, croise un gentil serveur qui me dit qu'une gamine voudrait chanter et est-ce qu'il y aurait moyen ? Mouais. Bof, pourquoi pas. Je file avec mes godets, tablant que la donzelle va sûrement se dégonfler et que l'affaire est pliée d'avance. A peine attablé dans notre carré VIP que le daron se pointe avec sa musaraigne sur les talons. "<cite>Ouais les mecs, vachement sympa de lui laisser sa chance</cite>". Et patati, et patata. Du haut de ses onze ans, notre graine de star est excitée comme un troupeau de courtiers juste avant la cotation du CAC40. Je lui indique le microphone, règle le pied et laisse la magie de l'instant faire le reste. Elle entame son couinement dans ce qui semble être la langue de Goethe. Je suis peut-être le seul ici à comprendre de quoi il s'agit. Il se trouve que par le plus grand des hasards mon rejeton, qui s'est mis à la six-cordes, m'a demandé de lui refiler les plans pour jouer "<em>Durch Den Monsun</em>" des juvéniles Tokio Hotel ! Ni une, ni deux, je saute sur ma pelle pour accompagner la jeunette. Salves d'applaudissements. J'ai fait ma B.A. de la semaine. Mon karma peut s'élever en toute quiétude. En guise de récompense, on récolte une tournée de binouzes.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-royce-tokyo-hotel.jpg" alt="Reprise Tokyo Hotel" border="2" width="450" height="338"><p></p>


<p class="bleu"> <strong>EL ROYCE</strong>, le groupe qui égaillera vos soirées : baptêmes, bar-mitzvas, enterrements, noces et banquets !</p>

<p>On poursuit avec un second set totalement made in nous. Ce petit épisode nous a totalement désinhibé (tu m'étonnes). Y'a déjà plus de monde à nous écouter et à apprécier. On se lâche.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/el-royce-live.jpg" alt="Live El Royce par Marion internationale Ruszniewski" border="2" width="450" height="300"><p></p>


<p>Juste pour vous situer, notre "main stage" a une vue imprenable sur les gogues, ce qui génère pas mal de passage. Un type assez lourdement handicapé qui est venu nous encourager, décide de faire un tour aux tinettes. Dans ce qui lui semble être un parcours du combattant, il a décidé de se faire accompagner par son gentil toutou (peut-être au cas où il se perdrait). Si ce n'était sa couleur noire et fauve et sa muselière réglementaire, le bestiau en question ressemble à s'y méprendre à un veau élevé aux hormones. Le rottweiler croisé poney est bien décidé à fourrer sa truffe dans mon verre de jus de houblon posé à mes pieds. Pendant un instant je dois jouer en composant avec la présence de cet intrus canin. C'est vraiment la totale ! Je réprime un fou-rire, ce qui je vous l'accorde, en chantant est un exercice plutôt mal aisé. Fin de l'anecdote. On fini notre second set sur les chapeaux de roues. Il est 0h45.</p>
<p>Le maître des lieux, Fabrice vient taper la discute. Nous apprend qu'il programme assez rarement des groupes aussi rock (on s'en doutait un peu). Qu'il fonctionne beaucoup au coup de cœur et qu'on est welcome chez lui pour un prochain passage à l'automne. Il nous narre les vertes et les pas mûres qu'essaient de lui refourguer certains groupes. Vraiment, la musique c'est pas un métier facile !<br>
On a jusqu'à 1h30 pour conclure. Ce que l'on fait avec un troisième set piloté à vue, moitié reprises, moitié incontournables de notre cru. On commence même avec un tout nouveau morceau fini de l'avant veille qui passe plutôt pas mal. On stoppe les machines à l'heure dite. Petite pause menthe à l'eau avant de plier bagages. Chargement du camion. J'encaisse la monnaie. Remerciements mutuels. Et direction "<em>Le Kiosque</em>". Dans son immense gentillesse, Fabrice nous a refilé des entrées gratos pour cette boîte. </p>
<p>Normalement, avec une native du coin dans notre convoi, tous les dieux de l'azimut et de la triangulation devraient être avec nous. Que dalle ! Et vas-y que je te tourne et retourne. Il est plus de 3 heures du mat', et que je te passe à la questionnette les quelques badauds pour trouver le fameux boulevard de Verdun (soit dit en passant, si tu cherches de la prostipute, le boulevard de Verdun is the place to be). Au final, on tombe quand même sur le Kiosque. Moi, je gare le camion devant l'entrée de la boîte et demande aux gentils portiers (le petit teigneux ou l'armoire à glace) de jeter un œil vigilant sur nos biens. Hop là, nous entrons pour gincherie de tous les diables. La population ici est composée d'une partie de la jeunesse dorée rouennaise, et selon Marion de quelques Emo Kids (frange longue et cravatte sur t-shirt) et enfin de bien belles radasses d'élevage, dont certaines selon Steff sentent le cul. Nous c'est plutôt la fritaille que l'on sent (voir chapitre kebab).  Avec nos gueules de rien, on se sent un peu en décalage horaire. Fort heureusement, comme il est tard on a échappé à tous les tubes house, R'nB et consort. Aussi, nous sommes accueillis par un set plutôt rock qui fait bouger nos corps. A 5 heures, l'aimable clientèle est invitée à prendre congé et on fait la queue au vestiaire pour récupérer nos effets personnels. Marion a laissé à la consigne son sac de matos photo. On sort et on décide de se mettre en chasse pour un hôtel. Marion tarde à se mettre en route et nous annonce que la raison de son retard tient du fait de quelques malandrins qui on lui explosé sa vite latérale arrière pour lui piquer un sac plastique contenant sa brosse à dent et un t-shirt propre. Fuck !   </p> 
<p>C'est le moral un peu dans les chaussettes que l'on prend la route d'un hypothétique gîte. Et là, bonjour les tours et détours pour arriver près du parc Expo où sont réunis tous les hôtels du coin. Sauf que là, manque de bol, c'est la Foire de Rouen. Le temps s'égrène. On se tape TOUS les hôtels alentours. Rien. Tous complets. On rapatrie vers le centre de Rouen, où on a repéré un Kyriad. Et par chance y'a des piaules vacantes. On arrive à la réception avec nos sacs de manouches. C'est 55 euros par chambre. Goran, le veilleur de nuit serbe (cerbère ?) nous annonce en roulant les « r » que c'est 2 personnes maxi par carré. On est 5, ça fait 3 chambres. Gasp ! On va pas niquer le béneff ! On essaie de négocier mais le bougre ne fléchit pas. On imagine que son patron lui a confisqué son passeport. Que là-bas au pays, quelques liquidateurs mafieux on un AK-47 posé sur la tempe des membres de sa famille et que si le pauvre nous laisse dormir quelques heures (il est plus de 6 heures du mat') à plus de deux par chambre, ça va être un vrai bain de sang. On le remercie chaleureusement pour sa compréhension et son hospitalité (Steff notamment) et nous voilà dehors à résoudre l'équation "sommeil + 5 personnes + une twingo fracturée + un camion de gitans". Voilà comment, en quelques heures un individu normal se retrouve demi SDF, à pioncer dans sa bagnole sur un parking d'hôtel sous la pile d'un pont du périphérique de Rouen, endroit qui a visiblement servi de latrines à l'air libre à plusieur générations de pisseurs. Bukowski l'a écrit, EL ROYCE l'a fait !  De la vraie vie de Rock'n'Roll pur jus.</p>

<p>Je vous passe sur nos gueules le lendemain au réveil. Notre recherche vaine d'une boulangerie et d'un café sur plusieurs dizaines de kilomètres (Rouen, ville de merde)... pour finalement atterrir au McDo devant un menu Best Of. Il est presque 13h. On doit avoir des gueules à faire peur ou bien une odeur de fénec, pas une seule famille ne s'est installée à moins de 5 mètres de nous. Y'a des places vacantes à côté, les gens s'installent un temps et pfiout, ils se barrent dare-dare.</p>

<img src="http://www.el-royce.comphotos/marion-internationale.jpg" alt="Marion internationale Ruszniewski" border="2" width="450" height="338"><p></p>


<p>Une fois repus, on ère encore sur plusieurs dizaines de bornes (rive droite, rive gauche, uptown, downtown) tournant et virant, à la recherche d'un hôtel. Mais cette fois-ci, il s'agit de l'Hôtel de Police pour que Marion dépose une plainte pour sa vitre pétée. Il y en a pour plusieurs heures, on doit l'abandonner à son triste sort pour rentrer dans nos pénates. On a appris qu'elle a servi d'interprète pour des chinois qui ne parlaient qu'anglais. La bonne blague !</p>
<p>Nous, on s'est rentré, alternant phase de conduite et phase de coma profond. J'ai bien géré les péages, on a réussi à avoir le tarif mini 2 fois sur 3. Retour à Nantes en début de soirée. Déchargement du matos. Comme les sportifs de haut niveau, on passe par la case décrassage (au savon et à la brosse métallique). Ça tombe bien je commençais à faire un élevage d'amanites tue-mouches entre les doigts de pieds... Partir c'est pourrir un peu !</p>
<p><a href="http://www.myspace.com/marion_internationale" target="_blank">http://www.myspace.com/marion_internationale</a></p>
<p><a href="http://mapage.noos.fr/marionr" target="_blank">X-Plicite rock gallery</a></div>
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        <item>
            <title>roumegoux cantal</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/58-roumegoux-cantal.html</link>
            <description></description>
            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:52:35 +0100</pubDate>
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      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / ROUMEGOUX (CANTAL)</h1>


<img src="http://www.el-royce.comelroyce-cantal.jpg" alt="Steff Predator et RichErd Royce sous chapiteau à Roumegoux pour le festival les nuits décalées" width="448" height="336">


<p>06 févr. 2008</p>


<p>Ouais, je sais ce que vous allez dire : <cite>un REPORT au mois de février concernant des dates cet été, c'est limite foutage de gueule...</cite> Oui mais voilà, mes braves petits amis, sachez que cueillir des cerises avec les mains c'est déjà pas facile, alors pensez donc avec la queue ! Bref, tout vient à point pour qui sait attendre et soyez content que je n'épouse pas la cause des scénaristes de nanards américains, parce que là...</p>

<p>[Jeu 12 juillet 2007] <strong>ROUMEGOUX (12) Festival des Nuits Décalées</strong></p>


<p>A peine le temps de laver nos chaussettes sales et <em>hop</em>, on reprend les mêmes et on recommence ! Cette fois-ci notre périple jusqu'au Cantal (l'autre pays du fromage et aussi celui de notre ami Yann) ne sera pas sponsorisé par <em>Péage Magazine</em> (publication totalement fantasque imaginée par nos soins, genre un peu Bilto mais qui ferait dans l'asphalte surtaxé, avec tous les tuyaux, les bons coups, j'imagine nos voix suaves à la Omar Sharif « <cite>le péage c'est notre dada</cite> » bref vous pouvez pas comprendre à moins de vous farcir tous les blogs d'avant).</p>

<p>Donc ce coup-ci, c'est rien que du old school, de la nationale à go-go, au mieux des portions de voie express, de la route campagnarde bucolique et le pire à notre arrivée, du chemin vicinal bien champêtre. Nos bons camarades de <strong><a href="http://www.myspace.com/powertroll" target="_blank">P-TROLL</a></strong> sont aussi de la partie (un grand merci à eux pour le plan). On arrive carrément en même temps. Eux de Toulon avec un GPS, nous de Nantes avec notre halène (plus trop) fraîche et un tisonnier rouge pour faire parler l'autochtone.</p>
 
 
<p>Pour info, ce festival à la particularité d'être au milieu de deux évènements européens: un gros rassemblement de jeux de rôles grandeur nature et un championnat de paint ball.</p>

<img src="http://www.el-royce.comnuits-decalees-web.jpg" alt="festival les nuits décalées roumegoux cantal">


<p>Nous on est censé faire la jointure. </p><blockquote>On imagine déjà les types se trimballant dans leur armure, un glaive en plastique à la main, chassant le dragon en carton pâte.</blockquote> Sauf que voilà, l'été semble avoir du mal à s'installer cette année (sûrement la faute du gouvernement...) et l'Auvergne a été ces derniers jours la cible préférée de pluies torrentielles. Les festivaliers, une fois leur truc fini, z'en ont eu plein les bottes donc : Cassos ! Plus personne, nada. C'est pourtant un chouette soleil qui nous accueille, nous on comprend pas. Sauf à voir de la paille partout étalée (pour faire circuler les véhicules embourbés) et l'odeur... qui n'est pas sans rappeler ce je-ne-sais-quoi un brin musqué de terre humide ou voire franchement, de la vase qui chlingue en plein soleil !<p></p>


<p>Ce soir on joue sous chapiteau (c'est pour moi une première). Le système son &amp; lumière est carrément classe (vidéo projecteur et tout et tout). La scène est point trop grande et un peu de guingois (difficile d'être toujours de niveau en plein champs... moi ça me perturbe toujours un peu). Ce coup-ci, c'est nous qui prêtons notre backline à nos potes. Quelqu'un fait croire à Madame Predator qu'on va dormir sous tente, dans la paille et la boue. Elle trouve pas ça très drôle. Moi j'dis trop rien parce que j'ai pas dealé le plan et qu'on a parfois fait pas mieux... Ouf, un hôtel est prévu à quelques bornes dans le village. Pendant notre soundcheck, les P-TROLL vont repérer les lieux et nous annoncent qu'ils ont dégotté une charcuterie du tonnerre, avec des sauciflards comme des gourdins que tu verrais sur <u>ExtremDonjonMaitresseDominaSM.com</u>, genre pine d'âne à côté c'est peau d'balle (et non pas : pinball à côté c'est peau d'âne). Bref, les bougres on prévu de dévaliser l'échoppe dès la première heure.</p>

<img src="http://www.el-royce.comptroll-elroyce-cantal.jpg" alt="P-TROLL, El Royce et compagnie dans le Cantal" width="448" height="336">

<p>On passe à table, sympa. On spécule sur l'affluence de ce soir, déjà moins sympa. Y'a plus un festivalier (les uns partis, les autres pas encore arrivés) et le bled est vraiment à des kilomètres de toute vie, genre même <em>David Vincent</em> il aurait pas pu se paumer aussi loin. On attend un peu que le chapiteau se remplisse. Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Un moment, faut bien démarrer. Y'a en gros toute l'équipe de l'orga du festos, nos potes des <strong>P-TROLL</strong> et une dizaine d'égarés venus du coin, c'est à nous d'ouvrir le bal. Pas cons, à LA CRAU (Toulon) on s'était fait cueillir à froid, du coup on a resserré les boulons, donc là c'est le set « <em>Pan, dans la gueule</em> ». Ça fonctionne plutôt pas mal. Dommage, qu'il n'y ai pas foule pour pouvoir le constater. L'ambiance est bon enfant, détendus du gland, comme à la maison. Du coup, on fait un set plutôt pas mal, malgré le froid qui commence à nous engourdir (y'a pas que dans le désert que les nuits sont fraîches, y'a aussi dans le Cantal, même si c'est pas l'Everest on est quand même, un peu, en altitude). Un moment je pète une corde, pendant que je prend mon arbalète de rechange, l'ami Seb des P-TROLL se précipite pour me réparer ma pelle. Vraiment la classe ! Une montagne de gentillesse.</p>


<p>Nos potes toulonnais prennent la relève. Y'a quelques donzelles locales qui sont venus se joindre à la fête, plus quelques autres gus. D'ailleurs sur "Louise" les gars feront monter les minettes sur scène. La bonne poilade, elles se donnent à fond. Je change en retour une corde de Seb, un peu perplexe, point trop habitué à la guitare baryton. Toujours super efficaces, nos potes déballent leur gros rouleau compresseur heavy, qui trouvera son point d'orgue avec <strong>Overkill</strong>, rejoints sur scène par Monsieur Alain "<em>the beast</em>".</p>


<p>Fin de chantier autour d'un godet et d'une crêpe chaude, pour tenter d'activer nos sangs glacés et nous rejoignons notre hôtel de charme, au look tellement sixties (d'ailleurs à y regarder de plus prêt, c'est pas un style, la déco est d'époque). Franchement, on est tellement transis et fatigués qu'on est bien content de retrouver nos lits douillets.</p>


<p>Réveil sous le soleil. On prend le chemin du chapiteau pour le petit dej'. Nos toulonnais arrivent les bras chargés de victuailles glanées dans la charcuterie magique. Faut voir les morceaux ! En bons fauchés, on se dit que ça doit coûter une fortune. Tout faux, les taros sont carrément corrects, ça donne envie d'y aller faire un tour avant de partir... Pendant qu'on dévore nos tartines, <em>Tonio</em> (hurleur des P-TROLL) nous fait un show à se pisser dessus. Ce type est proprement extraordinaire !  D'abord parce que c'est le seul gus capable de faire avec sa gorge un cri avec <strong>DEUX sons</strong>. Oui vous avez bien lu : on entend une note + une deuxième note en harmonique (comme si DEUX personnes chantaient en même temps). Ecrit sur le papier ça n'a peut-être l'air de rien, mais à écouter ça défie l'entendement. Bref, il a aussi une sorte de numéro de close up comedy, un truc hilarant d'une grande poésie, avec des blagues à tiroirs, des pièges à cons. Le reste des P-TROLL est faussement navré... eux, ils connaissent déjà tout le bazar et qu'ilS savent que Tonio peut tenir comme ça pendant des heures ! Effectivement, c'est pas qu'on est pas bien là au soleil, mais faudrait songer à bouger. D'abord en passant par la case charcuterie. Les gars nous accompagnent n'ayant pas encore achevé leurs emplettes de cochonnaille.</p>

<p>On se retrouve donc Au Rouget, devant notre hôtel dans l'échoppe de Monsieur MAS (peut-être un parent éloigné de Jeanne). Le bonhomme a l'oeil rieur, la soixantaine bien tapée, plutôt pas grand mais vif comme un écureuil, des Converse au pieds et une blonde (la cigarette pas celle à gros nichons) au bec. Voir des chevelus dans son tabernacle ça lui fait même pas peur. Une fois notre panier bien garni, il nous demande "<cite>Eh les jeunes vous voulez visiter mon séchoir à jambons</cite>" ? Bah ouais, pareil ! Notre petite troupe le suit, pensant tomber sur une petite cave avec 4/5 jambonneaux accrochés au plafond. On fait 50 mètres et on s'avance vers une sorte de gros bâtiment, un mélange de vieille architecture réhabilitée et de moderne en béton et alu high-tech. On entre dans le bazar, après quelques pas dans un dédale, notre Vivaldi des 4 salaisons nous ouvre une porte de 10 mètres de haut : voilà la première phase du processus, y'a là quelques jambons (dixit Mister MAS) on imagine la suite... Ma doué, dans la dernière pièce dédiée au séchage y'en a plusieurs rangées, installés sur des racks de dix mètres par cinquante... au bas mot, 10 000 jambons ! Putain, un vrai cauchemar pour un soldat d'Al Qaida : Guantamo, les prisons secrètes, les tortures sensorielles, c'est zobi à côté. Mister MAS finit la visite par un détour dans son jardin d'intérieur : une terrasse en teck avec salon, entouré d'oliviers (pour accompagner le Pastis) au décor paysager vraiment classe, le tout planté au beau milieu de son usine à cuisseaux de gorets. Chapeau ! On l'avait compris, l'homme sait vivre. D'ailleurs, il nous avoue avoir eu l'idée de son usine le jour officiel de sa retraite, quand il a percuté que rien foutre de sa journée à taper la causette avec Madame MAS c'était pas son kiff comme fin de vie... On le remercie chaleureusement pour cet aparté culturel. Puis c'est le retour vers l'échoppe, encore tout secoués d'avoir vu autant de lard dans un si petit bled. On apprend quand même au passage que le petit père à presque une dizaine de boutique dans toute la France (il inonde plus de 1000 bistrots sur Paname) et que si on veut faire des commandes par internet, y'a moyen !</p>

<p>Il est temps pour nous de décaniller, détour par la pompe (à gas-oil/à fric) chaleureuses embrassades avec nos potes, et hop, vers d'autres aventures...</p>



<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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        </item>
        <item>
            <title>festival rock'ambolesk</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/57-festival-rock-ambolesk.html</link>
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            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:50:19 +0100</pubDate>
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        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / CHATEL-GUYON (CLERMONT-Fd)</h1>

<p>[Ven 06 juillet 2007]</p>

<p>Une fois n'est pas coutume, c'est ce qu'on dit. Deux fois, ça commence à devenir une habitude, non ? Cette année encore, nous avons décidé de démarrer notre mini tournée d'été (<em>mini tournée, maxi kilomètres</em>) par un pèlerinage au coeur de la terre qui vu naître <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/yann-faurie.php">notre ami et batteur Yann</a>, à savoir l'Auvergne. Le rendez-vous était donc pris au <strong>FESTIVAL ROCK'AMBOLESK</strong> à Châtel-Guyon (63). Situé au pied de <a href="http://www.vulcania.com/" target="_blank">Vulcania</a> (<em>sorte de Disneyland de la pierre de lave made in Giscard</em>) à deux pas de Riom et donc (pour les incultes) tout proche de Clermont-Ferrand. Gageons que ce festival sut tenir toutes ses promesses (d'un point de vue organisationnel), eut égard à son patronyme. Mais, revenons tout d'abord au point de départ, c'est à dire à Nantes sur Loire. C'est vendredi, on est début juillet, ça sent bon les vacances. On peut encore espérer qu'on aura pas un été tout pourri (crédules nigauds que nous sommes).</p>


<p>En prévision de la longue route qui nous attend, nous avons opté pour une configuration Maxi Pullman du camion. Grâce à un douillet (comme David) matelas de transat sur la dernière banquette, nous pouvons disposer d'une couchette confortable. Ni voyez là aucune relation de cause à effet, Madame Predator a décidé de nous suivre dans notre périple et d'en accepter toutes les fâcheuses conséquences (blagues salaces, symphonies intestinales, j'en passe et des meilleures).<br>Rassurez-vous, aucun gang bang à l'horizon. Quand il s'agit de sa femme, le corse est rarement prêteur.<br><br>Bref, nos provisions de bouche embarquées nous avons décollé assez tôt dans la matinée sous un ciel ni bon, ni chon. La bonne surprise du jour c'est quand nous nous apercevons que désormais on peut rallier Tours directement par l'autoroute, sans se faire chier par les pittoresques chemins de bord de Loire. On arrive même à ne pas se paumer dans Tours (comme quoi, on peut tromper 1000 hommes une fois mais pas un homme 1000 fois ou... enfin bref) et trouvons sans encombre notre chemin vers Vierzon. On croise à un feu une Rolls. On tente de faire la photo des Royce et la Rolls, mais la circulation ne nous en laisse pas le temps.</p>
<br>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/el-royce/rockambolesk/el-royce-clermont.jpg" alt="El Roycemen on the road" class="bleu" width="400" height="352">
<br>

<p>Vu que le moteur à toujours le dernier mot sur l'autoradio et qu'on a épuisé tous les sujets que conversations, je lance mes petits camarades sur un jeu de colo, le <em>quart de singe</em>. <u>Rappel du jeu</u> : le premier joueur dit une lettre, les suivants en ajoute chacun une, le tout devant former un mot complet. Celui qui n'a pas suivi ou n'a pas compris le mot ou maîtrise mal l'orthographe perd et reçoit un quart de singe. Je vous raconte pas au début la créativité de notre petite troupe.<br><br>Tous les mots qui on fatalement commencé par B, I, T ou E, N, C ou S, O, D ou C, L, I, T ou V, A, G.<br><br>Quand le mot est arrivé à son terme, le joueur suivant perd et reçoit aussi un quart de singe. Vu qu'on était que quatre, y'a eu de belles stratégies pour faire perdre untel ou untel. Si l'on a reçu quatre quart de singe, on devient un singe et on est exclu de la partie. La seule façon de revenir dans le jeu, c'est de faire répondre à une question un des joueur restant et on lui pique un quart de singe pour repartir en selle. <cite>« Dites les gars c'est bien par là Vierzon ? »</cite> <cite>« Ouais »</cite> Bing, tu perds un quart de singe. Fatalement, quand il restait plus que deux joueurs en lice, la parano a gagné tout le monde, plus personne ne répondait à personne. Pas facile, de se diriger dans ces conditions. Par pragmatisme, on a stoppé le jeu et on a pu décidé où on allait s'arrêter pour bouffer. </p>

<p>Aux portes de l'Auvergne le ciel est bleu et l'air s'est réchauffé. On s'arrête à l'inévitable Aire des Volcans pour refaire le plein de mazout. Quinze euros de différence avec le plein de chez nous, y'en a qui s'emmerdent pas. A vue de nez on risque d'avoir un peu d'ail dans notre timming. Par délicatesse, on prévient le G.O. du festos: pas grave les balances n'ont pas encore commencé.<br><br>On débarque à Châtel-Guyon avec un retard entre 30 et 45 mn. La deuxième balance vient à peine de finir. On découvre les lieux. Le festival est situé derrière l'ancienne gare rénovée, donc pratiquement en pleine bourgade. La scène de bonne taille est en béton et constitue un théâtre de verdure permanent. Juste devant la scène, y'a une grosse haie, qui fait comme une barrière anti-crash naturelle.<br>Les ceusses qui voudrons monter sur scène pour faire du stage diving se retrouverons sûrement avec leurs fringues en haillons. On nous signale des problèmes d'alimentation électriques qui ont causé bien des déboires aux technos, d'où retard.<br>L'organisation a cru judicieux de mettre le catering et les backstages dans une pièce située à plus de 50 mètres de la scène, ce qui fait qu'il faut pratiquement recharger sa bagnole de la loge au plateau et vice versa.<br><br>Nous on aimerait autant laisser le camion à proximité. Quand arrive notre tour de soundcheck on nous demande de jouer sur une batterie commune. Ça tombe bien, on avait pas dans l'idée de se taper un max de manutention. Je demande au groupe d'avant si je peux utiliser son baffle Marshall, c'est ok. Au final, on a juste le stack basse a gérer, ma tête d'ampli, les instruments et un peu de matos de batterie. Une grosse partie reste sur scène, nous ça nous va.</p>
    
<p>La balance se passe au poil, à ceci près qu'un buzz d'origine électrique gicle dans les retours et que <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/steff-desideri.php">l'ami Steff</a> grille son émetteur HF. Le bougre est sacrement fumace et nous rejoue sa légendaire tête de Corse. Faut dire que l'appareil sortait de révision.<br>Le sondier nous promet de réviser ses câblages à l'heure de la graille et que ce soir il n'y paraîtra plus rien. Malheureusement pour Steff, aucun miracle ne viendra sauver son boîtier sans fil. Il est temps de dénicher une binouze et d'installer le stand de merch.</p>

<p>En regardant les lieux de plus près, on s'aperçoit que le bar est situé derrière la scène, ce qui n'est pas toujours très stratégique et les gogues sont à l'entrée du site, à plus de 100 mètres du plateau. Mais ça, nous ni pouvons rien. On tape la discute avec les gars de 2R qui sont bien sympas. La dernière balance achevée on peut passer à table.  C'est un genre buffet.<br>Chacun vient se servir et se barre de son côté avec son assiette, dans un style envolée de moineaux. C'est un peu dommage que le repas n'aît pas été un moment convivial pour faire connaissance avec les autres groupes. D'autant qu'ici, nous sommes les étrangers de service. Tous les autres groupes sont de la région. Notre petite troupe est la seule à s'asseoir à table (à proximité du buffet). J'ai pas très faim, je commence à être bien naze, la route me pèse sur la couenne. Notre repas pris, on nous fait visiter nos dortoirs, situés dans le même bâtiment, mais donnant sur l'autre côté. De retour on s'installe au stand merch, ce qui nous donne une vue imprenable sur les entrées et l'état de fréquentation. Y'a pas grand chose à voir. Par contre, ce qui est nettement plus rigolo, c'est de voir s'affairer deux gus débarqués d'un 4x4 avec des t-shirt « <em>sécurité</em> ».<br>Leur marotte c'est d'organiser le parking au cordeau.<br>En 15 minutes un balai de bagnoles s'active pour que tout soit nickel. Fatalement, comme je l'avais vu venir, notre camion de gitans semble indisposer ces messieurs. Le type qui a la tête de Castaldi Père se pointe et on est quitte pour déplacer notre bétaillère. Une fois tout ça bien rangé, la fête peut battre son plein. Sauf que là, question affluence, on peut pas dire que c'est le gros rush. Ce qui fait que les organisateurs repoussent l'heure des hostilités d'au moins une heure. Nous on s'en fout, on est là tranquille, détendus du gland. </p>


<p>Au bout d'un moment quand même, <em>The Clyde</em> ouvre le bal. C'est de la pop, plutôt bien foutue, qui n'est pas sans rappeler (un peu beaucoup) The Servant, notamment au niveau du chant. A la fin de leur set, y'a un petit moment de flottement. Vu que nous avions balancé avant eux, on pense que c'est à nous d'envoyer. Mais c'était pour des raisons de timing (étant les plus éloignés), c'est donc <em>The Divergents</em> qui montent sur scène. Avec un batteur âgé seulement de 15 ans qui envoie bien le bois, le trio délivre du rock grunge (très) influencé par Nirvana. A tel point, qu'on ne sait plus trop bien si se sont des compos ou des reprises. En tout cas, les gars se font bien plaisir. Tellement, qu'ils dépassent plus que très largement les 30 minutes allouées. Le son est vraiment pas mal. Mais question lights, c'est un peu lèger comme système, genre shadow in the dark. The Divergents finissent quand même par achever leur set et c'est à nous d'oeuvrer. On a du faire une grosse coupe dans la set list pour tenir dans le format imparti. C'est toujours difficile de développer notre truc avec un set aussi concis. Mais bon, après des heures de route, je vais pas me plaindre de ne jouer que 30 minutes.</p>

<p>Comme d'hab', on s'installe rapidos. Le sondier balance notre nouvelle intro, qui laisse un peu perplexe (de la cithare indienne top zen) et envoyez le bouzin ! Même tenu en laisse par un câble, notre Predator s'agite comme un beau diable. Sur scène ça manque cruellement de lights, ce qui n'est pas sans occasionner quelques petites approximations de positionnement sur nos manches (espérons pas trop quand même, puisque le concert a été enregistré en multi-pistes avec un Pro Tools - NDR : <em>à l'heure où j'écris nous n'avons toujours pas entendu le résultat</em>). Y'a une petite troupe qui s'agite sur ma droite (à jardin donc). Mis à part deux trois excités ça et là, le public (pas très nombreux en général, faut le dire) est plutôt du genre studieux : écoute dans le calme et applaudissements à la fin des morceaux. La hauteur de la scène, plus la haie de buisson, plus le manque de lumières, ne nous permet pas d'aller au devant du contact. On fait un bon show correct. Peut-être pas le show du siècle. En tout cas trop court pour s'en rendre compte. On débarrasse vite fait nos billes pour laisser la place à <em>2R</em>.</p>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/el-royce/rockambolesk/rockambolesk-royce.jpg" alt="El Rockambolesk Royce" class="bleu" width="400" height="306">


<p>Là, hors champs se trame la suite des événements. Comme on pouvait s'y attendre, la proximité des riverains et un dépassement d'horaire (en raison d'un départ trop tardif) produisent généralement un résultat connu d'avance : plainte du voisinage et arrivée de la maréchaussée pour stopper le festos. Comme s'il n'en fallait pas tant, quelques élus locaux présents, venus en chaperons se dédisent des autorisations accordées à nos Gentils Organisateurs. Suit alors une scène surréaliste où le GO en chef demande au sondier de prévenir les 2R qu'ils n'ont plus que 10 minutes à jouer. On assiste à quelques échanges de haut vol et finalement c'est via les retours que les 2R apprennent la nouvelle. On peut comprendre leur sérieux désappointement. L'asso aurait pu couper la poire en deux entre les deux groupes restant, mais a préféré laisser les plus beaux restes à la tête d'affiche de ce soir <em>The Kissinmas</em>. Pendant que les pauvres 2R exécutent leurs 3 morceaux de ce soir (c'est selon moi entre Neo Metal, Emo et Gothique avec un chant plutôt pop, mais rien est moins sûr vu qu'on a pas eu trop le temps de les entendre) ça s'active dans tous les sens. Evidemment, avec un backstage bien éloigné du plateau faut des bras pour rapatrier le matos des suivants (qui ne pensaient sûrement pas que leur tour arriverait si vite). 2R finissent leur set (?) avec beaucoup d'amertume et on peut les comprendre.</p>

<p>The Kissinmas peut venir clôturer la soirée. D'entrée de jeu, on sent que leur affaire est bien pro. Comme par enchantement, il y a enfin des lights sur scène. Le son est au millimètre poil. On sent les gars qui ont flairé la bonne hype, avec des dents très longues. Ils sont pas moins de 7 sur scène pour distiller leur électro punk proche de Radio 4 et consorts. C'est du rock pour dancefloor. C'est très bien exécuté, toujours entraînant, ça sent le hit à chaque coins, mais aussi le réchauffé. Peut-être que l'impression serait différente si c'était un groupe de Londres, Manchester ou NY. N'empêche, je n'accroche pas plus que ça. D'abord, parce que c'est l'un des rares groupes avec lequel nous avons eu aucun contact de toute la journée. Parce que ces types me font l'impression de vouloir tout et tout de suite (alors que d'autres n'ont eu que pas grand chose et bien plus tard, pourtant eux ne venaient pas juste de Clermont-Ferrand). Et puis bon, j'aime pas trop critiquer mes condisciples, mais l'attitude de leur chanteur sur scène est franchement too much. Si des poses de Mick Jagger avec la main sur la hanche en gigotant du fion, avec un sourire de winner, le tout dans un futal stretch blanc ça fait mouiller les minettes de 16 ans qui se trémoussent devant, pourquoi pas. C'est bon, j'en ai vu d'autres. Ce n'est pas ma conception du rock, c'est tout. Autant refaire Gloria Gaynor dans une boîte transformiste, au moins c'est plus drôle et surtout ça se prend pas au sérieux. Bref, mine de rien The Kissinmas font leur set (peut-être écourté mais pas non plus réduit à 10 minutes) et terminent sur un final totalement hystérique où les lumières balancent des strobos hypnotiques. Fin des festivités pour ce soir (le festival se poursuit le lendemain, espérons qu'ils aient eu plus de chance, faut toujours soutenir les jeunes assos qui se bougent, même avec quelques erreurs de jeunesse). </p>

<p>Le GO en chef convoque les groupes pour un debriefing, il a l'air passablement affecté. Tel un chien battu, les yeux rougis par la fatigue, il s'avance vers la petite vingtaine de zicos face à lui et lâche à répétition « je suis désolé ». Ça pourrait être théâtral, sauf qu'il ne joue pas. Il tente de fournir quelques explications tout en s'excusant. Je me sens vraiment mal pour lui. Après tout, tout ça n'est pas si grave, ce n'est que du divertissement. Notre très énervant chanteur des Kissinmas s'acharne à lui en remettre une couche, franchement faut pas déconner, ils ont pu faire un set correct d'au moins 30 minutes (comme quoi, l'impression qu'il donne sur scène c'est pas juste un rôle). Fin de la séance de torture. Heureusement, quelqu'un balance une vanne qui fait redescendre la pression et on peut tous passer encaisser la monnaie. A ce point là de la désorganisation, notre pauvre GO n'arrive même pas à mettre en place un verre de l'amitié final. </p>

<p>On se dit qu'il est tard, on émigre vers notre dortoir. Yann et moi dans une chambre. Predator et sa dame dans une autre. Les lits font comme une baignoire ou un hamac. Ça tombe bien, notre petite troupe a grand besoin d'une grosse sieste pour affronter encore et toujours les kilomètres du lendemain. </p>

<p>
<a href="http://www.rockambolesk.com" target="_blank">www.rockambolesk.com<br>
</a><a href="http://www.myspace.com/rockambolesk" target="_blank">www.myspace.com/rockambolesk</a></p>
 

<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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            <title>la gargouille</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/56-la-gargouille.html</link>
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            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:49:13 +0100</pubDate>
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        <div class="code_html"><h1>La Gargouille / Naoned (parfois un peu) Rock City ! </h1>

<p>
Bien avant le foie gras, la dinde fourrée aux marrons et les étrennes de Tatie Jacqueline, EL ROYCE invente le concept de Noël en novembre ! Faut dire, pour ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire, que nous aurions du déjà jouer à la <strong>TAVERNE DE LA GARGOUILLE</strong> en mai dernier, mais c'était sans compter sur un voisinage ombrageux et récalcitrant qui nous avait contraint à l'annulation pure et simple (CF. "<a href="http://el.royce.free.fr/el-royce-blog-banned-in-naoned.php">Banned In Naoned</a>"). Aussi, on était pas peu fier de venir prendre notre revanche quelques mois plus tard et envoyer le bois, même à l'heure où l'on sert la soupe dans les maisons de retraite...</p>
<p>A occasion spéciale, concert spécial, nous avions prévu quelques petites surprises pour les chanceux présents (certains sont restés à la porte, d'autres ne savent tout bonnement pas lire l'heure sur les flyers). Mais (dixit l'excellent Monsieur X tous les samedi à 13h20 sur France inter) n'allons pas trop vite !</p>
<p>Il pleut sur la gare de Nantes, Barbara ne chantera plus et par une alchimie météorologique propre à notre belle région, ça rince partout sur environ 100 km2.<br>Pour ceux qui ne sont pas du coin, faut savoir que le sympathique établissement dans lequel nous nous apprêtons à officier est situé dans le quartier Kervegan, rénové de frais, avec un très sympathique plateau piétonnier où les bagnoles sont désormais persona non grata. L'idée de trimballer notre matos sur plusieurs centaines de mètre (à la main et sous la flotte) a du mal à nous séduire.<br><br>Grâce à mon enseignement auprès d'Obi-Wan Kenobi, je dois user de tous les charmes de la force Jedi pour réussir à convaincre un préposé de la voirie de nous donner notre sésame. Craignant sûrement pour leur vie, ces charmants gardiens du temple opèrent désormais à distance et par le truchement d'un interphone. On arrive, j'appuie sur le bitonio, une charmante voix de ténor sous valium m'invective, je déballe mon bonniment de vendeur d'encyclopédies Universalis (en 15 volumes), temps de réflexion...<br> Bingo ! Un ticket sort du bazar et la bitte (le plot, quoi) s'escamote dans le sol. La voie est libre ! Pile poil, on gare la bétaillère devant la taverne.</p>

<p>Il est 17 heures, nous avons exactement 1 heure pour installer nos 2m3 de bordel sonore dans les 4m2 qui nous sont impartis et envoyer la sauce (les consignes sont claires et nettes : début 18h). Sachant qu'une machine à pression débite 25cl par godet et qu'il y a exactement 2 jambes par pantalons, calculez le volume en watts. A vos crayons, vous avez une heure avant que je ne ramasse les copies... Top chrono ! <br><br>
Comme vous pouvez l'imaginer, en grands professionnels du spectacle que nous sommes nous arrivons à mener rondement notre affaire et après quelques essais de son (fort - bah oui - mais pas agressif, grâce à la déco toute en bois du bar), nous sommes prêts à l'heure dite. Et comme on est pas chiens, ce soir on a décidé de choyer notre public chéri avec un premier set exclusivement composé de reprises (certaines d'ailleurs tout juste bossées de l'avant-veille, donc pardon aux auteurs pour parfois quelques petites approximations insignifiantes).</p>    
<p>Visez un peu le programme : on démarre avec "Live Wire" (ACDC) certes pris un peu mou du genou mais point trop (plutôt version studio), les connaisseurs apprécieront. On reste au pays des Kangourous avec "Remedy" (Rose Tattoo) chauve qui peut ! Changement de continent avec "Can't Stand Losing You" (The Police) et un break screamo au milieu de notre cru et de bon aloi. <br><br>
On enchaîne, toujours avec des rejetons d'Albion avec "Paint It Black" (Rolling Stones) réarrangé par nos soins. Bon là, faut être honnête le père Jagger, il a pas lésiné sur les textes, ni sur la formule alambiquée (sûrement usitée dans la poésie courtoise de l'ère victorienne). Malgré le soutien et les efforts de ma charmante répétitrice personnelle (qui m'a harcelé jusque dans le cinoche la veille avant le visionnage de l'inénarrable Borat), j'avoue que parfois j'ai un peu troqué la prose de Mick le Lippu contre du dessert lacté d'origine bulgare...<br><br>
On poursuit dans le style Canada Braille avec "Try Honesty" (Billy Talent) qui fait toujours son petit effet. Vient alors le tube de vos prochaines vacances "The Joker" (Steve Miller Band) à la sauce pop punk façon <a href="http://www.elroyce.com/el-royce-biographie.php" title="3 garçons dans le vent">EL ROYCE</a> et c'est le feu assuré. En guise de coup de grâce, on dégaine notre super atout, avec notre désormais célèbre medley wok'n'lol qui je le rappelle, enchaîne pendant près de quinze minutes et en tonalité de Mi, un florilège des grands standards de Rock qui on bercé la jeunesse dorée de près de la moitié de l'humanité (bah ouais, c'est pas rien).</p>
<p>Notre pot-pourri se compose comme suit : ça démarre tranquillou avec "Born To Be Wild" (Steppenwolf) façon stoner gavé au Lexomil. Paf ! Sans crier gare c'est "War Pigs" (Black Sab / Faith No More pour les plus jeunes) qui se trimballe. Chlop t'as rien vu venir ! C'est "Whole Lotta Love" (Led Zep) qui s'enchaîne avec "Wanna Be Your Dog" (Iggy Stooges). Bon déjà là, ami lecteur tu crois que y'en a plus ? Bah quand y'en a plus, y'en a encore. Puisque c'est "Let There Be Rock" (ACDC). Petit retour sur "Born To Be Wild" (joué cette fois, tambour - et c'est rien de le dire - battant). Break. Bordel. Fausse fin. Et ça repart avec "Ace of Spades" (de vous savez qui, sinon allez vous faire cuire un oeuf ou cherchez dans Google bandes d'ignares). Bordel. Vraie fin. Ouf ! Belote, re et dix de der !<br><br>
Autant dire qu'à ce moment là, ça chauffe salement dans la <strong>Gargouille</strong>. Les gaziers présents se tapent la bite sur le comptoir. Y sont comme l'équipe Festina avant le Tourmalet, totalement galvanisés par notre potion magique. C'est du miel mille fleurs qui s'écoule de leurs oreilles !      
On annonce une pause (normal t'as vu le programme ?). Finalement, Nico le charmant patron de céans vient nous voir, il préfère qu'il n'y ait pas de pause. Gasp ! Ah oui aussi, il nous reste 20 minutes. Re-gasp !  
On doit donc faire quelques coupes dans la suite de notre brillant programme, qui cette fois-ci n'est composé que de titres 100% <a href="http://el.royce.free.fr" title="trio punk rock nantais">EL ROYCE</a>. Faut bien vendre sa soupe, nan ? On se concentre sur <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/chroniques-articles-interviews-communiques.html" title="album punk rock">les titres du CD</a> plus quelques nouveautés. Tout le monde est bien dans le bain. Notre cru reçoit un très bon accueil. On fait un dernier titre en rappel, qui met tout le monde d'accord. Il est 19h30, extinction des feux. Soit près d'une heure avant l'heure prévue annoncée. Quelques retardataires en sont pour leurs frais.</p>

<p>Contrairement à d'habitude, on tape la discute devant quelques godets avant de démonter. Y'a même mon cousin Micka (sosie du bassiste de Van Halen quand il a la barbe, mais en plus beau) qui est venu me faire la surprise (décidément c'est le grand soir des surprises). L'ami Willy (Cash Stevens) fuit la taverne avant de tomber dans un traquenard. On vend quelques skeuds (marketing direct pas assez agressif selon certains conseils avisés). Pliage rapide et efficace.<br><br>
Comme Nico le taulier sait faire les choses bien, il nous a réservé une table à la crêperie "Mais Où Est Donc Bécassine" juste derrière. Mets délectables, grosse rigolade. On apprend que ça aurait pu s'appeler "la crêpe folle" mais trop connoté selon les proprios (tu m'étonnes). Dans les chiottes, je chope un petit périodique gratuit gay. Nos voisines de table bavent littéralement devant tous ces corps sculpturaux et huilés... désolé les filles, j'crois pas qu'ils mangent de ce pain là ! On repasse à la Gargouille pour dire bonsoir, c'est totalement bondé, on s'éclipse. Fin de soirée pour un dernier café chez Miss A-Nesspresso. Yann et Steff (malgré un solide mal de crâne) sont totalement déchaînés et décident de refaire la déco de l'appart' à grands coups de rouleaux de PQ ! Re-grosse rigolade. 3 heures du mat'. Retour dans nos pénates. Rangement du matos. Je m'écroule dans mon lit pour une nuit de sommeil réparateur (sans rire). C'était vraiment une très chouette soirée. Il est 4 heures. C'est beau la vie d'artiste.</p>
   <p>
<a href="http://bargargouille.free.fr/" target="_blank">http://bargargouille.free.fr/</a><br>
<a href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/" target="_blank">http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/rendezvousavecx/</a>
</p>
<p><a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/richard-verdon.html" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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        <item>
            <title>la crau</title>
            <link>http://www.el-royce.com/blog/richard/55-la-crau.html</link>
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            <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 22:47:55 +0100</pubDate>
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      <div class="structured_text_semantique_text">
        <div class="code_html"><h1>LIVE REPORT &gt; SUMMER TOUR / LA CRAU (TOULON) </h1>

 <p>[Sam 07 juillet 2007]/</p><p>
 
 </p><p class="bleu"><em>666</em> c'est le <em>Number Of The Beast</em>, le signe du Malin. Mais <em>777</em>, vous savez ce que c'est, vous ? A en croire nos amis screamo évangélistes de UNDEROTH ça aurait à voir avec le Petit Jésus. Va savoir. En tout cas, en ce premier jour de rush des grandes vacances, c'est sûrement pas le numéro d'appel d'urgence de Bison Futé ! Au moins nous étions prévenus? D'aucun pense que les rockeurs c'est feignasses et compagnie. Vous en connaissez beaucoup des types qui se lèvent à 8 heures, après s'être tapé la veille plus de 7 heures de camion, s'être dépensé sans compter sur scène et s'être couché tard dans des lits élastiques ? Bah oui, c'est nous ! Après quelques séances d'exhibitionnisme dans les couloirs, des concours de pets de bon aloi et une douche salvatrice, nous avons pris le chemin de la prod du <strong>festival ROCK'AMBOLESK</strong> pour aller remplir nos estomacs. Faut quand même préciser avant ça que, certes que nous avions pas mal de route encore à faire, mais notre réveil matinal a été en partie conditionné par le fait que <em>Madame Predator</em> met plus d'une heure à se pomponner le matin ? Pour compléter le tableau (c'est bon après j'arrête, sinon je vais avoir la gueule pendant 6 mois) notre charmant couple de tourtereaux a paré à toutes les éventualités en s'équipant de deux sacs de voyage d'environ 150 litres chacun, remplis ras la gueule (oui vous savez le genre de sac que votre mère vous refilait pour un mois de colo). Heureusement, qu'on fait pas des tournées de plusieurs mois ! En tout cas, avec mes deux jean's, j'suis comme un con, parce que la journée démarre chaudement et qu'en plus on va vers le sud. </p>

<p class="bleu">Le temps que le jeune de service aille nous chercher des croissants pains au chocolat tout chauds, on peut admirer le concours de jumping qui se tient juste là. C'est dingue comme chaque sport a son style de voix de speaker typique. T'imagines à l'école des speakers? Les types qui prennent l'option football, d'autres rugby (faut avoir l'accent du Sud Ouest sinon t'es recalé), d'autres tennis (voix feutrée, limite chuchotée) et d'autres comme ici, hippisme (c'est un peu le genre commissaire-priseur avec un mix d'oraison funèbre). On imagine la même avec un speaker de skate? genre. Tu peux aller farfouiller dans toutes les langues, y'a rien à dire, c'est toujours le même formatage. Un sport, une voix de speaker. C'est rectal. </p>
<p class="bleu">Il est à peu près 9h30 lorsqu'on décolle. Direction l'autoroute, Le Puy, St Etienne (on a pas vu Lavilliers). Jusque là tout va bien. En arrivant devant le Pays de la Quenelle, ça se gâte méchamment. Putain, ce bouchon vers Valence. Et puis après le big bouchon, on a le droit à l'accordéon. Genre tu roules pas trop mal un quart d'heure puis sans savoir pourquoi, tu fais du surplace pendant 20 minutes. C'est à ce moment là, que mes petits camarades ont voulu que je fasse mon Jean-Paul Belmondo. Depuis plusieurs kilomètres on se tirait la bourre avec une AX remplie à ras bord de donzelles en goguettes. Le concept que nous avons voulu développer c'est le Mc Drive Street Marketing. L'idée de base c'était que je sorte mon buste par la fenêtre côté passager et que je leur balance notre skeud, histoire de leur réchauffer le coeur pendant leurs vacances. Arrivés à leur hauteur, je décide sobrement de m'accouder à la fenêtre (je vais pas quand même pas risquer de me casser le cou pour de parfaites inconnues). De près, on s'aperçoit que le créateur n'a pas distribué les mêmes cartes à tout le monde. Et même, pour certaines il a carrément fait le radin. C'est sûr, y'en a qui n'auront pas la chance de recevoir les honneurs à la discothèque du <em>Lapin Tringleur à Palavas-les-Flots</em>. Je lance un «<cite> salut les filles, vous aimez le rwoak ?</cite> » Vises un peu ma gueule : mal rasé, le visage déconfit par la chaleur, dans un camion de gitans. La réponse est claire c'est « <cite>non</cite> ». J'aurai pu faire le vicelard en visant la petite grosse à l'arrière, mais ça aurait été un CD gâché. Je remballe ma camelote. Fin des jackasseries, il est temps de s'arrêter bouffer. C'est l'aire d'autoroute bien typique : bondée, chiottes dégueulasses et sandwiches hors de prix. C'est un peu l'auberge espagnole ici, t'as toute la CEE réunie sur un kilomètre carré. Le soleil est de plomb. On est bien loin de notre Bretagne. On repart et là, comme par enchantement, la circulation est dense mais fluide. On arrive sous des latitudes que j'ai jamais atteintes avec un groupe de rock. C'est vachement beau. Le ciel est azur. Même le chant des cigales fait concurrence à notre moulin diesel. Fatalement, on arrive à la grosse barrière de péage à Orange et là c'est l'épreuve ultime pour devenir moine bouddhiste zen. Patience, petit scarabée, patience. Y'a environ une bonne vingtaine de caisses et cinquante bagnoles par file à attendre. Il fait TRES chaud. La mauvaise foi et le sans gêne se mêlent au concert de klaxons.</p>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/peage.jpg" alt="le péage est l'ami du musicien" class="bleu" width="350" height="170">

<p>Au bout d'un certain temps on s'en sort. Mais avec tout ça, notre timing en a pris un sérieux coup. Au bout des péages (fort nombreux), on voit Marseille, la Méditerranée, les calanques, on en prend plein les mirettes. On arrive dans Toulon avec ses palmiers, totalement dépaysés. On tourne, on vire, on maudit Mappy et consorts. On inscrit GPS au gros marqueur noir sur notre liste du Père Noël. On questionne et finalement on se retrouve. A un feu, un jeune Rom se jette sur notre pare-brise. On dit que non, c'est pas la peine. Voyant notre pogo J5, il a peut-être cru qu'on était cousins? Sa besogne achevé, il pense pouvoir passer à la caisse. Bah non, que dalle. T'était prévenu, mec. Pas un rond, cigarettes nada ! De vrais charognards. J'y crois pas, on réussit à voler un voleur de poule. <em>Don't mess with the Old School Gitanos !</em></p>

<p class="bleu">Une demi-heure plus tard, on arrive enfin à <strong>LA CRAU (83)</strong> à la salle JP Maurric.</p>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/tarquin-p-troll.jpg" alt="affiche concert P-Troll par Tarquin" class="bleu" width="396" height="540">

<p>On est totalement rincés. Après avoir déchargé un peu de matos (pas mal de backline commun encore ce soir) Yann et moi, nous mettons en quête d'une douche. C'est glacé, mais on s'en fout. Ça nous remet sur pattes. Pendant ce temps, les <strong>PTROLLS</strong> font leur soundcheck. Le son est énorme ! Ce soir, ça va être la fête du watt ? D'autant qu'en plus de la "main stage", y'a une seconde scène où les jeunes gens dynamiques du <strong>THC</strong> (collectif <em>TOULON HARD CORE</em>) pourront s'y donner à coeur joie pendant les changements de plateau. Ça promet. On fait notre balance, no problemo ! Ça sonne terrible. J'ai jamais entendu sur scène la grosse caisse de Yann comme ça. Steff a retrouvé un sans fil grâce aux bons soins de nos camarades de PTROLLS (pour la petite histoire, le bassiste et le guitariste tiennent des magasins de zique sur Toulon, ça aide) et donc par voie de conséquence, il a aussi retrouvé le sourire. On installe le stand de merch et <strong>OIL CARTER</strong> fait le son. Je suis vraiment étonné que leur chanteur guitariste connaisse autant de vieux riffs dantesques, pour un mec aussi jeune. Qui s'intéresse encore à Ted Nugent ? Les THC boys font leur check et il est bientôt l'heure de passer à table. C'est convivial, bon enfant. On est bien Tintin ! On pourrait même s'imaginer qu'on est venu là juste pour passer des vacances. </p>

<p class="bleu">Vers 21h00, OIL CARTER ouvre le bal. Y'a pas mal de monde, même si cette grosse salle climatisée pourrait en contenir le triple. Rappelons pour les incrédules que les jeunes font là leur quatrième ou cinquième concert ensemble et qu'ils envoient du très très gros bois, dans une veine proche de Metallica, Machine Head ou Pantera. Outch !  Leur dernier accord à peine posé et c'est <strong>RIVAL SCHOOL</strong> ou <strong>COLDSIGHT</strong> (désolé les gars, mais dans l'histoire j'ai pas trop suivi qui était qui) qui s'y colle, avec leur riffs sévèrement burnés. Il est temps pour nous d'aller prendre nos marques sur scène. </p>
<p>Avec l'ami Yann, on échange des regards. Genre on se fait l'effet d'être l'incarnation vivante de l'expression "<em>être cueilli à froid</em>". Dans tout ce maelstrom Metal / Hard Core, j'ai l'impression d'être le mec venu chasser le rhinocéros avec un pistolet à eau. Soit la douceur ambiante, soit le chant des cigales, soit les heures de camion nous ont un peu ramolli la cervelle, mais le fait est qu'avec un peu de bon sens, nous aurions sûrement du revoir notre set list pour ce soir. Mais voilà, on est sur scène à quelques minutes du départ et c'est vraiment un peu tard pour y penser... Le sondier envoie notre intro de concert hindou new age zen et encore une fois c'est un peu la circonspection dans l'assistance. D'autant que ce soir, on est vraiment les étrangers de l'étape.</p>
<p>Un phénomène se produit dans la salle, y'a une grosse partie du public bras croisés, agglutinés autour de la console au milieu et devant au bord de scène, deux rangées de jeunes furieux qui pogotent et font du stage diving. Entre les deux un vide de près de 7 mètres. C'est un peu déconcertant. </p>

<a href="http://www.el-royce.com/albums/la-crau/royce.jpg" rel="lightbox[crau]" title="ROYCE"><img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/royce.jpg" alt="RichErd Royce" class="bleu" width="350" height="253"></a>

<img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/yann.jpg" alt="Yann @ La Crau" class="bleu" width="350" height="466">


<p>Steff est enragé comme un pittbull sous coke.</p>

<a href="http://www.el-royce.com/albums/la-crau/predator-royce.jpg" rel="lightbox[crau]" title="PREDATOR"><img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/predator-royce_v.jpg" alt="Steff Predator en furie @ La Crau" class="bleu" width="350" height="263"></a>

<a href="http://www.el-royce.com/albums/la-crau/predator.jpg" rel="lightbox[crau]" title="STEFF"><img src="http://www.el-royce.comalbums/la-crau/predator_v.jpg" alt="Steff en plein combo @ La Crau" class="bleu" width="350" height="263"></a>


<p>Quand même, faire 1200 bornes pour voir des gens te regarder comme s'ils étaient au zoo, moi ça me fout les boules et me coupe un peu les pattes. Comme si ce n'était pas assez, à force de faire le guignol avec ma guitare pour faire le show (poussé au cul par l'ami Predator) je fini par paumer ma sangle une première fois, puis quelques minutes plus tard c'est carrément l'attache de la sangle de ma guitare qui se fait la malle. La vis s'est carrément arrachée. J'ai HORREUR des petits problèmes techniques qui viennent me casser les couilles sur scène. Ça me rend vraiment dingue ! Je change de pelle. On tente d'aménager le set en direct live sur scène, mais on est aussi organisés qu'un carteron de vieux maréchaux français en train de se prendre une rouste par l'armée prussienne. On finit vaille que vaille, malgré tout, sous les applaudissements. Au sortir de scène je suis légèrement désapointé par le déroulement de notre set. On rate le show du deuxième groupe du THC. Je rejoins la salle par les extérieurs pour voir nos amis de PTROLLS et là on tombe dans la rubrique faits divers. Y'a un jeune par terre en train de faire des convulsions, la police municipale débarque et les pompiers suivent quelques temps après. Ils sont vraiment cool les condés d'ici. La porte de sécurité de la salle est grande ouverte, ça braille du gros son partout aux alentours. Y'a des habitations à dix mètres, les gens dorment les fenêtres ouvertes et personne ne dit rien ! C'est pas partout qu'on verrait ça...</p>

<p>Pendant ce temps les PTROLLS mettent le feu sur scène. Leur gros rock sur-vitaminé rend la foule hystérique. Ils finissent par "<em>Overkill</em>" (de Papy Lemmy) et "<em>Raymond le Démon</em>" leur tube grind core débilo-surréaliste . Fin de la soirée. C'était vraiment une belle fête. On remballe nos billes. On multiplie les photos souvenirs et on se dirige vers la maisonnée d'Eric le batteur des PTROLLS, qui a la gentillesse d'héberger notre crew ce soir. </p>

<p>On se réveille le lendemain dans la charmante maison provençale de nos hôtes, en plein coeur du pays des olives à Puget. Comment décrire cette fabuleuse bourgade ? On dirait une pub pour une édition intégrale de Marcel Pagnol. Ça sent méchament les vacances et la douceur de vivre par ici. Pourtant le réveil ne se passe pas forcémment bien pour tout le monde... Madame Predator a oublié pendant son sommeil que nous logions dans une sous-pente. Elle essaye de se lever en catimini et son crâne fait <cite>bing</cite> contre la poutre ancestrale en chêne massif. S'en suit un échange à voix feutrée entre nos deux tourtereaux qui pour le coup, tourne au vieux couple. Yann et moi, à moitié réveillés, on rit sous cape. On finit par être complètement mis debout par la progéniture d'Eric et on descend pour un petit dej' gargantuesque sous la tonnelle, accompagnés par le chant des cigales. J'essaies de dealer un short auprès de mes petits camarades, mais c'est soit sale ou en train d'être porté. Pas grave, je traîne avec mon calebard Dim en satin violet et mes godillots de charpentier. Ce qui me donne comme un petit air de vieux catcheur mexicain. On se gausse, mais je fais fi des railleries. On passe au déjeuner. On est presque gênés d'être aussi bien accueillis. On poursuit notre après-midi à feignanter sous la tonnelle. Eric nous montre sa collec de Goldorak et ses planches originales de <strong>Tarquin</strong> (ouais, le mec qui dessine <em>Lanfeust</em> et <em>Trolls de Troy</em> est un pote de fac d'Eric, c'est même lui qui dessine les pochettes des PTROLLS, d'où aussi le nom et l'univers particulier du groupe, CQFD). On resterait bien ici tout l'été, mais il temps de prendre congé et de remercier chaleureusement Eric et Nicole pour leur fabuleux accueil. Il est 19h et on prend le chemin du retour vers Nantes. Du job de vacanciers, on va passer à celui de camionneurs...</p>

<p>En longeant le bassin méditerranéen le temps semble tourner. On s'arrête bouffer à Montpel DC, il fait lourd et l'air est étouffant. Dans les rangs, la fatigue se fait ressentir. L'ambiance est au chambrage, je suis pas forcément d'humeur (donc mes petits camarades en remettent une couche). Yann prend les commandes, je passe au poste de co-pilote. J'ai le droit à tous ses souvenirs de bidasserie en outre-mer. Ses fabuleux voyages en Thaïlande, Nouvelle-Zélande ou Japon. Comment sa batterie avec laquelle il joue actuellement, de fabriquée en Allemagne puis importée aux US, a attéri à Nouméa pour finalement arriver un jour à Nantes. Je vous rappelle que le jeu tout au long de notre périple a été comme d'habitude, d'essayer de soudoyer de braves péagistes pour obtenir le prix le plus bas (comme notre camion fait un tout petit peu plus de deux mètres, on peut parfois espérer passer en catégorie 1, comme la bagnole de Monsieur Toulemonde et réaliser au passage une économie de 30%). La technique est passablement la même : sourire Colgate, "<cite>bonjour</cite>" chaleureux et regard de chien battu à la Hugh Grant . Ne pas oublier la petite touche d'humour en demandant le "<cite>tarif étudiant</cite>". Des fois ça marche (souvent sur les petites factures). Des fois on l'a dans l'os (généralement sur les notes bien salées). Il est plus de 2 heures du mat, on roule vers Toulouse et nous voilà devant une nouvelle barrière de péage (une de plus). Le truc c'est de savoir flairer le petit bonhomme dans la petite boîte. Genre la vieille acariâtre qu'a une tête de bonne soeur, tu laisses tomber, d'avance c'est mort. Là, on tombe une charmante étudiante. Yann lui déballe notre boniment habituel. La mignonne nous sourit. Lui, prend ça pour une rebuffade (faut savoir que parfois y'en a qu'on fait bien marrer, mais qui nous colle le tarif mamouth quand même). Il en rajoute une couche, il lui sort tout le mojo du bellâtre. La fille soupire, le coupe "<cite>vous cassez pas, de toute façon j'vous ai déjà mis en catégorie 1</cite>". Putain, la veste qu'il vient de se prendre ! On se marre. On s'en fout, on a réussi le challenge. </p>

<p>Les kilomètres et les heures s'étalent. Plus on remonte, plus ça caille. Et dire que hier à 2 heures du mat, on traînait en t-shirt. On nage en plein jet lag. Vers Montaigu, on fait un dernier plein de fioul. On prend un petit dej. On a des gueules de zombies. Steff prend le volant avec un gros challenge : avoir le tarif mini à notre dernier péage. Dans le cul lulu, on doit sortir les gros biftons. On a même le droit de se taper les embouteillages matinaux du periph nantais . Il est presque 9 heures quand on arrive à notre point de départ. Avec plus qu'une seule envie en tête : retrouver notre lit douillet.         </p>

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www.myspace.com/powertroll <br>
www.myspace.com/oilcarter <br>
www.myspace.com/thecoldsight <br>
www.myspace.com/rivalschoolhardcore  <br></p>

<p>Signé : <a href="http://www.el-royce.com/blog/richard/richard-verdon.php" title="guitariste chanteur el royce">Le Royce</a></div>
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